Réussir le SAS

Les réunions de mise en œuvre de l’expérimentation des SAS des 21 départements volontaires reprennent après l’interruption durant la crise d’un agenda lancé tambour battant en juillet 2020. Le point de départ du SAS est le désengorgement des services d’urgence, son point d’arrivée, plus ambitieux, est un nouveau service d’orientation de la population dans son parcours de soins. Le dispositif est structurel : la plateforme d’appel SAS vient s’interfacer entre tous les acteurs pour réguler à terme 100 % des appels des personnes qui nécessitent des soins non programmés en urgence vitale ou relative.

Si sur le papier, ce dispositif doit embarquer tous les acteurs d’un territoire, les retours de terrain d’adhérents indiquent une réalité différente qui appelle notre plus grande vigilance quant à la mise en place de la gouvernance et au fonctionnement de ces nouveaux Service d’accès aux soins. Tous les acteurs concernés, en premier lieu les centres de consultations non programmées privés, sont-ils intégrés ? Ce dossier, comme d’autres, dépend fortement des femmes et des hommes qui en prennent les rênes, peu nous importe s’ils respectent des règles d’équité des acteurs au titre de ce qu’ils représentent en termes d’offre de soins. Ainsi, il faudra éviter les a priori et les débats basés sur de simples ressentis et objectiver les décisions à partir notamment des datas mises à disposition par l’Observatoire des urgences.

La prise en compte de tous les acteurs et l’impartialité de la régulation à venir sont bien la clé de la réussite pour répondre aux attentes de la population. Pour y veiller, la FHP-MCO a créé un groupe de travail national de suivi des expérimentations, alimentez-le !

Frédérique Gama
Présidente de la FHP-MCO