1,2, 3 Questions – Stéphan de Butler d’Ormond

Stéphan de Butler d’Ormond, président du Groupe SantéCité

Préserver la Santé Publique

Les coopérateurs de SantéCité vont-ils devenir des « entreprises à mission » ?

Au sein de SantéCité, nous sommes des entrepreneurs égaux assis côte à côte et libres, chacun décidera s’il veut devenir « entreprise à mission », statut autorisé par la loi Pacte. Nous bénéficions d’une énergie formidable, d’un entraînement vers un progrès collectif, chacun regarde ensuite comment il veut avancer.

Nous partageons des valeurs : notre mission est plus que soigner, elle est de préserver la santé publique. Notre engagement va au-delà de l’acte de soin technique contractuel. Nous partageons cette responsabilité aiguë de la santé de nos territoires. Cette raison d’être, nos hôpitaux, dont certains ont plus de 100 ans au service de la population, la connaissent bien. Ils accompagnent au fil des générations la santé de leur population, qui les reconnaît en retour comme des acteurs sanitaires de confiance. Nous ne cherchons pas la différence, mais plutôt la préférence, car capital confiance nous donne aussi des devoirs. Si la raison d’être est claire, la déclinaison administrative de la « mission » de l’entreprise est plus difficile car cette dernière doit s’assurer de manière durable dans le temps, et renforcer l’entreprise sans la fragiliser. Cette mission doit donc entraîner l’entreprise dans son développement et non l’affaiblir surtout quand sa rentabilité est fragile. Cela nécessite une maturation de notre raison d’être.

Comment êtes-vous entré dans une politique RSE ?

Dans l’esprit, nous l’avons intégré très naturellement au sein des hôpitaux SantéCité. Ensuite, cette politique s’appuie sur une méthodologie mesurée et évaluée (le label THQSE), vue au départ comme une contrainte, mais qui permet de structurer la démarche et traduit notre vocation. Chemin faisant, certains ont réalisé qu’elle rendait compte de tout le travail déjà réalisé dans l’établissement.

Le salarié est partie-prenante. Nombre ont compris que nous avions dépassé le capital de pérennité de notre planète. Nous leur donnons la possibilité dans leur propre entreprise de participer au changement nécessaire. Également, nous embarquons les médecins dès lors que nous abordons l’écosystème sanitaire du patient qui a un impact sur l’acte de soin dont il a la responsabilité. Les démarches des 1 000 jours du nouveau-né, contre le tabac, notre engagement dans Mars bleu, Octobre rose, dans les causes sanitaires comme l’endométriose sont les composantes de cette mission de préservation de la santé publique qui leur parlent fortement.

Comment avancez-vous dans cette démarche ?

2 établissements coopérateurs sont déjà labellisés THQSE et nous avons révélé que 5 établissements  disposent d’ores et déjà des pré-requis. Nous élevons progressivement la maturité de nos établissements au sein d’un référentiel commun : Les très bons continuent à progresser, ceux qui démarrent avancent pas à pas. Chacun passe par des seuils de maturité. Le directeur crée le terrain favorable à l’expression de cette culture collective, cultive l’esprit de solidarité et aide l’entraînement naturel de tous.

Nous organisons au sein de notre Groupe une dynamique commune avec un Groupe expert de coopérateurs engagés dans la RSE et nous nous faisons accompagner au niveau du siège du Groupe ainsi qu’au niveau des établissements engagés.

La RSE est un des piliers de nos valeurs. Nous sommes convaincus que la dimension sociétale et sociale de l’entreprise présenteront un formidable enjeu que nous devons saisir au sein de notre profession.