3 questions à Philippe CUQ, chirurgien vasculaire, co-président du syndicat Le Bloc et président de l’UCDF

3 questions à Philippe CUQ, chirurgien vasculaire, co-président du syndicat Le Bloc et président de l’UCDF (Union des chirurgiens de France). Retour sur le débat sur les dépassements d’honoraires.

Comment se sont déroulées les négociations sur les compléments d’honoraires?
Les négociations étaient épouvantables. Déjà, parce qu’elles se sont étirées en longueur : nous étions censés avoir statué depuis plus de trois mois. Ensuite, 26 heures (ndlr : 36h en comptant les heures avant les négociations) sans dormir, ce ne sont pas les meilleures conditions pour prendre des décisions sur ce sujet grave. Mais il y avait la date butoir du 17 octobre et une pression politique très forte. On a mélangé un agenda technique et un agenda politique. Pour tenir des promesses démagogiques de campagne, la Ministre a commencé par mettre une pression importante sur les médecins, en stigmatisant les dépassements d’honoraires.

Quelle est votre analyse ?
Je constate que, encore une fois, l’engagement de l’Unocam est très faible. L’ensemble des médecins était prêt à rentrer dans un contrat d’accès aux soins où l’Assurance maladie revalorisait les tarifs opposables, l’Unocam participait au remboursement des compléments d’honoraires, que les médecins auraient modérés. Force est de constater que l’avenant numéro 8 ne remplit pas ces conditions. Aujourd’hui, à l’heure où le 13H est publié, l’Union des chirurgiens de France, qui fait partie du syndicat Le Bloc, rejette à l’unanimité l’avenant numéro 8.

Comment imaginez-vous la suite ?
Un bras de fer s’installe aujourd’hui avec le gouvernement. Les chirurgiens et le syndicat Le Bloc sont à disposition pour faire évoluer les textes. Nous restons extrêmement mobilisés, car la question des dépassements d’honoraires est étroitement liée à celle du PLFSS. Le 12 novembre, un mouvement de contestation et de vigilance est prévu pour les chirurgiens, anesthésistes, internes et chefs de clinique. Il n’y pas de relâchement, au contraire : le PLFSS sera déterminant.

http://www.lebloc-aal-syngof-ucdf.org/

(1) commentaire

  1. Je vous soutiens. On ne doit pas baser une politique de santé sur le dos des médecins, on ne doit pas mentir aux français quand on est ministre, on ne doit pas censurer la tv nationale (émission envoyé spécial), on ne doit pas tenter de manipuler l’opinion.
    Ces méthodes sont dignes de l’ancienne RDA, pas de la France.

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