Les antibiotiques, c’est pas automatique !

330 millions pour lutter contre la résistance des antibiotiques

La France consomme encore trop d’antibiotiques. Près de 100 millions de boîtes sont remboursées chaque année, une consommation supérieure de 41 % à la moyenne européenne. « Entre 30 et 50 % de ces traitements sont prescrits inutilement car inadaptés aux pathologies diagnostiquées », selon le gouvernement. L’OCDE dénonçait déjà en 2014 la consommation excessive d’antibiotiques en France de 28,7 doses quotidiennes d’antibiotiques prescrites pour 1 000 habitants. La ministre a présenté une feuille de route en 4 axes : mieux sensibiliser le public, mieux utiliser les antibiotiques, davantage soutenir la recherche et l’innovation et enfin, renforcer la surveillance. 330 millions d’euros seront mobilisés sur cinq ans pour renforcer cette lutte contre la résistance des bactéries aux effets des antibiotiques, à l’origine de 158 000 infections par des bactéries multi-résistantes (BMR) qui conduisent à 12 500 décès par an en France.

Les sénateurs sont en forme !

Selon le rituel entre les deux chambres parlementaires, les sénateurs ont détricoté des points essentiels du PLFSS, votés par les députés. En effet, ils ont retiré l’article 55, qui fixe le montant de l’ONDAM (+ 2,1 %) pour manifester leur désaccord avec les prévisions de la ministre de la Santé. Ils ont voté à 182 voix contre 155 l’abrogation du tiers payant généralisé ; ils ont à nouveau élargi aux femmes médecins en Secteur 2 le bénéfice d’une protection maternité ; ils ont supprimé l’article qui permettrait à l’Assurance maladie de pratiquer des baisses unilatérales sur les tarifs des scanners et des IRM. Des allers-retours entre les chambres sont encore prévus avant le vote final.

Combien gagne vos médecins ?

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf) a publié les bénéfices non commerciaux (BNC) des médecins libéraux sur l’année 2015. Leurs revenus nets sont en faible augmentation : +0,56 % en euros courants par rapport à 2014, soit une hausse de 0,52 % hors inflation 2015. Des disparités sont à noter : le BNC moyen d’un généralise s’élève à 74 742 € et à 105 772 € pour un spécialiste. Parmi les plus fortes hausses de BNC, on trouve la cancérologie (+11,8 % à 240 000 euros), la médecine nucléaire (11,4 % à 114 000 euros), la neurologie (4,5 % à 93 200 euros), la radiologie imagerie médicale (4,3 % tous secteurs ; +10,4 % en secteur 2) et la néphrologie (4,3 %), quant les gynécologues obstétriciens voyaient leurs revenus baisser de 2,3%.

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