Actus Santé du 13h N° 582

Retex Covid : 40 recommandations

La Mission indépendante nationale sur l’évaluation de la gestion de la crise Covid-19 propose notamment le renforcement de la santé publique et des ARS au niveau départemental.

 

À retenir :

Proposition n° 26 : Mettre en place un plan de renforcement des ARS au niveau départemental et à cette occasion, doter les délégations territoriales de moyens humains adaptés sur le plan qualitatif. Cette évolution doit s’accompagner d’une clarification sur le schéma de gestion de crise, rappelant le rôle de coordination du préfet de département.

Proposition n° 27 : Renforcer l’effort de réduction des facteurs de risques (ex. obésité, alcoolisme, tabagisme, sédentarité, etc.) selon une logique d’« aller vers », auprès des populations les plus exposées aux infections émergentes.

Proposition n° 28 : Améliorer le dispositif de prise en charge des personnes âgées en établissement.

La Mission dégage six enseignements principaux :

  1. Le niveau de préparation à la crise s’est révélé insuffisant. Il s’est principalement traduit par la pénurie de masques de protection individuelle, la très lente montée en charge des capacités de test, la fragilité et la non exhaustivité des systèmes d’information nécessaires au simple décompte des cas, des hospitalisations et des décès imputés à la Covid, et de façon plus générale par l’instabilité du pilotage opérationnel.
  2. La faiblesse récurrente de l’anticipation s’est traduite par la répétition de retards dans la prise de décision dans plusieurs domaines.
  3. La complexité de la gouvernance et la centralisation excessive ont fait perdre de l’efficacité au pilotage de la crise en même temps qu’elles nuisaient à l’acceptabilité des mesures.
  4. Les autorités ont su tirer les enseignements de leur expérience pour améliorer le pilotage au fil des mois sur plusieurs points importants.
  5. La réactivité, l’engagement et la mobilisation des acteurs ont été remarquables tout au long de la crise. Elles ont souvent permis de compenser le manque d’anticipation des pouvoirs publics.
  6. La réponse économique française a été globalement à la hauteur du choc subi, y compris en comparaison internationale.

Le groupe Vivalto Santé devient « entreprise à mission »

6 engagements à visées sociale, sociétale et environnementale ont été définis et validés par les actionnaires à 99 %. Le Groupe Vivalto Santé est donc désormais pleinement une « entreprise à mission » au sens de la Loi Pacte du 22 mai 2019.

Sa raison d’être inscrite dans ses statuts est la suivante : « Fondée sur un partenariat original et innovant avec les médecins, et un engagement fort des femmes et des hommes du groupe, notre mission est de soigner et d’accompagner les patients tout au long de leur parcours de soins et de leur vie. »

  1. Placer notre système de gouvernance partagée au cœur de nos activités, pour répondre aux évolutions des besoins de santé ;
  2. Proposer et rendre accessible une prise en charge globale à tous les patients avec notre organisation territoriale ;
  3. Développer avec nos équipes les conditions pour entretenir une dynamique collective et favoriser l’inclusion professionnelle ;
  4. Œuvrer à la croissance, la performance durable et la pérennité de l’entreprise ;
  5. Maîtriser notre empreinte environnementale ;
  6. Participer activement la recherche et l’innovation, que ce soit au profit de nos patients, de nos médecins, et de nos salariés.

Le Groupe Vivalto Santé a été ainsi le premier groupe de l’hospitalisation privée à s’être engagé dans cette démarche.

Le droit des générations futures

La cour suprême allemande de Karlsruhe a retoqué fin avril en partie la loi allemande de 2019 sur le climat, la jugeant incompatible avec les droits fondamentaux car elle ne réduit pas suffisamment rapidement les gaz à effet de serre.

La loi allemande sur la protection du climat avait été approuvée par le gouvernement en 2019. L’Allemagne s’était engagée à réduire d’ici 2030 ses gaz à effet de serre de 55 % par rapport à 1990. La loi fixait aussi pour les secteurs de l’énergie, du bâtiment, des transports et de l’agriculture – conformément aux règles européennes – des limites supérieures de pollution à respecter.

Une coalition de neuf militants, soutenue notamment par les associations Fridays for Future et Friends of the Earth Germany (BUND), dénonçait une loi trop peu ambitieuse pour limiter le changement climatique. À compter de 2030, les jeunes d’aujourd’hui seraient alors contraints à une indispensable accélération des mesures pour la préservation de la planète. Les plaignants reprochent à l’État allemand un cadre juridique insuffisant pour réduire rapidement les gaz à effet de serre, dont le CO2 en particulier. Selon les plaignants, le point de non-retour au changement climatique pourrait-être franchi et mettre à l’avenir des millions de vies en danger.

Le tribunal a conclu que cette loi était incompatible avec les droits fondamentaux dans la mesure où elle ne comporte pas de spécifications suffisantes pour de nouvelles réductions d’émissions à partir de 2031. Dans un communiqué, la cour a déclaré : « Les dispositions contestées violent effectivement les libertés des plaignants, dont certains sont encore très jeunes. » Condamné, l’État allemand doit pour le 31 décembre 2022 préciser les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront mises en place au-delà de 2031.

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