On les aime nos cliniques !

Avec un mois de mai automnal, difficile de croire au réchauffement de la planète. Pourtant, les avertissements des scientifiques et l’accélération des épisodes climatiques aigus comme la récente tornade qui s’est abattue sur l’Oklahoma, nous interpellent douloureusement. Vous êtes environ 200 visionnaires appartenant au secteur hospitalier privé à vous être engagés dans une démarche de développement durable. Entre effet de mode et engagement éthique, chacun a ses raisons : soigner sans nuire, répondre aux attentes sociales et citoyennes, anticiper des règlementations à venir, gérer et économiser à court et moyen terme. Notre secteur tient la dragée haute à ses collègues publics et espic, en comptabilisant 9 établissements ISO 14001 et grande nouvelle, d’ici cet été, 9 établissements enregistrés EMAS, une reconnaissance européenne plus exigeante encore en terme de communication et de règlementations. On leur souhaite courage dans cette dernière ligne droite et saurons les honorer très bientôt. Ces établissements attestent d’économies qui font envie : 30% sur la facture énergétique, 40% sur celle de l’eau, etc.., les bénéfices d’un engagement structuré sont rapides et durables. Enfin, une poignée de pionniers, là encore acteurs privés, soucieux d’opérer de manière socialement responsable, se lancent dans une démarche ISO 26000. L’image du secteur du prêt-à-porter dévastée par la catastrophe au Bengladesh, nous rappelle notre  responsabilité sociétale collective et individuelle. Notre secteur entre progressivement dans le cercle vertueux du développement durable et découvre ainsi qu’il peut assumer de façon plus juste et pérenne sa noble mission de santé publique. Loin d’être utopistes, ces équipes convaincues adoptent la politique des petits pas et trouvent les moyens d’agir : ils devancent les décisions politiques, bâtissent sur le terrain, avec sens et pragmatisme, notre secteur de demain. On les aime nos cliniques éco-responsables ! Au plaisir de vous voir les 29&30 mai à la convention FHP-MCO.

Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO

Programme de la convention
– Bulletin d’inscription
– Liste hotels

 

Accessibilité financière et géographique en priorité
81 % de la population a une bonne opinion du service public hospitalier. Un chiffre en légère baisse par rapport à 2012 (86 %). Ce sondage révèle par ailleurs que les Français sont attachés au principe d’accessibilité à hauteur de 81% (80% en 2012) en agrégeant l’accessibilité financière (47%, -5 points), la proximité géographique (29%, +10 points) et la faible participation demandée aux malades (5%, -4 points). Source : 10e baromètre FHF / TNS Sofres.

Des urgences pratiques
Les Français plébiscitent les urgences car c’est d’abord « la garantie d’être hospitalisé en urgence si nécessaire » (76%), puis c’est « plus pratique car les examens complémentaires sont réalisés de suite » (59%). Le choix des urgences intervient ensuite parce qu’ils ne savent « pas où trouver un médecin de garde la nuit et/ou le week-end » (43%), ils ont « besoin d’avoir un autre avis que celui du médecin traitant » (28%), ils sont sensibles à l’absence de frais à avancer (24%) ou à la non-désignation de médecin traitant (8%). Afin de pallier l’engorgement des urgences, 81% se déclarent prêts à « passer d’abord par une maison médicale de garde pour les cas les plus légers« . Source : 10e baromètre FHF / TNS Sofres.

Vers une généralisation de la télémédecine ?
Les Français montrent un intérêt croissant pour la télémédecine, révèle le 10e baromètre FHF /TNS Sofres. 59% des personnes interrogées sont prêtes à avoir recours aux nouvelles technologies pour la transmission de leurs analyses de laboratoire, prises de sang, imageries interprétées par un professionnel de santé à distance. Quelque 53% sont disposées à prendre un avis complémentaire auprès d’un professionnel de santé ou de faire préciser des informations données par leur médecin traitant par téléphone, visioconférence ou messagerie. Enfin, seulement 37% des Français accepteraient un diagnostic médical à distance.

Pour rétablir la confiance, il faut de la transparence
Marisol Touraine a publié hier le décret encadrant les conflits d’intérêts entre laboratoires et professionnels de santé. Il s’appliquera dès aujourd’hui. Les industriels devront rendre public chaque avantage d’une valeur égale ou supérieure à 10 € TTC accordé à un professionnel du monde de la santé : les médecins, les pharmaciens, les professions paramédicales (kinésithérapeutes, etc.), associations de malades, les établissements de santé ou encore les journaux spécialisés, etc. Du côté des industriels, cela touche l’industrie pharmaceutique mais aussi celle des cosmétiques, dont certains produits peuvent être considérés par le public comme des médicaments. Tout devra être rendu public, le montant des avantages et leur nature (repas, congrès, voyages, déplacements, etc.). L’existence de contrats signés entre les laboratoires et les professionnels de santé devra être rendue publique. Ces informations seront, à terme, centralisées sur un site Internet unique. « Pour rétablir la confiance, il faut de la transparence » déclare la ministre.

Les internes abandonnent le « H »
L’Intersyndicat national des internes des hôpitaux (Isnih) a décidé de modifier son nom et d’abandonner son qualificatif hospitalier pour devenir l’Intersyndicat national des internes (Isni). »En se séparant du qualificatif ‘hospitalier’, l’Isni réaffirme la réalité des activités et missions de l’intersyndicat, au service de l’ensemble des internes quels que soient leur spécialité ou leur parcours« , écrit le syndicat. Un signe ?

Prévention des risques psychosociaux
L’impact des troubles psychosociaux sur la compétitivité économique est encore sous-estimé. Or pas moins de 62% des salariés ressentent un niveau de stress élevé et trois personnes sur dix estiment que leur travail est susceptible de leur causer de graves problèmes psychologiques (sondage IFOP 2010). Pourtant l’absentéisme, le turn-over et les formes les plus diverses de désengagement ont un coût élevé pour les entreprises. C’est pourquoi le CESE, Comité économique, social et environnemental, a rendu le 14 mai dernier son avis sur la « prévention des risques psychosociaux ». Il formule des recommandations visant à améliorer la connaissance des risques psychosociaux et leur évaluation, à stabiliser et clarifier le cadre juridique de la santé au travail et à mobiliser davantage les acteurs de la prévention. Il plaide aussi pour l’amélioration de la détection et la prise en charge des victimes.

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