Posez vos questions à Arnaud Robinet

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Arnaud Robinet sera l’invité de la FHP-MCO pour le chat politique du 30 novembre à 10h30. Envoyez-nous vos questions ci-dessous dans le champs « laisser un commentaire ».

Arnaud Robinet est député UMP de la 1ère circonscription de la Marne, Membre de la Commission des affaires sociales.

Praticien hospitalier (pharmacologue), un des jeunes députés les plus prometteurs, il est passionné par tous les sujets touchant à la sphère sociale et n’hésite pas à monter de façon virulente au créneau.

Il est extrêmement curieux du tarif unique.

Arnaud Robinet

Nous sommes en campagne électorale. Nous devons être nombreux à exprimer nos grands messages : une convergence tarifaire et une équité dans l’obtention des MIGAC et autorisations. Un lobbying patient et pragmatique est nécessaire.

Nous vous invitons à jouer les lobbyistes en direct durant une heure avec le député Arnaud Robinet.

Vos questions peuvent être liées à l’actualité ou concerner l’évolution du système hospitalier. Vous pouvez dès à présent nous envoyer vos questions en laissant un commentaire ci-dessous.

Notez dès à présent cette heure sur votre agenda : mercredi 30 novembre 2011, 10h30.

(30) commentaires

  1. Monsieur le député,

    pensez vous normal que pour un acte au simple que la polysmnographie (examen du sommeil) il y ait une différence de tarif de 168 € entre les établissements publics et les cliniques privées.
    GHS privé 170 € + 180 € pour le praticien versus GHS public 518 €
    sachant que l’hopital réalise envion 75 000 actes de ce type par an cela fait 12,6 millions d’euros soit 12,6% de la convergence des tarifs.
    Pensez vous normal que les cliniques privées ne puissent pas proposer à leurs patients l’accès à la chirurgie de l’incontinence chez l’homme car l’implant non remboursable coute à lui seul 1700 € TTC et que le GHS est de 1672 € versus 3200 € à l’hopital public.

    Pensez vous qu’il soit normal que le contribuable finance les dons versés aux cliniques de statut associatif alors qu’elles font le même métier que les cliniques privées avec des chambres particulières payantes et des praticiens en secteur II.

    restant à votre disposition.

    1. On aborde la convergence tarif public privé. La question qu’on doit se poser, c’est qu’on doit faire de nos comptes sociaux. Je pense que la convergence est un formidable levier. Aujourd’hui, on ne va pas assez loin, mais j’espère que cette réflexion doit faire partie du programme de l’élection présidentielle en 2012. Mon seul intérêt est l’équilibre des comptes publics et de la sécurité sociale.

      Intervention LG : Certes, Monsieur le Député, j’entends vos propos pleins d’espoir et de bon sens. Ceci dit, face à la puissance de l’hospitalisation publique, avec 1 million de salariés, n’êtes vous pas en prise avec une contradiction basique ?

      Réponse : il faut assumer ses choix politiques. Je le vois aujourd’hui, dans le CHU où je travaille. Il y a un nombre de départs impressionnants ! De la secrétaire au médecin. On a plus de perspective à l’hôpital.

  2. devinette: un établissement réalise 550 interventions de chirurgie cardiaque, il est privé, les médecins sont en secteur 1, les textes sont appliqués à la lettre et les controles fréquents. un autre établissement, public celui-là, réalise cette année moins de 100 interventions.
    A votre avis lequel des deux centres doit interrompre son activité et la délocaliser pour renforcer l’autre ? le privé bien sûr !
    Comment dans un état de droit ce genre de chose est il possible?
    Dr HUEBER président dela CME du centre privé

    1. Ma propre expérience, en cardiologie, entre le CHU de Reims et Courlancy, est que les consultations d’arythmologie, qui se faisaient à l’hôpital, vont maintenant dans le privé. Mais il y a une contrepartie, c’est du donnant donnant : les patients de chirurgie vasculaire sont envoyés à l’hôpital. Il y a une complémentarité à Reims.

      Mais c’est vrai que quand il y a une fermeture d’établissement et de service, c’est incompréhensible.

      LG : il y a beaucoup de cas en France.

      Je crois qu’on vit dans un autre monde. Comme si on était il y a 15, 20 ou 30 ans. L’objectif, c’est le soin, le patient, pas la guerre entre public et privé, aujoud’hui nous devons forcément partager l’offre de soin de manière cohérente, c’est l’évidence !

  3. Bonjour,
    Comment qualifieriez vous le déficit chronique de l’assurance maladie ?
    autrement dit : comment sauvez la sécu ?
    Bien à vous
    La direction

  4. La Cour des Comptes a évalué à 7 milliards les économies potentielles liées à la convergence des tarifs des secteurs public/privé. Par temps de crise, comment se priver d’un tel levier ?

    1. Il est vrai que la Cour des comptes, dans son rapport à évalué à 7 milliards les économies potentielles de la convergence. Le déficit chronique de la sécu, est un paradoxe, les réformes ont du mal à porter leurs fruits. C’est tout l’enjeu du processus électoral : l’équilibre des comptes et le financement de la sécurité sociale. La protection sociale, c »est 650 milliards d’euros chaque année. Le modèle d’Etat Providence date de 1945, et a fonctionné jusqu’en 74, le premier choc pétrolier. A partir de cette période, l’Etat a emprunté pour financer la protection sociale. La question est : comment garder cette protection sociale, en maîtrisant mieux nos dépenses et en améliorant l’efficience. Sur la Sécurité sociale, nous avons un certain nombre de leviers à actionner.
      Le premier levier lié à la fraude : la fraude à la sécurité sociale et la fraude des non cotisations de certains employeurs, le travail au noir. L’ensemble de la fraude s’élève à 20 milliards d’euros.
      Le deuxième levier consiste à responsabiliser les acteurs du système de santé et les patients.
      Le troisième levier est, bien sûr, la convergence tarif public et privé. Il ne faut plus que cela soit un gros mot.
      Il faut que nos concitoyens sachent ce qu’ils représentent commme coût à la sécurité sociale. Qu’ils sachent ce que la solidarité a donné pour eux.

  5. Monsieur le député ,

    Un établissement Publique faisant 6000 passages dans son service d’urgence se regroupe avec un établissement privé qui fait 12 000 passages sur un site commun pour faire un pôle de santé avec un service d’urgence commun (Groupement de coopération sanitaire expérimental) .
    La clinique finance la construction de ce service( environ 2Millions d’€) , l’hôpital touche la subvention (Hôpital 2007) !!!!!!!!!!!!!!!!!
    Au bout d’une année de fonctionnement commun l’hôpital se retire de la structure commune et se voit attribué l’autorisation par l’ARS et construit de nouveau locaux pour un investissement supplémentaire de 2,5 Millions d’€ !!!!!!!!!!!!!!!!
    Le directeur de l’hôpital refuse de travailler avec « les privés » et fait transférer tous les malades chirurgicaux dans un établissements publiques à 50 Km !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Le budget attribué au CH dans cette configuration 100% publique est de 4,4 Millions d’€ alors que le budget du Groupement de coopération sanitaire était de 2,2 Millions d’€ .
    Trouvez vous normal que les coopérations publique privé soient systématiquement au profit des établissements publiques
    Trouvez vous normal que les décisions des ARS soient systématiquement prises en faveur des établissements publiques ,
    Trouvez vous normal que les accords signés soient systématiquement remis en cause pour favoriser les établissement publiques .
    Trouvez vous normal que toutes les décisions actuels ( SROSS, PDSE……….) se fassent systématiquement au détriment des professionnels libéraux .

    1. Je ne connais pas le département où se situent ces problèmes, mais il me semble que dans ce cas, le directeur de l’ARS ne fait pas son travail. Il y a vraisemblablement un grand problème de gestion. Vu la situation de la sécurité sociale, on ne peut s’amuser à prendre de telles décisions. Chaque établissement doit prendre ses responsabilités. Ce type de regroupement doit être axé uniquement vers l’efficience. L’Ars doit prendre ses responsabilités.

      1. Je vous remercie de cette remarque pleine de bon sens que tous les professionnels partagent. Il s’agit de la Basse Normandie et la député locale ancienne ministre de la parité siège dans votre groupe à l’assemblée . Je suis à votre disposition pour vous présenter ce dossier brulant .

  6. Au rythme actuel, la convergence sera effective en 2092, cela vous semble t’il raisonnable ? Comment accélérer le processus notamment du côté des établissements publics ?

    1. Ca serait une catastrophe ! Nous avons besoin, aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire, de cette complémentarité entre public et privé, elle est indispensable pour garantir une offre de soin à nos concitoyen. Dans ma ville à Reims, il y a des conventions et des partenariats publics privés, en cardiologie notamment. il est fini le temps de l’opposition public privé.

  7. En cas de maintien d’une activité hospitalière publique pour motif d’aménagement du territoire, ne pensez-vous pas qu’il conviendrait d’en faire assumer le surcoût (investissement et fonctionnement) aux collectivités territoriales. Le rôle de l’assurance maladie est-il de financer l’aménagement du territoire ?

    1. Je pense que nous devons, dans le cadre de l’évolution du financement de la sécurité sociale, garder un socle, une base de solidarité. Parallèlement, cela doit fonctionner au niveaux des caisses, il faut favoriser le deuxième pilier des régimes complémentaires. Je fais toujours un paralèle avec le régime de retraites, les deux systèmes partagent des problématiques. Nous avons un système, cher aux Français de solidarité intergénérationnelle. Il y a forcément une évolution indispensable. La solidarité doit rester un socle mais il faut un autre levier. Pour les retraites, c’est la capitalisation, et pour la santé, les complémentaires.

    1. Ca a été abordé dans le cadre du PLFSS, mais le Sénat est revenu dessus. Le ministre souhaite développer le secteur optionnel. Tout n’est pas encore réglé, mais je pense que l’issue va être plutôt favorable. C’est un moyen de maîtriser nos coûts.

  8. Le secteur public est favorisé parfois, toujours (?) en dépit du bon sens. Aurait-on tendance à sauver l’hôpital à tout prix jusqu’au point de remettre en cause la rémunération de la permanence des soins de nos 134 services d’urgence ?

    1. C’est une question de l’Ile de France, non ? Les questions tournent autour du rapport public privé. La santé est une mission régalienne de l’Etat. Il doit assurer un service public performant. Pour moi, il s’agit avant tout d’un service « au public », plutôt qu’un service public. Que certaines ARS fassent le choix d’accompagner plus le secteur public que le secteur privé, c’est peut être le cas dans certaines régions, est dommageable. Dans les années qui viennent, cette façon d’agir va évoluer. Certains hôpitaux sont dans une situation financière catastrophiques, dans des voies de redressement. Il est normal que l’Etat puisse les accompagner. Mais je garde mon leitmotiv. Le service publique, c’est la santé du publique, de la façon la plus efficiente possible. Parfois dans le public, on trouve des personnes qui ne se remettent pas en cause.

  9. Monsieur le Député
    Presque 300 cliniques ont déposé un dossier d’accueil des internes : 60 sur la ligne d’arrivée. Que s’est il passé ? Comment amener les doyens à évoluer ?

    1. Cette nouvelle mission donnée au secteur privé, je trouve que c’est une bonne chose. Une bonne nouvelle pour nos internes et la formation de nos futurs médecins. Aujourd’hui, les hôpitaux, les CHU ne peuvent accueillir l’ensemble des internes. D’autre part, il me semble important pour les futurs praticiens, de pouvoir choisir entre deux systèmes, et d’avoir l’occasion de découvrir le secteur privé. Je tiens à rendre hommage aux directeurs du privé qui ont accepté d’accueillir des internes, alors que la formation est dévolue au secteur publique.

      LG : Nous voulons, nous aussi remplir une mission de service publique. Nous voulons évoluer.

      Et les choses vont forcément évoluer dans les années à venir, avec l’augmentation du numérus clausus… Les hôpitaux ne pourront pas absorber la totalité des futurs internes. Ca prendra du temps, mais le pragmatisme forcera les doyens à évoluer.

  10. Que pensez-vous de l’idée de créer une grille unique de présentation des contrats santé afin de permettre aux citoyens de mieux les comparer et faire leur choix ?

    1. Du moment que l’on peut assurer le régime de base, fondé sur la solidarité… Je ne suis pas réglementer, on est dans un système concurentiel. Je veux qu’on arrête de prendre la santé comme une marchandise. Quel est le seul domaine, où vous allez chercher quelque chose que vous ne payez pas? Avec ce système d’assistanat, de gratuité apparente, la santé est devenu un produit de consommation. L’objectif doit rester de soigner tout le monde. Rappelons que notre système de santé nous est envié dans le monde entier.

    1. Il y a eu, dans le projet de loi initial sur le médicament, une expérimentation de visites collectives. Il nous semblait inopportun de prendre les visiteurs médicaux comme bouc émissaires du scandale du Mediator. De plus, les visiteurs médicaux représentent 16 000 emplois en France. Les parlementaires ont décidé d’exclure de la visite collective tous les produits hospitaliers et les dispositifs médicaux. Le scandale du Mediator n’est pas arrivé du milieu hospitalier, mais de la médecine ambulatoire. Il y a une incohérence à vouloir réformer la visite médicale hospitalière sans toucher la visitue médicale de ville. Laissons les chefs d’établissements réglementer, ou mettre une chartre, de la visite médicale dans leur propre établissement, et arrêtons d’infantiliser les professionnels de santé et les médecins. Ce ne sont pas des forcément des personnes qui sous l’effet d’un diner ou d’un crayon vont mettre de côté leur éthique.

    1. Je suis plutôt pour des incentives, pour la récompense de la promotion. C’est bon d’arrêter de parler de répression, du bâton et de mettre en avant les initiatives qui sont prises dans la qualité des soins. Responsabiliser les professionnels de santé va dans ce sens.

    1. On a un manque d’infirmières criant dans les établissements de santé. La première étape était les infirmières espagnoles. La seconde, c’est celle des infirmières à la retraite, souvent d’ailleurs avec un passage du public vers le privé. Il faut anticiper. Augmentons le nombre des places dans les écoles d’infirmières.

      LG : A quand l’arrêt des 35 h à l’hôpital. Une journée, c’est 24h, avec trois infirmières de 8h… C’est impossible.

      C’est le grand débat aujourd’hui, dans le privé, dans l’ensemble, les 35h sont ingérables. Nous sommes dans un système schizophrénique : l’Etat compense la hausse du coût pour les entreprises – on paye pour que les gens travaillent moins, et de l’autre côté, par la défiscalisation des heures supplémentaires, l’Etat paye pour travailler plus. Le système est pour le moins paradoxal. Les 35h ont mis à mal le système de l’hospitalisation. On doit arrêter de parler de volume horaire légal, mais essayons d’adapter le temps de travail en fonction des activités, par des conventions avec les partenaires sociaux. On le voit bien aujourd’hui, le manque de personnel, d’infirmières, d’aides soignantes est amplifié par les 35h.
      Oui à l’abolition des 35 h dans le système privé de la santé ! D’ailleurs le ministre a quand même un bon dossier : la récupération des RTT… avec 2 millions d’heures ! C’est toute l’aberration des 35 h.

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