Posez vos questions à Philippe JUVIN – CHAT le 7 mars à 17h

Philippe JUVIN (http://www.philippejuvin.fr/), député européen UMP, maire de La Garenne-Colombes se tient à disposition des adhérents de la FHP-MCO pour un chat en ligne le 7 mars 2012 à 17h.

Chef des urgences à l’hôpital Beaujon, Philippe JUVIN est en charge du projet santé de l’UMP. En pleine période électorale, c’est le moment de faire remonter vers lui vos préoccupations, vos attentes et vos questions.

Nous devons être nombreux à exprimer nos grands messages : une convergence tarifaire et une équité dans l’obtention des MIGAC et autorisations. Un lobbying patient et pragmatique auprès des parlementaires est nécessaire, n’hésitez pas à leur faire part de vos préoccupations, agacements, et questions.

C’est l’occasion ce mercredi 7 mars à 17h ! Vos questions peuvent être liées à l’actualité ou concerner l’évolution du système hospitalier.

En espérant vous retrouver nombreux en ligne.

(27) commentaires

  1. Monsieur le député,
    La surdité est le handicap du nouveau né le plus fréquent. Le dépistage précoce permet une bien meilleure acquisition du langage. Nous avons les moyens de dépister ce handicap et nous pratiquons ce dépistage dans notre établissement depuis 2006 (11 193 enfants testés de 2006 à 2010, 25 enfants sourds ou malentendants dépistés).
    Alors que son bénéfice est reconnu par l’HAS, pourquoi ce dépistage n’est-il pas généralisé et pris en charge financièrement ?
    Que dire à un enfant sourd ou malentendant non diagnostiqué précocemment qui portera toute sa vie un handicap ? Pour moins de 50 € la collectivité a préféré faire l’impasse…
    Avec mes salutations distinguées
    Docteur Jean Paul Varichon
    Directeur Général
    Clinique du Val d’Ouest

    1. Je connais un peu ces questions de surdité, puisque j’ai été administrateur de l’institut Baguer, dans mon département d’élection. La question que vous posez est celle des dépistages précoces des maladies de l’enfance et pose je crois, la question de l’utilisation optimale des structures qui existent. La France a toujours, philosophiquement, considéré que tous les citoyens devaient avoir accès aux mêmes services: PMI, médecines scolaires, quels que soient les revenus de leurs parents, ou leur compréhension du système de soin. Je pense qu’une vision moderne des choses serait que les services existants puissent avoir une action centrée sur certaines populations à risques, y compris de faible consultation spontanée du médecin de famille. C’est je crois par ce type d’exercie qu’on pourrait imaginer avoir une meilleure couverture de ce type de dépistage. En disant cela, j’implique évidemment la médecine de ville et les médecins de famille dans ces missions.

  2. Bonjour

    Quelles sont vos propositions en matière d’organisation hospitalière à horizon 2020 ? Quelle est votre position sur le financement des établissements de santé publics et privés ?

    Merci

    Thierry BECHU

    1. C’est une question qui permet de faire la totalité du programme santé ! Nous avons commencé à doter le système de santé et hospitalier d’une colonne vertébrale dont il était dépourvu. Il s’agit de mettre en oeuvre une mesure de bon sens : les différents acteurs du système hospitalier doivent travailler ensemble. Le bon système hospitalier français ? Celui qui associe tous les acteurs, et également les acteurs non hospitalier. J’ai souvent regretté que le système français soit trop hospitalo-centré. Je suis maintenant un grand avocat d’un système organisé en réseau, réseau comportant à chaque fois toutes les formes hospitalières.
      2020, c’est demain. Le système doit être financièrement viable. On ne peut pas séparer les politiques de santé de notre préoccupation de maîtrise des finances publiques. Malgré la crise et malgré une croissance atone, nous allons continuer à avoir des dépenses de santé en hausse. Nous avons réussi, durant ce quiquenat à respecter l’Ondam… Alors qu’on nous expliquait que c’était impossible. Il faut donc continuer à organiser le système de santé, à l’intérieur duquel figure l’hospitalier, et assurer la pérénité du financement…

  3. Monsieur le Député,

    L’accessibilité aux soins est un vrai problème. Les dépassements d’honoraires des praticiens libéraux ont souvent trouvé leur source dans la non revalorisation des actes technique depuis bien longtemps alors que les charges qui pèsent sur nos propres PME sont de plus en plus importantes.
    Le secteur optionnel, (meme réservé dans un premier temps aux anesthesistes, chirurgiens, obstétriciens) est surement une réponse appropriée, mais il a été dévoyé de son esprit initial puisque la loi le reserve aux praticiens de secteur II alors que ses principaux objectifs étaient d’apporter une bouffée d’oxygène aux praticiens de secteur I chirurgiens, anesthesistes, obstétricien pour débuter, et de proposer effectivement dans lemême temps une alternative aux praticiens de secteur II.
    Le fait de ne proposer le secteur optionnel qu’aux chirurgiens, anesthesistes et obstétriciens de secteur II sera vraisemblablement inneficace car ce n’est pas là la bonne réponse à un vrai problème.
    Si avec les socialistes les choses sont claires, avec un encadrement drastique des dépassements par la loi (voir les amendements déposés par le groupe socialistes depuis 3 ans lors des PFLSS successifs) que proposerez vous en la matière aux praticiens libéraux exerçant sur plateau technique en établissement privé.
    Merci de votre réponse

    1. Je crois que un des faits générateurs de la mutiplication des dépassements d’honoraires a été la non revalorisation d’un certain nombre de tarifs opposables. Leur revalorisation, mais comme nous à enveloppe contrainte, la révision d’un certain nombre de tarifs en même temps est nécessaire. Je vous trouve sévère concernant l’inefficacité supposée du secteur optionnel. Encore fallait-il avoir le courage politique de prendre la décision que nous avons prise, et qui réglera un certain de sujets, en complément du premier point sur les tarifs opposables. Je pense que l’Ordre des médecins doit nous aider à cerner la définition du tact et de la mesure du code de déontologie.

  4. Monsieur le député,
    Le système de santé actuel est ainsi fait qu’il ne reconnait comme interlocuteur contractuel qu’exclusivements les établissements et aucunement les praticiens libéraux qui y exercent.
    Cependant on voit naitre ici ou là des associations de praticiens libéraux de dimension territoriale, regroupés autour d’une thématique, ici le cancer du sein, ailleurs l’obstétrique …. groupes qui développent un service de qualité à la population en incluant dans leur projet sécurité et amélioration des pratiques, intégration des plus jeunes, accessibilité aux soins
    Pensez vous que des modèles de ce type, qui sont des entreprises médicales à échelle d’un territoire pourraient s’inscrire dans une vision moderne du système de santé, et que des structures de ce type pourrait contractualiser dans un cadre précis avec les ARS?
    Il s’agirait là d’une évolution qui tendrait à reponsabiliser les médecins des établissements de santé privés qui actuellement sont sous l’étegnoir de la contrainte permanente et finalement se recroquevillent dans un exercice individuel inadapté . Cette situation est par ailleurs un frein majeur pour les plus jeunes qui préfèrent se tourner vers le cocon du salariat.
    Merci de votre réponse.

    1. C’est une très vieille revendication. L’idée est séduisante. Le problème est que dans une période où nous restructurons le tissus hospitalier, public, privé… il ne faut pas le fragiliser par des évolutions supplémentaires. Que des initiatives proviennent des médecins eux-mêmes est plutôt une bonne chose. Je m’interroge simplement pour savoir s’il n’y a pas un risque de voir fragiliser l’aspect structurant du tissus hospitalier lui-même au bénéfice de missions. La santé, c’est des missions, mais aussi des structures. Ce qui m’ennuie, c’est la fragilité.

  5. En tant que praticien, puis en tant que chargé de la santé dans la campagne de Nicolas Sarkozy, quel bilan tirez-vous de cette première décennie des droits des patients ?

    1. D’abord, s’il est vrai que la loi sur la démocratie sanitaire a dix ans, la participation des patients date de plus longtemps. Historiquement, je pense qu’on peut sans risque affirmer que c’est avec l’épidémie du sida qu’est née la participation active des patients à leur prise en charge. C’est maintenant une donnée indispensable. Et dans ma vie quotidienne de chef de service, cette donnée est prise en compte. Je suis en charge d’un CHU et suis en train de réformer le mode de fonctionnement de ce service. Dans le comité de pilotage chargé de suivre ces réformes, siègent des patients. Ils ont un regard libre, qui est un bon aiguillon. L’exercice médical nous apprend la nécessité du doute, et le patients sont là pour nous rappeler son importance en nous remettant en cause.

  6. Sur les 282 demandes d’agrément examinées, 81 terrains de stages ont été agréés et 61 internes ont été accueillis en novembre dans les cliniques. Ces postes sont très peu ouverts en chirurgie, ce qui était pourtant l’idée de départ. Parallèlement le secteur privé prend en charge plus de 60% de la chirurgie, qu’en pensez-vous ?

    1. Sur le chiffre lui-meme, je ne sais pas quel est le bon le chiffre. Pour que les jeunes soient formés, il faut qu’ils soient encadrés par des gens qui ont quelque chose à leur apprendre et qui eux mêmes acceptent d’etre évalués. Dans ma spécialité, l’anesthésie, je sais que les techniques d’anesthésie loco-régionales (ALR) sont particulièrement bien enseignées dans les terrains de stages des établissements privés, les terrains de stage étant malheureusement moins nombreux. Dès lors que l’enseignement est validé, reconnu, évalué, je considère que c’est plutôt une richesse de pouvoir avoir une vision large des choses quand on est interne. Un risque parfois redouté par certains serait de voir les internes être utilisés comme de petites mains prêtes à abattre le travail pour pas très cher… Cette situation doit évidemment être évitée.

  7. Les MIGAC augmentent de 3,44% cette année (plus de 8 milliards), elles sont fléchées à 99% vers le secteur public. D’un côté, 8 milliards d’euros pour financer tout ce qui n’est pas du soin, et de l’autre, 8 milliards pour financer les soins de plus d’un tiers des patients hospitalisés en France, ceux qui sont accueillis dans les établissements privés… Comment justifier cela auprès des contribuables ?

    1. Les MIGAC sont justifiées par les missions que vous savez, et qui sont en majorité remplies par le secteur public. Je pense qu’à l’avenir, nous devons, autour d’une table, définir des critères transparents qui permettront de répartir les MIGAC. Quant au contribuable, il est probablement à la fois intéressé par la pérénité financière et par l’offre de soins qui lui est proposée ainsi que par sa capacité à former et à innover. Le citoyen responsable est prêt à entendre toutes les politiques publiques, dès lors qu’elles sont transparentes. C’est ce que nous essayons de faire, même si l’exercice est difficile. En ces temps de crises, je me permets simplement de relever que nous avons maintenu une dépense de santé qui a permis que notre système continue à avoir la qualité qui lui est propre, que nous avons contenu cette dépense, que nous avons commencé à donner une architecture au système et une gouvernance. Méfiez-vous de ceux qui veulent mettre à bas cette architecture… Au profit de quoi ? Et rasez gratis… Avec quoi ?

  8. Depuis quelques jours, nombreux sont qui célèbrent la loi du 4 mars 2002 sur le droit des patients… Quelle est votre position : souhaitez vous qu’une nouvelle loi soit mise en chantier ou souhaitez vous que des améliorations soient apportées pour répondre aux objectifs poursuivis? Parmi ces 2 variantes, laquelle choisissez-vous ?

    1. Au fond, qu’on fasse une nouvelle loi ou qu’on adapte la loi actuelle, peu importe. L’important est de savoir ce qu’on met dedans. Je pense plus généralement que tous les processus de sélection de praticiens à l’hôpital devraient impliquer la participation des représentants des patients, comme elle devrait impliquer la participation de personnalités étrangères à l’établissement (des praticiens exerçant ailleurs, par exemple). J’ai participé à la naissance de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’Autonomie) qui gère l’argent de la dépendance, liée à l’âge ou à un handicap. Cette nouvelle caisse est quasiment co-gérée par les usagers, puisque ses deux vice-présidents représentent à la fois les personnes handicapées et les personnes âgées. Ce mode de gestion, très troublant dans une culture jacobine et administrative traditionnelle, s’est finalement montrée très intéressante puisque les décisions prises l’étaient de façon obligatoirement conssenssuelles, et donc étaient mieux acceptées. On peut peut être s’en inspirer pour tout un tas d’organisme de décisions concernant l’offre de soins en général. Enfin, donner du « pouvoir » aux patients, c’est peut être avant tout leur donner l’information qu’ils n’ont pas. En tant que médecins, je sais où me faire opérer, et je sais surtout où ne pas me faire opérer. C’est probablement cette information, plus largement partagée, qui est la clé de la démocratie sanitaire de demain. Je pense que les classement de l’Express et du Point, qui remportent un vrai succès chaque année devraient être réalisés plutôt par la puissance publique. L’égalité devant l’information serait un vrai exercice de démocratie sanitaire.

  9. Avec des charges qui augmentent de plus de 3% et des tarifs de 0,19%, combien de temps encore le système va-t-il durer ?

    1. Nous sommes soumis à des impératifs d’équilibre des comptes publics. Si quelqu’un prétend qu’il est capable de laisser filer la dépense, c’est qu’en réalité il laisse filer la dette. Nous sommes collectivemment responsables devant nos enfants, de nos inconséquences d’hier, et de notre gestion d’aujourd’hui. Voilà pourquoi il est évident que le système de santé doit trouver aussi en lui même les marges de manoeuvres nécessaires à son évolution. Je crois que le système de santé a encore beaucoup de marge de manoeuvre d’optimisation de ses dépenses.

    1. Si vous voulez parler de coopération entre établissements public et privés, j’y suis évidemment très favorable, parce que ça fait partie de l’ADN de la loi Bachelot. Les socialistes ont voté contre, cette loi a été le diable pendant 5 ans. Et aujourd’hui, on ne le remet plus en question. Si vous voulez parler de partenariats public privé en termes d’investissement, c’est un outil utilisé largement en France, dans tous les domaines de l’action publique, sous plusieurs formes, dont l’une des plus connues est la Concession de travaux de services…Pourquoi pas dans le domaine sanitaire… Le partenariat public privé a l’avantage théorique, en temps de disette budgétaire de faire porter le poids de l’investissement initial par un investisseur privé plutôt que la puissance publique… Il y a un bon calcul à faire sur la pertinence de choix, car la puissance publique doit le rembourser.

  10. Lamine Gharbi : L’UMP s’est postionné très clairement sur la poursuite de la convergence… Et le parti Socialiste s’est postionné sur l’arrêt… N’est ce pas une position totalement irresponsable au regard de la situation catastrophique de l’assurance maladie…

    1. Je ne suis pas favorable à la convergence pour des raisons idéologiques mais pour des raisons de transparence et d’efficacité du système. Pour comparer des coûts il faut des échelles comparables. La difficulté existe toute fois dans le mode de calcul. Il faut en finir sur l’absence de transparence en matière de mode de calcul des missions d’intérêt général, comme il faut savoir reconnaître que, historiquement, l’hôpital public a porté des dépenses qui lui sont aujourd’hui imputées, et qui ne dépendent pas de son activité actuelle. Je pense à certains hôpitaux publics qui étaient des variables d’ajustement social dans certaines villes, ou à des choix architecturaux qui pèsent encore aujourd’hui sur les comptes d’un établissements. Mais ces coûts spécifiques doivent être transparents, et pour être pris en compte, acceptés et reconnus de tous. Ces coûts mis à part, la convergence est indispensable pour être certain de la pertinence de la dépense publique. Affirmer sans raison, idéologiquement, que toute convergence est impossible a priori, revient à nier la nécessité des équilibres des comptes publics et de la transparence qui doit prévaloir en la matière. Cela fait parti de ces positions qui restent pour moi mystérieuses du Parti socialiste.

  11. Lamine Gharbi: Roselyne Bachelot aujourd’hui s’est exprimée sur la pertinence demain d’avoir un seul ministère de la Santé et des affaires sociales (maisons de retraite)

    1. Quand nous avons créé les ARS, nous avions eu un débat sur la nécessité de créer une Agence nationale de Santé pour assurer la cohérence parfaite des politiques menées par les ARS, dans le domaine de la santé publique, du médical, et du médico social. C’est probablement ce que Madame Bachelot a voulu dire. Dans ce cas, je suis d’accord avec Madame Bachelot.

  12. Lamine Gharbi : L’IVG une contraception de confort ? C’est ce qu’a déclaré le numéro 2 du Front National, Louis Aliot, étant pour le déboursement de l’interruption volontaire de grossesse. Qu’en pensez-vous ?

    1. L’affirmation du Front National selon laquelle les IVG seraient des actes de confort est non seulement totalement ahurissante mais d’une bêtise sans nom. Vouloir dérembourser les IVG, c’est prendre le risque certaines femmes ne puissent plus assurer le coût de l’IVG avec toutes les conséquences sanitaires et humaines que cela implique, et cela montre le sérieux des propositions sanitaire du FN et la grand humanité de ce parti. Après le retour au franc point carré, on a maintenant le retour aux faiseuses d’anges. Le Front National est vraiment un parti d’avenir. Avec des socialistes qui veulent dépenser l’argent que nous n’avons pas et le Front National qui rêve de l’âge de pierre et du village d’Astérix, la France serait bien mal partie…

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