Patrick Serrière, président de la FHP Île-de-France, réélu pour un 5e mandat

Quelle est la spécificité de votre fédération régionale ?

La grande particularité de la FHP Île-de-France est de défendre l’hospitalisation privée dans un territoire où règne l’AP-HP. Les problèmes des hôpitaux de Paris deviennent ceux du pays et le ministère n’a de cesse de calmer leurs crises internes. L’AP-HP concentre toutes les attentions et les budgets, nous l’avons encore vu avec les primes des infirmières. Le DGARS est clairement sur la même ligne. Ainsi, nous subissons une discrimination plus aiguë qu’ailleurs.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l’hospitalisation privée en Île-de-France ?

Nous conservons une position de leader en chirurgie même s’il faut rester prudent et maintenir des investissements forts pour tenir la concurrence. Notre part de marché en ambulatoire est énorme et la tendance nous reste favorable. En revanche, je suis très inquiet concernant la réforme des autorisations et en particulier les soins critiques. Nous avons un grand nombre d’établissements disposant d’unités de surveillance continue et les perdre serait une catastrophe pour le secteur. De même, nous sommes très vigilants sur l’évolution des autorisations en cancérologie même si nous disposons d’établissements puissants et incontournables. Enfin, les maternités connaissent de graves difficultés. Les maternités publiques se sont rénovées et offrent la chambre particulière. Il est très difficile de lutter.

Vous démarrez un 5e mandat, quel sera votre fil rouge ?

Celui de la demande de transparence et d’équité ! Nous demandons en vain la liste des MIGAC/FIR de tous les établissements. La FEHAP s’est jointe à nous dans cette démarche. Pour défendre notre secteur, notre unité est cruciale. Le nouveau conseil d’administration est représentatif de toutes les composantes du secteur. Le comité SSR est très actif et la voix des établissements psychiatriques pourra se faire entendre à la faveur de représentants en nombre. Il faut savoir aussi que 90 % des établissements adhérents appartiennent à des groupes nationaux ou régionaux. À chaque nouveau décret, projet ministériel, etc., un groupe de travail adhoc est créé. Je souhaite que nous nous exprimions d’une seule voix, je compte sur notre unité.

En chiffres

  • 210 établissements de santé privés dont 120 en MCO
  • 28 services d’urgences
  • 30 maternités
  • 15 services de réanimation
  • 60 unités de soins continus

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