« Black Friday »

Les médecins annoncent un « black Friday » le 13 novembre

Sans surprise, la commission mixte paritaire (CMP), qui réunit 7 députés et 7 sénateurs, n’est pas parvenue à s’accorder sur le projet de loi de santé. Le texte revient à partir du 16 novembre en deuxième lecture à l’Assemblée, où le gouvernement a prévu que soit réintroduit notamment le tiers payant généralisé que le Sénat avait pris soin de supprimer. Le vote final de la loi pourrait être reporté car les deux chambres doivent voter l’exacte même loi. Un report demandé par la FHP et des représentants de médecins. La création d’un moratoire permettrait un réexamen de la loi après la Conférence nationale de santé annoncée le 11 février prochain par Manuel Valls.

Réunis à nouveau dans l’adversité, tous les syndicats de médecins libéraux CSMF, Le Bloc, MG France, SML et FMF prévoient une mobilisation commune et annoncent un blocage sanitaire le vendredi 13 novembre dit « black Friday ». Certains syndicats, dont Le Bloc qui réunit l’UCDF (les chirurgiens), l’AAL (les anesthésistes) et le Syngof (les obstétriciens), annoncent un prolongement de la mobilisation et deux rassemblements devant l’Assemblée nationale à Paris les 16 et 17 novembre à 11h.

43,8 % des médecins pensent que leur nouvelle représentation aux URPS vont changer la donne contre 48,5 % selon une enquête express du Quotidien du médecin.

23 établissements de santé privés MCO labellisés par la fondation GRACE

Sur les 40 établissements de santé reconnus « centre de référence » pour la récupération rapide après chirurgie de la hanche et du genou (RRAC), 23 sont de statut privé dont 11 du groupe Vedici. Seuls 5 CHU sont labellisés. Le programme RRAC vise à optimiser la récupération immédiate du patient après un acte chirurgical et veille à la continuité de sa prise en charge lors du retour à domicile. L’association GRACE créée en 2014 regroupe les principales sociétés savantes en chirurgie.

Des réponses pour lutter contre les déserts médicaux

Le récent sondage BVA confirme certaines difficultés pour obtenir un rendez-vous médical auprès d’un médecin généraliste ou spécialiste. 20 % des répondants déclarent s’être rendus aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l’automédication. 60 % des répondants considèrent que le manque de médecins dans certains endroits résulte avant tout d’une mauvaise répartition sur le territoire contre 16 % d’une insuffisance de médecins formés mais 68 % s’interrogent sur la prise en compte réelle dans la répartition, des besoins des patients. Par ailleurs, un tiers des répondants se déclarent prêts à recourir à la téléconsultation auprès d’un spécialiste pour pallier l’insuffisance de médecins.
7 répondants sur 10 sont favorables à un interventionnisme de l’Etat dans l’installation des médecins : 38 % « en accordant plus d’avantages aux médecins prêts à exercer dans des déserts médicaux », 29 % « en limitant l’installation de médecins dans les zones où ils sont déjà en nombre suffisant » et 26 % « en obligeant des médecins à s’installer dans les zones où ils sont en nombre insuffisant ».
Forts de ces résultats, les trois puissantes associations de patients – le Ciss, la Fnath et l’Unaf – proposent d’établir une carte sanitaire opposable des cabinets médicaux qui seraient désormais soumis à autorisation. Ils appellent à une limitation des DP dans les zones surmédicalisées. Enfin, ils encouragent au transfert de certains actes médicaux vers des professionnels de santé non médecins formés à ces actes.

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