Actus Santé du 13h N° 591

En 2023, 7 professions devront être certifiées

Médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues seront soumis à certification dès le 1er janvier 2023 tous les 6 ans.

HAS : un programme de travail chargé

La HAS vient de publier 36 pages pour porter à la connaissance de tous les travaux conclus en 2021, en cours ou poursuivis en 2022, au sommaire : chirurgie, cancer, personne âgée, maladies rénales, de l’appareil digestif, vaccination, e-santé, etc.

Pénurie des soignants : un sujet européen

40 000 infirmiers manquants dans les Ehpad et hôpitaux en Allemagne (149 jours sont nécessaires pour recruter un soignant), 60 000 professionnels de santé manquants en Italie, les fédérations de l’hospitalisation privée BDPK et AIOP expliquent leur situation…

Les trois quarts des hôpitaux allemands ont des difficultés à pourvoir les postes d’infirmiers vacants. Selon une publication de la BDPK (Fédération allemande des hôpitaux privés), plus de 40 000 postes d’infirmiers sont non pourvus rien que dans les maisons de retraite et les hôpitaux. Une analyse actuelle de l’Agence fédérale pour l’emploi sur la pénurie de compétences montre qu’il faut 149 jours pour pourvoir un poste vacant dans le secteur des soins de santé et des soins infirmiers. L’Allemagne connaît actuellement une importante pénurie de médecins, d’infirmiers et de thérapeutes. Cet écart se creuse d’année en année. Les raisons en sont l’augmentation du nombre de patients, le départ à la retraite des professionnels de la santé en raison de leur âge et la réduction du temps de travail due à l’évolution des exigences en matière de conditions de travail. Avec une loi visant à renforcer le personnel infirmier, le gouvernement fédéral veut maintenant réduire le nombre de postes d’infirmiers vacants.

Le ministre fédéral de la Santé, Jens Spahn, voit dans les conditions de travail l’élément déclencheur de la réduction supérieure à la moyenne du temps de travail des infirmiers et de la pénurie d’infirmiers qualifiés. Pour la BDPK, l’attractivité de la profession d’infirmier doit être renforcée afin d’attirer les nouveaux arrivants et ceux qui reviennent dans la profession. La BDPK s’engage à améliorer le profil de la profession infirmière et à développer des modèles nouveaux et innovants de répartition des tâches. Elle préconise également que la responsabilité du personnel revienne aux hôpitaux et que les spécifications rigides telles que les planchers de personnel infirmier et les objectifs en matière de personnel soient supprimées.

En Italie, des maisons de retraite entières, mais aussi des services entiers d’hôpitaux privés agréés, risquent de fermer, ou du moins sont en grande difficulté : l’urgence vient de la pénurie de personnel de santé, d’infirmiers et de médecins. De tout temps, ils ont préféré passer dans le secteur public, même pour un salaire similaire.

On estime qu’il y a une pénurie d’environ 60 000 unités. Cette situation alarmante a précédé l’urgence COVID, mais la pandémie a contribué à accroître le problème, au moment même où la nécessité de trouver du personnel a ouvert les portes du recrutement dans les structures publiques, auparavant freinées par une rotation beaucoup plus lente. Cela se produit précisément lorsque les soins de santé privés sont appelés à jouer un rôle plus complémentaire au sein du Service national de santé – plus que jamais – en ce qui concerne tous les services de santé sacrifiés par l’urgence pandémique.

Plusieurs régions ont déjà reçu des appels d’hôpitaux privés, demandant une solution – au moins temporaire – en prévision d’une réforme structurelle tant attendue. L’objectif est d’assurer la survie et le bon fonctionnement des établissements de santé privés, surtout dans une phase où, dans le cadre du paquet Santé, le Fonds de relance et de résilience prévoit également la mise en œuvre de « case di comunità ». L’enjeu est la prise en main d’un système de santé où les organismes de droit privé et ceux de droit public sont de plus en plus complémentaires et intégrés, garantissant le droit aux soins des citoyens italiens.

Il y a plusieurs propositions formulées par les associations professionnelles aux Régions, comme l’augmentation du nombre de places dans les écoles de formation, le report de l’entrée en service des lauréats d’un concours ouvert, les facilités pour le retour de l’étranger des nouveaux diplômés… Mais surtout, il y a la question de l’embauche d’infirmiers (mais aussi de médecins) de l’étranger, notamment de Cuba. Grâce à une relation déjà établie avec les professionnels de l’île, l’AIOP a soumis au ministre de la Santé en mars 2021, un projet de recrutement de médecins et d’infirmiers spécialisés, dont les coûts sont uniquement supportés par les structures associées. L’AIOP propose notamment de surmonter les obstacles bureaucratiques à un recrutement rapide. Le principal étant la reconnaissance temporaire de l’équivalence automatique des diplômes obtenus par les professionnels cubains, dont le niveau de préparation est universellement reconnu et qui sont formés dans un système similaire au système italien.

En interne, l’AIOP a pris des mesures pour rendre plus agile le lien entre la demande de personnel et sa disponibilité : c’est ainsi qu’est né AiopJob. Ce programme permet aux structures membres de l’AIOP de profiter d’une base de données en ligne de professionnels – possédant les qualifications requises pour un profil spécifique – disponibles pour travailler dans les structures sanitaires de plusieurs régions italiennes.

Article publié par l’UEHP : www.uehp.eu

Sécuriser le partage des données

Dans le cadre du Ségur de la santé, 1,4 milliard d’euros sera investi sur 3 ans dans la sécurisation du partage des données entre professionnels de santé et patients. En janvier, la plateforme « Mon espace santé » (incluant le DMP) sera généralisée.

Data chirurgie cardiaque : une publication de référence

La chirurgie cardiaque sous CEC, sujet majeur, fait l’objet d’un nouvel opus de la collection « Data » de la FHP-MCO. Cette analyse médico-économique réalisée par le Dr Michèle Brami, ex-médecin conseil du syndicat, est disponible.