Des acteurs politiques

 

La santé n’a pas davantage été invitée dans le débat télévisé de la primaire socialiste, qu’elle n’est prioritaire dans les programmes de campagne des autres candidats. Nous partageons avec les détracteurs de notre secteur la volonté d’imposer la santé au coeur des débats de la campagne présidentielle. La défense des choix de solidarité et d’égalité faits en 1945 n’est pas la propriété de quelques uns, mais au contraire, le devoir de tous. L’accueil dans nos établissements, en moyenne de 25% et jusqu’à 40% dans certaines régions, de patients CMU/AME est un premier élément de preuve, s’il en fallait, de notre engagement d’acteur de service public. Nous pourrions, au côté des mandarins, porter le « Manifeste pour une santé solidaire et égalitaire » médiatisé ces jours-ci, car notre bataille vise le même but : garantir une égalité d’accès à des soins de qualité identique sur l’ensemble du territoire. Toutefois, l’égalité commence par celle consentie à l’ensemble des acteurs qui, de façon égale, sont au service des citoyens. A l’heure où nous entrons dans les débats techniques du PLFSS, nous demeurons en premier lieu de véritables acteurs politiques en lesquels la moitié des citoyens hospitalisés place toute leur confiance, avant d’être des acteurs économiques, de surcroît créateurs de richesse pour notre pays et d’emplois non délocalisables.
Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/
Chers usagers
Vif succès hier pour ce deuxième Congrès des usagers de l’hospitalisation privée MCO qui a rassemblé pas moins de 250 personnes. Avec les représentants d’usagers hier, ou encore avec les présidents de CME et les médecins DIM le 20 octobre prochain, dans le cadre des sessions de travail du Congrès annuel de notre syndicat, la FHP-MCO avance avec l’ensemble des maillons de la chaîne de santé !

Notre demande 2012 : une évolution tarifaire de 1,2%
Après une année 2011 à -0,05%, 2010 sans revalorisation, une année 2009 à 0,47%, 2008 à 0,5% ; des charges évoluant mécaniquement chaque année de près de 3% ; des impacts importants engendrés par des mesures prises en matière salariale (LMD), nous ne pouvons envisager que l’année 2012 ne soit pas marquée par une revalorisation de nos tarifs ! Rappelons que si la rémunération de l’activité représente 97% des recettes pour les établissements privés, ce pourcentage est de 78% pour les établissements publics.
Petit rappel : notre campagne tarifaire 2012 s’articule en 12 orientations réparties en 5 axes de travail – Convergence des tarifs public/privé, accompagnement de la T2A, évolution du dispositif d’avance de facturation, incitations tarifaires dans les politiques de développement de la chirurgie ambulatoire et la prise en compte de la qualité, interrogation sur la place donnée à l’innovation.
Télécharger les 12 orientations pour la Campagne tarifaire 2012.

Des déficits…
– Un déficit de la sécurité sociale 2012 réduit à 13,9 milliards d’euros
Le déficit de la branche maladie et retraite serait ramenée en dessous de 6 milliards. L’embellie de 2011 s’explique par une masse salariale mieux orientée que prévu et par le respect de l’objectif de dépenses maladie. Celle de 2012 est due aux premiers effets de réforme des retraites, à des dépenses d’assurance-maladie très contenues et à 6,5 milliards de recettes nouvelles.
– Un gâchis !
Cet établissement public, mastodonte flambant neuf mais vide au sud de Paris aura coûté 1,8 milliard d’euros. Mais les 8000 malfaçons le rendent inutilisable et leur réparation en coutera 100 millions de plus. En attendant, un loyer dû au constructeur court…
– Le traitement du cancer déficitaire
Les Centres de lutte contre le cancer (CLCC) affichent un résultat 2010 déficitaire de 4,5 millions d’euros. Comme les hôpitaux publics, les CLCC expliquent ce recul par la « baisse de leurs recettes MIGAC – en recul de 15 % en 2010, soit un manque à gagner de 13 millions d’euros – à quoi ils ajoutent la politique tarifaire appliquée aux molécules onéreuses – en baisse de 4 % (10 millions de recettes en moins) avec 5 molécules radiées de la liste en sus et une chute de la valeur des séjours de chimiothérapie« . Les CLCC soulignent que leurs recettes d’activité, elles, progressent de 5,4 %.

A quand un secteur optionnel ?
La sécurité sociale publie un état des lieux préoccupant des dépassements d’honoraires au moment où s’évanouit la négociation sur le secteur optionnel. Xavier Bertrand a annoncé qu’il serait instauré « dans les plus brefs délais« , sans préciser comment. De leur côté, des députés planchent sur la possibilité d’inclure par la loi le secteur optionnel dans les contrats complémentaires responsables. D’autres enfin, veulent obliger les complémentaires santé à puiser dans leurs réserves financières pour ne pas répercuter sur leurs adhérents la hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance.
Rappelons que la part de la consommation de soins et de biens médicaux financée par la sécu s’élève à 75,8% et le reste à charge des ménages à 9,4%.

Un acte manqué ?
Xavier Bertrand invitera les professionnels des urgences à établir une « feuille de route » pour améliorer le fonctionnement des urgences et des Samu… mais en omettant de convier les fédérations hospitalières ! Une demande immédiate et express de la FHP-MCO auprès du cabinet du ministre tente de rétablir cet oubli.

4 octobre, grève nationale des sages-femmes
Moins de six mois après sa dernière manifestation nationale, l’intersyndicale des sages-femmes récidive et appelle de nouveau le 4 octobre à une grève nationale. Mêmes revendications : lancement d’un plan de périnatalité des grossesses physiologiques pour « une vraie politique de diversification de l’offre de prise en charge« , « promotion de la sage-femme comme premier recours de la femme enceinte » et revalorisation des rémunérations de l’ensemble de la profession (public, privé, libéral).

Coût d’application du Grenelle 2
Le bilan carbone sera obligatoire à partir du 31 décembre 2012 pour tous les établissements publics de plus de 250 salariés et privés de plus de 500 salariés. Cela ne concerne qu’à la marge notre secteur. En revanche, la réduction d’énergie nous concerne tous. Dès 2012, les permis de construire ne seront accordés qu’à des bâtiments garantissant une consommation maximale de 50 kw/m2/an. Ou encore la règlementation thermique nous imposera en 2020 une réduction de 38% de notre consommation énergétique. Notre secteur en est à des années lumière ! Il est urgent d’étudier ces perspectives avec le plus grand sérieux.

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