Fil vert du 8 juin 2017

C’est à Strasbourg, métropole verte, que le congrès de la FHP-MCO/SSR/PSY se déroule aujourd’hui et demain. Développement durable : l’hospitalisation privée aussi est sur la bonne voie !

Les initiatives


Un nouvel essor

Clinique de Villeneuve d’Ascq (MCO-SSR), Villeneuve d’Ascq (59) 

Pionnier de la première heure, et après 10 ans de travail sur les déchets, les énergies, les fluides, les achats, le comité de développement durable de la Clinique de Villeneuve d’Ascq redéploie une nouvelle politique RSE, ambitieuse et tournée vers le bien-être. « En 10 ans, la notion de développement durable s’estompait un peu, l’intérêt des équipes baissait, il fallait nous redynamiser », explique Ludovic Dejans, directeur technique en charge de la commission du développement durable. Et voilà que le comité lance le projet de mise en place d’un grand potager pour le service de rééducation nutritionnelle ! Par ailleurs, les équipes travaillent cette année sur les perturbateurs endocriniens et les nuisances sonores, et afin de favoriser le bien-être, réfléchissent à l’installation de capteurs d’ambiance, des petits boîtiers qui permettent de mesurer le bruit, le taux d’humidité, la qualité de l’air, les odeurs, les composés organiques volatiles, les vibrations. Aux mêmes fins, l’aromathérapie est également une piste sérieusement explorée. « Améliorer l’ambiance permettra certainement de dépressuriser un peu les métiers du soin qui sont devenus très contraignants, tout en améliorant le vécu des patients », conclut-il.

 Haro sur les déchets

Clinique Supervaltech (SSR), Saint Estève (66)

La gestion des déchets – 14 filières de déchets déjà opérationnelles – est un des points saillants du travail de renouvellement de l’enregistrement EMAS, une démarche stratégique et structurante choisie par l’établissement. La clinique a identifié des prestataires locaux, tant pour recycler le papier ou encore les piles ou les DEEE par une entreprise à vocation sociale, que pour compacter le carton et le revendre en balles. Surtout, la clinique a diminué de 25 % ses DASRI. « Il faut savoir ouvrir les poubelles et s’auditer. Nous avons travaillé avec les hygiénistes et le CLIN pour ajuster les mesures de précaution à l’état du patient. Sur les isolements simples, on ne met de sur-blouses et sur-chaussures que dans certains cas, sinon les précautions standard suffisent. Aussi essentiel, les hygiénistes sont experts pour savoir où placer les poubelles au bon endroit », déclare Grégory Dancoisne, responsable qualité. Le prochain grand chantier est celui de diminuer les 20 tonnes de biodéchets, issus des 230 repas servis quotidiennement. « Nous souhaiterions peser les biodéchets sur une ou deux semaines pour connaître précisément notre production. Nous envisageons aussi l’achat d’un déshydrateur ou un écodigesteur avec enzymes, qui ne produit pas de vapeur d’eau, consomme très peu d’électricité, et qui, de plus, produit des engrais pour nos espaces verts. » Le 31 mai, les cuisiniers ont servi un repas composé uniquement de fruits, légumes et viande locaux que les patients et familles ont pu déguster gratuitement par ailleurs, sur les stands tenus par les producteurs. « Avec nos actions, nous restons modestes mais allons au bout des choses. »

Planter pour mieux guérir

Clinique de Montberon (PSY), Montberon (31)

La Clinique de Montberon est une clinique psychiatrique engagée au long cours dans une démarche RSE et fait partie des quelques établissements de soins qui produisent de l’électricité. Les équipes mènent depuis des années une réflexion de fond sur le volet énergie, mais aussi sur la construction, le tri sélectif des déchets et les achats, qui ont demandé des changements de pratiques en interne mais aussi auprès des fournisseurs. Côté social, la clinique prend soin de ses patients mais aussi de ses salariés. Bénéficiant d’un cadre exceptionnel au nord-est de Toulouse, les patients, souvent en séjour de moyenne durée, peuvent se changer les idées en s’adonnant à la botanique dans la serre thérapeutique de la clinique. Surveiller au quotidien la croissance des semis et ramener une plante à la maison contribue positivement au bien-être de la personne et à sa guérison. Et tout au long de la semaine européenne du développement durable 2017, le comité DD organise pour les personnels de l’établissement deux heures par jour, un atelier de fabrication de produits cosmétiques et d’entretien à partir d’ingrédients naturels… et passer ainsi de la théorie à la pratique, aussi à la maison.

Le dossier

ROOM 2525®, la chambre patient du futur

Outre-Rhin, à quelques encablures du congrès FHP-MCO/SSR/PSY qui se tient à Strasbourg jusqu’à demain, le groupe de cliniques privées allemand Asklepios s’illustre au travers de ses nombreuses initiatives et innovations en développement durable. Plus de deux années de recherche et de développement ont été nécessaires aux professionnels de soin, ingénieurs, chercheurs et à plus de 20 industriels, partenaires de son programme de développement durable Green Hospital, pour créer Room 2525®, la chambre patient du futur. Avant-gardiste dans sa conception et son agencement, truffée d’innovations techniques, hyper connectée, cette chambre est testée en live depuis le printemps 2016 à la clinique Saint Wolfgang à Bad Griesbach en Bavière du Sud. Les innovations découlant du programme Green Hospital sont ensuite reproduites dans d’autres établissements du groupe.

La chambre combine un design moderne et élégant, des matériaux de grande qualité, un concept de lumière intelligent et un système acoustique étudié. L’ensemble confère une impression de bien-être et d’espace ouvert et sans handicap pour le patient. La salle de bain conçue pour la délivrance du soin et respectant les règles d’hygiène hospitalière ressemble davantage à celle chaleureuse d’un hôtel. Interconnectée, la chambre 2525® permet d’intégrer les notebooks, tablettes et smartphones dans la communication et le soin au quotidien mais offre surtout de nouvelles possibilités d’intégration du télémonitoring et de la télémédecine. Des technologies intelligentes permettent au patient de contrôler la lumière, la climatisation et de communiquer plus facilement, améliorant ainsi son séjour à la clinique. « Durant leur séjour à l’hôpital, les patients veulent être pris en charge dans un environnement professionnel et compétent, qui prend en compte leur bien-être physique et psychique. Le confort, la sécurité, la préservation de l’intimité, les services hôteliers deviennent de plus en plus importants », explique le Dr Wolfgang Sittel, directeur du département construction et architecture au sein du groupe Asklepios.

Le groupe Asklepios en chiffres :
2e groupe de cliniques privées allemand
150 établissements
2,2 millions de patients
45 000 salariés