1,2, 3 Questions – Dr Benjamin Le Jacques & Didier Delavaud

Dr Benjamin Le Jacques, chirurgien de la main et du poignet & Didier Delavaud, directeur général de l’Hôpital Privé du Confluent, Nantes (44)

Docteur Le Jacques, vous êtes l’un des médecins du Centre Main Sud-Loire qui vient tout récemment d’ouvrir au sein de l’Hôpital Privé du Confluent. Le Centre prend en charge toutes les urgences de la main 7 jours/7 et 24h/24, pouvez-vous nous présenter l’activité de cette filière d’urgence ?

Le Centre Main Sud-Loire traite un volume d’urgences très important. Celles-ci représentent 50 % des interventions, alors que dans d’autres secteurs, la proportion est plus souvent de l’ordre de 80 % d’interventions programmées et 20 % de soins urgents. Avec les arrivées successives des Drs Thong et Hannebicque, notre équipe de chirurgiens spécialisés s’est renforcée et nous avons pu nous organiser pour proposer, en étroite collaboration avec le service des urgences de l’établissement, un accueil et une prise en charge 7j/7 et 24h/24 de l’ensemble des lésions de la main. Cette disponibilité de l’équipe est indispensable lorsque l’on sait que presque 60 % des plaies de la main nécessitent l’intervention d’un chirurgien.

Notre centre est organisé en véritable filière de soins. L’ensemble des acteurs, chirurgiens, urgentistes, orthésistes, kinésithérapeutes, rééducateurs, neurologues, radiologues, rhumatologues et infectiologues, collaborent sur un même site. Cette équipe pluridisciplinaire offre aux patients un parcours complet et optimisé en leur permettant de trouver sur place, l’ensemble des consultations spécialisées nécessaires.

En termes d’expertise, la chirurgie de la main et du poignet est un secteur d’intervention vaste et varié qui profite régulièrement des nouvelles technologies. Nous restons tous les trois polyvalents dans notre pratique afin d’éviter toute perte de chance pour nos patients. Nous nous formons régulièrement aux nouvelles technologies, que ce soit pour la chirurgie cœlioscopique, l’arthroscopie ou la pose de prothèses. À l’Hôpital Privé du Confluent, nous disposons des outils radioscopiques, tours de tractions et de tout l’équipement indispensable à la chirurgie de la main et du poignet.

Monsieur Didier Delavaud, vous êtes directeur de l’Hôpital Privé du Confluent à Nantes, quel est le schéma d’évolution de votre service d’urgences ?

Notre établissement étant le seul service d’urgences (SAU) privé de Nantes, notre objectif est double : nous voulons répondre aux besoins de la population sur l’ensemble de notre périmètre géographique, notamment du Sud-Loire, et nous aspirons à proposer une offre complète sur l’Hôpital Privé du Confluent en matière d’urgences et de soins programmés. Actuellement, nous accueillons aux Urgences 33 000 patients par an. Le service est l’une des principales portes d’entrée de l’établissement puisque 30 % de nos patients hospitalisés arrivent par la voie des urgences. Ce service va considérablement s’agrandir et se moderniser grâce à un vaste chantier d’extension et de restructuration qui démarre cet été. Les réflexions ont porté sur la structuration des filières, l’amélioration de la prise en charge globale et la rapidité du traitement des arrivées, puisque nous prévoyons d’ici 5 à 7 ans plus de 40 000 passages par les urgences chaque année. L’enjeu est également citoyen car à travers ce projet, nous nous préparons dès maintenant aux évolutions démographiques de demain. Notre volonté est d’anticiper ces enjeux pour apporter une réponse pérenne et adaptée aux besoins en soins urgents de la population nantaise et alentours.

Monsieur Delavaud, quel point rapide feriez-vous sur la gestion de la crise Covid à l’Hôpital Privé du Confluent ?

La troisième vague au printemps 2021 a entraîné une activité Covid supérieure aux autres vagues. Notre activité de médecine et de soins critiques a été beaucoup plus importante. Notre établissement a reçu de l’ARS une autorisation dérogatoire pour 8 lits de réanimation. Toutes nos équipes ont été mobilisées et se sont une nouvelle fois adaptées pour faire face à l’épidémie.

Pour ce qui est de la vaccination, nous avons ouvert un centre de vaccination dès la troisième semaine de janvier. Nous sommes actuellement à 20 000 injections et nos salariés sont à 70 % vaccinés.