Trois questions à Gilles Vallade

Gilles vallade, Directeur général de Clinique Convert à Bourg en Bresse (01), groupe Générale de Santé

Récemment quelle est votre plus belle réussite?
Ma plus belle expérience concerne la création de l’unité de cardiologie interventionnelle au sein de la Clinique Convert. Ce projet a la particularité, sous l’impulsion de l’ARH, d’avoir été mis en place en coopération avec l’hôpital dans le cadre d’un GCS. C’est un projet qui a été porté par nos médecins dès 2008 et pour lequel nous sommes en train d’acquérir notre vitesse de croisière. Nous sommes très fiers d’avoir pu accueillir dans notre unité de cardiologie interventionnelle près de 1050 patients en 2010 et effectuer 475 dilatations coronaires. L’ultime étape de ce projet sera l’ouverture d’une unité de soins intensifs cardiologiques fin 2011. La clinique Convert a acquis une vraie compétence en cardiologie et affiche, avec 2%, le taux de mortalité le plus bas de la région Rhône-Alpes. Nous pensons ainsi offrir de meilleures chances à nos patients qui étaient auparavant transférés au centre de Lyon.

Quel est votre plus grand regret ?

Je regrette que notre partenaire, le Centre Hospitalier, n’ait pu aller aussi vite que nous dans la réalisation de ce projet de coopération. Aucune équipe de cardiologues de l’hôpital n’a jamais vraiment été disponible pour coopérer dans la phase de développement. Cette situation est en partie liée aux difficultés de recrutement qui nous touchent aussi en Rhône-Alpes et qui ne sont pas spécifiques au seul secteur privé. Ces pénuries de spécialistes nous obligent à élargir régulièrement notre aire de recrutement jusqu’à la Belgique et l’Italie. 

Quelle est la question d’actualité qui vous interpelle ?
A l’approche du 1er mars, la question qui m’interpelle est celle de nos tarifs qui suivent une tendance lourde à la baisse, en lien avec les déficits récurrents des finances publiques. Le secteur privé est par ailleurs soumis à une concurrence de plus en plus forte de l’hôpital qui bénéficie de tarifs supérieurs. Je compare souvent notre secteur à celui de la métallurgie nécessitant des investissements lourds et une main-d’oeuvre importante. A défaut de devenir une «industrie sinistrée», nous devons poursuivre le développement de nos activités tout en exerçant une vigilance accrue sur la gestion de nos moyens. Il est impératif pour chacun de nos établissements de devenir un acteur incontournable au service des patients de son territoire.

 

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