Actus Santé du 13h N° 588

Journée des métiers FHP-MCO : merci à nos partenaires

Ils sont nos partenaires sans qui la 3ème Journée des métiers de demain mardi 6 juillet n’aurait pas lieu : un grand merci à notre grand partenaire : HELPEVIA.
Merci à CAHPP, GROUPE CEGI, COLLECTEAM, KALITIS, SODEXO, SOFTWAY MEDICAL.
Voir la dépêche FHP-MCO N°629

ARS, « un bilan en demi-teinte » selon les députés

La Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale a publié son rapport sur les ARS : périmètre de compétences « particulièrement ambitieux », gigantisme géographique, renforcement départemental, contre-pouvoir et subsidiarité.

Le large périmètre pose « la question de leur capacité à assurer l’ensemble de leurs missions », interrogent les rapporteurs. Le « procès en hospitalo-centrisme » doit être « relativisé » selon les auteurs du rapport mais ils notent en revanche « que leurs missions de régulation et de structuration de l’offre de santé ont pris le pas sur leurs missions de santé publique, ce qui ne peut qu’inquiéter au regard de la crise que nous vivons ».

Les rapporteurs restent attachés à la logique de la création des ARS : « celle du décloisonnement des questions de santé et du développement d’une vision globale de ces dernières ».

Pour répondre « au sentiment d’éloignement », les rapporteurs souhaitent que la gouvernance soit « repensée » sans ôter leur statut d’établissement public.

Ils appellent à un renforcement de l’échelon départemental et au « renforcement des contre-pouvoirs régionaux permettant de contrôler leurs actions ».

Enfin, les auteurs demandent à ce que la subsidiarité soit « le maître mot » de la réforme des ARS dans les années à venir.

Vaccination obligatoire des soignants

Selon le sondage Odoxa réalisé pour France Info et Le Figaro : 72 % des Français sont pour la vaccination obligatoire des soignants et 58 % de toute la population.

Les cliniques espagnoles ont pris en charge 30 % des patients Covid

Dans son rapport, l’Alliance espagnole de santé privée (ASPE) chiffre le rôle des 288 établissements privés en première ligne pour lutter contre le Covid, qu’elle qualifie de « plus grande campagne de collaboration public-privé de l’histoire de la santé espagnole ».

Presque un tiers des patients hospitalisés pour cause de Covid en Espagne l’ont été dans un établissement privé de l’Alliance.

Tous les domaines de soins ordinaires ont été affectés de manière inédite : les interventions chirurgicales ont diminué de 14 %, les urgences de 26 %, les consultations externes de 9 %, les admissions à l’hôpital de 14 %, et les recettes des soins intensifs de 16 %.

Par ailleurs, les hôpitaux généraux privés ont investi 312 % de plus dans les produits liés à la protection des professionnels.

Au cours de l’année 2020, et malgré les difficultés, les hôpitaux généraux (62 % de l’ensemble des hôpitaux privés espagnols) ont augmenté leurs effectifs de 6 % par rapport à l’année précédente, en incorporant 5 000 nouveaux professionnels, tant sanitaires (73 %) que non sanitaires (27 %). Le rapport rappelle que 26,3 % des soignants ont été malades à cause du Covid.

« La crise du coronavirus s’est avérée être la plus grande campagne réelle de collaboration sanitaire public-privé de l’histoire de la santé espagnole. Depuis le secteur privé de la santé, nous nous sommes donnés à fond dès le premier jour en mettant toutes nos ressources à la disposition des autorités sanitaires : des infrastructures et du personnel aux fournisseurs et à l’approvisionnement en matériel contre le Covid, en passant par l’établissement de circuits différenciés de soins pour d’autres maladies. Nous l’avons fait en vertu d’un principe de solidarité indiscutable compte tenu des circonstances que nous vivions », déclare Carlos Rus, président de l’ASPE.

Le gouvernement espagnol a reconnu le rôle de l’hospitalisation privée mais a laissé à la discrétion de chaque région la décision de l’aide et de la compensation, en faisant allusion au « Fonds extraordinaire Covid-19 » national de 16 000 millions d’euros. « Cela nous a placés dans une situation complexe de 17 scénarios régionaux différents et dans laquelle, dans la plupart d’entre eux, il a encore été impossible de parvenir à des accords. »

Article publié en collaboration avec l’UEHP.

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