Les chat politiques de la FHP-MCO

Une heure en direct avec le député-médecin Elie ABOUD
Le 1er « chat » politique de la FHP-MCO aura lieu le mardi 22 février 2011 de 17h à 18h


Nous vous invitons à poser vos questions à notre premier invité politique, en direct, sur le site internet de la FHP-MCO (www.fhp-mco.fr). C’est un nouveau rdv que nous vous proposerons régulièrement. Accroître le niveau de connaissance des décideurs en santé sur les enjeux de l’hospitalisation privée, en macro mais également en micro-économie, améliorer les échanges et favoriser la compréhension de chacun sont les buts de ces rencontres virtuelles grâce au « chat » en ligne.

Concrètement : Elie ABOUD est dans les bureaux du syndicat et répond en live via notre plateforme « chat » aux questions que vous posterez en direct (sans mot de passe) ou préalablement envoyées à l’adresse : fhp-mco@fhp.fr. Nous sommes ensemble virtuellement pendant une heure.

Se connecter mardi 22 février entre 17h et 18h sur la page « Les mardis politiques » de notre site (cliquez ici).

Nous vous espérons nombreux à dialoguer, sans langue de bois, avec notre premier invité le 22 février à 17h. Elie ABOUD est cardiologue, membre de la commission des affaires sociales et investi dans les questions de santé.

 

Restant à votre écoute,

Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO

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  1. Que pensez-vous de l’utilisation excessive de la commission de déontologie par la FHF pour empêcher les médecins hospitaliers d’exercer dans les établissements privés, pourquoi la loi HPST n’a t-elle pas prévu la mobilité de ces praticiens vers le secteur privé alors qu’elle est prévue dans l’autre sens ?
    les MIGAC sont attribués de façon quasi exclusive au secteur public et représentent le chiffre d’affaires du secteur privé MCO au moment où l’on parle de convergence entre les 2 secteurs; cette situation vous parait-elle choquante?
    D’autre part, il y a des directeurs d’hôpitaux dans toutes les administrations de tutelles et aucun issu du secteur privé, qu’en pensez vous?

  2. Quand on empêche le privé de faire certaines activités, trouvez-vous normal qu’ensuite on vilipende ce dernier au motif qu’il ne fait pas les dites activités ? Les urgences, la recherche, la neurochirurgie, les greffes…

    1. Il est urgent aujourd’hui de sortir du dogme public les activités de soin qui se déroulent aussi bien dans le privé que dans le public et je fais partie des parlementaires qui encouragent le GCS et LG le sait, j’ai un exemple concret chez moi et je crois bcp à l’avenir de ce genre de structure pour apporter une flexibilité et une adaptibilité dans le monde des soins. Et d’aileurs dans le rapport que j’ai préparé à Roselyne Bachelot,j’ai bien précisé qu’un praticien doit et peut aussi bien faire un soin dans le public que dans le privé et qu’on arrête aujourd’hui cette situation d’intégriste quand je vois dans ma ville certains patients faire une centaine de kilomètres envoyés par un hôpital public vers un autre hôpital public pour une autre spécialité, alors que dans la même ville nous avons les mêmes spécialités dans le privé il faut que l’on se pose comme question : l’intérêt de notre mission est l’intérêt de notre patient.

  3. Les accords avec les Tutelles faisaient que jusqu’à l’avènement de l’ARS Aquitaine, l’autorisation du premier équipement lourd était pour l’hôpital « public » et le deuxième pour la clinique »privée ».
    Pour la même fausse raison que le deuxième appareil d’IRM a été attribué à l’hôpital déjà doté, il a été refusé au privé.
    Le rapporteur mentionne une absence d’accord entre privé et public alors que depuis plus de 6 ans les radiologues du privé participent au fonctionnement du premier IRM installé à l’hôpital… dans le cadre d’une convention en bonne et due forme.

    Question : la transformation des établissements de soins privés en « sous établissements » est-elle programmée au moyen de la suppression ou de la non dotation de leur plateau technique ?

    1. je pense Monsieur le Président que ma réponse je l’ai déjà apportée toute à l’heure. Entre 2008 et 2010 nous avons 80% d’augmentation de GCS. Vous n’êtes pas un sous établissement. Deux chefs de clinique assistants sur 10 à La sortie des CHU, sur des chiffres de 2009, ont tendance à choisir une structure privée plutôt que publique, c’est à dire que les cliniques privées malgré les difficultés financières gardent une attractivité majeure pour les jeunes médecins.

  4. Trouvez-vous normal d’avoir un numerus clausus aussi strict et d’engager des médecins étrangers dans nos hôpitaux ? Un accès plus facile aux études médicales serait peut-être une réponse à la désertification de certaines zones géographiques .Qu’en pensez vous ?

    1. Il est vrai qu’il y a un problème de démographie médicale en France, un problème de démographie qualitative dans les structures sanitaires. À l’époque, on avait des théoriciens de l’administration sanitaire qui nous disaient que pour faire des économies il faut moins de diplomés, moins de médecins, ce qui veut dire moins de prescriptions. Mes collègues psychiatres me disent parler vrai sur une base qui est fausse et tout devient faut par la suite. C’est pour cela que depuis 3 ans nous avons augmenté le numerus clausus mais cela n’est pas suffisant car nous avons un véritable problème nous législateurs à régler. Aujourd’hui 65% de la sortie PCEM1 est une population feminine, Aujourd’hui, 40 % des diplomés sortis (internat, médecine générale) femmes n’exerceront jamais. Pourquoi ? au départ on a ce turnover d’urgences qui est en train de fagociter ces jeunes diplomés. Avec 3,5 jours d’astreinte dans une structure publique ou privée on a le même pouvoir d’achat qu’un med. généraliste. Une phrase : il faut que le législateur trouve une solution rapide 1. Augmenter le nb d’admissions et 2. réfléchir (je ne suis pas dans le politiquement correct) sur un mode d’incitation actif pour les jeunes med à s’installer dans le privé.

  5. Comment doit-on comprendre la longue liste des différences de traitements, financier,distribution des autorisations……….entre le public et le privé à l’heure où l’on ne parle que d’equité?

    1. Il est évident que je fais partie des parlementaires qui ont le plus parlé de convergence. J’ai envie de dire que la convergence est en marche étape après étape. Il ne faut pas dire que la convergence a été égale au tarif unique. Il ne faut pas tomber dans les clichés : en 2010 on a fait 150 Millions d’euros d’économie, c’est un chiffre qui parle mais je reste un vrai combattant pour la convergence tarifaire. D’ailleurs j’ai posé une question à Roselyne Bachelot.
      Je voudrais compléter les quelques questions, la télémédecine : moi j’ai apporté un amendement à la loi HPST sur la télémédecine et je suis convaincu que la téléphéno-médecine est différent cela fait longtemps que cela existe. Un patient qui rentre à la clinique à Pezenas et qui a un scanner un peu douteux. Cette clinique peut rentrer en contact avec un spécialiste du public ou du privé. Et que ce soit l’établissement émetteur ou récepteur, la CPAM reconnaît l’acte et reconnaît le tarif et pour moi c’est un moyen exceptionnel d’absence, de transparence entre le système privé ou public.

  6. Bonjour,

    nous avons un projet de partenariat avec le centre hospitalier d’Orange depuis trop de temps.
    Le projet médical a été validé par les 2 CME.
    Le projet architecturale et technique également (avis favorable de la DDE et la commission de sécurité et j’en passe)

    Ce projet a pour but de mutualiser les moyens (blocs opératoires / pharmacie / soins continus / stérilisation/ blanchisserie…).
    Le gain pour la société de cette mutualisation est conséquent.
    Le centre hospitalier et la clinique sont très favorables à ce projet.

    Ce projet nécessite une subvention de 7 millions d’euros pour la clinique. Ce dossier n’a pas été validé lors de la première fenêtre « hôpital 2012 » et nous sommes en attente de la deuxième fenêtre depuis trop de temps.
    D’autres options stratégiques (contraires au projet initial)devront être prises car nous sommes dans une situation de blocage total.
    L’ARS soutient également pleinement ce dossier mais n’a pas de marge de manœuvre également.
    Que faire face à une telle situation?
    Cette solution répond parfaitement aux orientations régionales sanitaires,à la loi HPST…mais impossible de réaliser concrètement ce projet, qui présente un retour sur investissement considérable pour l’ensemble des acteurs (établissement de santé public / privé / ARS / assurance maladie).

    « La santé n’a pas de prix mais elle a un coût » : une solution pérenne est proposée par les 2 acteurs de santé.
    Cette solution a mobilisé énormément de ressources et elle a fait l’objet de plus d’une centaine de réunions depuis 2006.

    Sofien KHACHREMI
    Directeur clinique du Parc – clinique de Provence
    06 19 88 68 14

  7. pourquoi avez vous organisé le transfert des médecins libéraux vers l’hopital tout en empechant les praticiens hospitaliers d’aller exercer en libérale en réactivant la commission de déontologie de façon abusive.

  8. hormis les problemes tarifaires pour lesquels notre fédération guerroie vigoureusement se pose le problème de l’arbitraire des decisions d’autorisations d’activité ,soumettant a autorisation subitement une discipline(ex rythmologie interventionelle cardiologique)la saucissonant afin de privilégier le secteur public(ablations et non pose de pace-makers ),decidant unilatéralement des implantations autorisées par des objectifs régionaux et ce,uniquement apres aval d’une conférence de territoire majoritairement publique Ces objectifs quantifiés régionaux ne pourrait il beneficier de l’aval préalable ou d ‘un process permettant une consultation préalable de nos représentants parlementaires régionaux ?

    1. Dans les MIGAC, l’esprit de la t2A n’est pas menacé. Les MIGAC ont connu une croissance soutenue ces derniers années mais en fait la masse financière est bien moins importante que la masse tarifaire. J’ai envie de dire qu’il faut relativiser et comparer ce qui est comparable. Les MIGAC, c’est lié à l’augmentation de certaines activités et je pense à la permanence des soins hospitaliers, à des patients en situation de précarité, à des internes, il est plus pertinent de le financer par ce biais qu’à travers des tarifs.

  9. Pourquoi revenir sans cesse sur le projet de création de maisons de la naissance? En effet, n’y aurait-il deux poids deux mesures en matière de sécurité?
    On aurait d’un côté des maternités devant respecter des obligations de fonctionnement, de seuils, de qualification des médecins … que l’on pourrait qualifier de contraignantes et de l’autre côté, on aurait des structures qui échapperaient à toutes ces contraintes ! Bien sûr, ces structures «allégées» ne prendraient en charge que les accouchements estampillés «sans risque», mais qui est en mesure d’annoncer l’absence de risque à priori et à 100%… !…

    1. chère Madame BELTRAN, on ne peut pas d’un côté fermer des cliniques privées au nom d’une sécurité sanitaire quand il n’y a pas bcp d’accouchements et de l’autre côté parler de maisons de naissance. C’est un non sens et j’ai voté contre.

  10. Récemment, un sondage effectué par la FHP-MCO auprès de ses adhérents sur la confiance apportée au gouvernement actuel a montré que 80% des établissements privés ne faisaient plus ou pas confiance aux différentes instances gouvernementales. Ce sondage a été effectué auprès de 700 établissements MCO. Comment expliquez-vous cet état préoccupant ?

    1. Monsieur le président, j’ai deux réponses à votre question. A la la première soit vous êtes un peu injuste avec ma formation politique, dans le sens que vos difficultés financières que je respecte, font un peu l’amalgame et la confusion avec tout ça. Et ma deuxième réponse : on a pas su communiquer, nous majorité, autour d’un principe qui anime l’esprit de chaque parlementaire de mon groupe qui est le respect de l’hospitalisation privée. Avant D’être parlementaire, je pensais que les choses iraient plus facilement, ce combat est extrêmement complexe avec l’archaisme syndical public. Mais je vous laisse imaginer ce sondage et la réalité des choses si la majorité devait perdre le pouvoir ! Vous avez regarder de près les propositions de lois qui sortent de temps en temps dans le groupe SRC ou GDR vous traîtant, vous professionel de santé, de profiteur et de marchnds de soins.

    1. Les référentiels sont là pour guider les établissements de santé et leurs démarches dans la pertinence des actes. Ils sont même indispensables si la pertinence des actes est opposable et donne lieu à des contrôles et des sanctions, mais l’absence de réferentiel ne doit pas pour autant constituer un pretexte pour ne pa s’engager dans une démarche d’amélioration de la pertinance des actes. Moi, en tant que médecin, certaines améliorations relèvent plus du bon sens que de l’existence d’un référentiel.

  11. Monsieur le Député. Vous avez voté un ONDAM à 2,9 %. On nous annonce la semaine prochaine une stagnation voire une baisse de tarif. N’êtes-vous pas frustré, en tant que parlementaire, de penser nous octroyer une augmentation alors qu’in fine nous n’aurons pas de hausse de tarif.

    1. Monsieur le Président, je comprends cette frustration, il est vrai que le législateur reste dans une approche financière globale qui comprend les tarifs et le volume des soins et on ne peut pas concrètement faire une différence entre les deux, sinon on rentre dans une escalade de dépenses non métrisables et non métrisées.

  12. Touvez vous normal que le 22 février les établissements de santé privé ne soient toujours pas en possession des éléments qui leur permettront de tarifer les séjours pour les patients qui entreront à compter du 1er mars ?

  13. Comment explique-vous que les 3-4% d’évolution des dépenses d’assurance maladie votés chaque année par le parlement se traduisent depuis 3 ans par 0% d’augmentation des tarifs des séjours ?

  14. notre pays est confronté un un problème majeur de démographie médicale. A cela s’ajoute la désafection des médecins pour l’exercice libéral : seulement 1 sur 10 choisi actuellement de s’installer en libéral.
    cela pose déjà des problèmes majeurs dans bon nombre d’établissements et dans certaines zones. Sachant que la médecine libérale est indispensable à l’équilbre de notre système de Santé, que comptez vous faire, dans l’immédiat (et pas pour la sortie des actuels étudiants de 1ère année qui se fera dans une dizaine d’années…)pour rétablir cet équilibre indispensable à l’avenir de notre pays ????

  15. Pourquoi avoir autorisé le tranfert des médecins libéraux vers l’hôpital et n’avoir pas permis le transfert des médecins de l’hôpital vers les cliniques ?
    et pourquoi avoir réactivé la commission de déontologie?

  16. NOUS AVONS ETÉ SUBMERGÉS DE QUESTIONS ET NOUS VOUS EN REMERCIONS. NOUS ALLONS DEMANDER Á ÉLIE ABOUD DE NOUS DONNER DES RÉPONSES PAR ÉCRIT CES PROCHAINS JOURS. AU PRÉALABLE TOUTES LES QUESTIONS NON ENCORE RÉPONDUES SONT PUBLIÉES.
    UN GRAND MERCI À VOUS TOUS.

    LAMINE GHARBI

  17. bonjour

    le grenelle 2 prévoit de très lourds investissements pour le secteur du bâtiment et notamment des cliniques pour appliquer la Règlementation Thermique qui demande de diminuer les consommations énergétiques de …38%, d’ici 2020.
    les investissements à réaliser par les structures hospitalières sont colossaux, quels financements peut on imaginer pour atteindre les objectifs du Grenelle 2 , nécessaires mais non financés?

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