Actus Santé du 13h N° 567

+ 20 % pour le 4e plan cancer

1,7 milliard financeront les 5 premières années de ce plan décennal pour renforcer la recherche sur les cancers pédiatriques, le soutien aux aidants familiaux, la formation et le droit à l’oubli. Décret n° 2021-119 du 4 février 2021

Un séquençage de l’ARN du virus uniquement public

François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDB) déplore que « l’administration ait constitué un réseau d’unités de séquençage uniquement public ». Il regrette que les leçons du printemps 2020 n’aient pas été tirées.

La mobilisation est aujourd’hui générale sur le dépistage et le repérage des variants du virus. Pour cela, explique François Blanchecotte, deux principales techniques de diagnostic sont à disposition : soit utiliser le séquençage de l’ARN du virus dans sa totalité, ce qui présente l’avantage de pouvoir relire plus tard les séquences identifiées lors de la première analyse et ainsi pouvoir dater rétrospectivement la présence d’un variant identifié ; soit faire évoluer les réactifs des RT-PCR à chaque identification de modification du génome et donc à chaque apparition d’un nouveau variant.

L’État ayant privilégié le séquençage, « l’ensemble des groupes de laboratoires privés ont répondu sur leur capacité (réelle) à réaliser cette opération à grande échelle, fournissant également les délais et détaillant leur organisation pour envoyer les fichiers de séquençage au CNR (Centre national de référence). L’Assurance maladie s’est montrée très favorable à leur mobilisation dans le dispositif (peut-être parce qu’elle a pu constater, chiffres à l’appui, l’efficacité du secteur privé ?). »

François Blanchecotte rappelle que les biologistes médicaux libéraux et leurs équipes avaient déjà été tenus à l’écart au tout début de la pandémie avant d’être appelés à la rescousse. « Nous nous étions alors totalement engagés, améliorant sans cesse nos performances, notre productivité et nos délais de rendu de résultat et ce, en des temps records. À tel point qu’au plus fort des vagues précédentes, les laboratoires privés de ville ont pu assurer plus de 80 % des tests de dépistage. S’il le faut et si, comme au printemps dernier, nous sommes finalement appelés au secours, nous répondrons présents. Parce que c’est notre devoir de professionnels de santé. Mais que l’on ne vienne pas, quelques semaines plus tard, nous reprocher des délais trop longs ou des queues ‘ inacceptables ‘ devant nos laboratoires ! » Et de conclure « Cette crise sanitaire était l’occasion de faire sauter les verrous. Cela n’en prend malheureusement pas le chemin. »

Confinement : impact psychologique

L’IRDES a objectivé le sur-risque de survenue de détresse psychologique chez les malades chroniques ou ayant un handicap au cours du confinement. L’Institut souligne l’importance de prendre en compte les besoins spécifiques de ces populations.

Détecter les violences conjugales

La prévalence de ces violences est estimée à 26 % en France. Peu de professionnels de santé effectuent un dépistage et une prise en charge efficace. Santé publique France publie le questionnaire Woman Abuse Screening Tool (WAST) validé en français.

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