Trois questions à Yves Attuel

Yves Attuel, Directeur du pôle santé de cosne-sur-loire á cosne-sur-loire (58)


Récemment quelle est votre plus belle réussite?
J’ai été responsable d’un centre de traitement du cancer pendant 5 ans et le milieu de la cancérologie a été pour moi une vraie découverte. Dans le cadre du premier Plan Cancer du début des années 2000, nous avons mis en place un accompagnement individualisé des patients, un réseau dit « de soins de supports » faisant appel à différents professionnels : psychologue, assistant (e) social (e), nutritionniste, en fonction de la demande des patients. L’ensemble de ces dispositifs avait pour but de permettre au patient d’appréhender de la meilleure façon possible le choc de l’annonce d’un cancer et tous les changements et difficultés s’y rattachant, comme l’isolement. Cela a aussi permis d’humaniser davantage le rapport soignant-patient. Pour moi, en qualité de directeur d’établissement, participer activement à l’amélioration de la qualité de vie de nos patients a été un vrai motif de satisfaction. 

Quel est votre échec le plus cuisant ?
J’ai bien évidemment connu des situations difficiles dans ma vie professionnelle, mais pas véritablement des échecs. Un échec est un constat définitif sur une situation donnée, et je ne me suis jamais retrouvé dans une situation telle, qu’aucune solution ne puisse être trouvée. Bien évidemment, des difficultés de dialogue social, naissant de l’impossibilité à instaurer des échanges autour desquels chacune des parties puisse trouver son compte sont toujours pour nous, directeurs, des situations difficiles.

Quelle est la question d’actualité qui vous interpelle ?
Notre actualité concerne le rapprochement de l’hôpital avec notre clinique, projet initié de longue date par les tutelles, qui donnera naissance au Pôle de Santé de Côsne-sur-Loire au second semestre 2011. Le projet a une particularité : ce sera l’hôpital qui intégrera les murs de la clinique. Les travaux de restructuration de l’établissement seront pris en charge par notre groupe pour donner naissance à un établissement proposant une offre de soins complète pour un bassin d’environ 70 000 habitants. Chacune des entités conservera le statut qui lui est propre et certaines unités fonctionnelles comme la restauration et le scanner seront communes (GHS ou GIE). Ce projet de coopération public/privé montre bien qu’il est parfois nécessaire d’unir les différents acteurs de santé sur un territoire, dans un but d’efficience, d’économies et pour pérenniser l’offre de soins.

 

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