1,2, 3 Questions – Pascal DELUBAC

Pascal DELUBAC, directeur territorial du groupe Elsan

Quand un manager doit être hospitalisé, lui est-il facile de choisir son propre établissement ?

Lorsque j’ai dû être opéré, j’ai d’abord interrogé le chirurgien pour savoir si cela l‘ennuyait d‘opérer le DG de la clinique où il exerce. Il m’a répondu immédiatement en souriant qu’il faisait la part des choses. À partir de là, ma décision a été prise très vite car j’ai une entière confiance dans les équipes et la structure.

Hospitalisé, qu’avez-vous principalement remarqué ?

La première chose, c’est le respect du secret professionnel. Même les praticiens que je côtoie au quotidien n’étaient pas informés de mon hospitalisation, ni avant, ni après. Je ne me suis jamais senti mal à l’aise, tout a été fait avec tact, mesure, et discrétion. Il y a un grand respect de l’intimité. Un patient est un patient. Ensuite, j’ai observé une équipe rodée, une fluidité dans la prise en charge, en fait, un vrai professionnalisme à tous les niveaux.

En termes de confort, j’ai particulièrement apprécié la lumière naturelle dans la nouvelle réanimation qui rythme la journée et apporte une temporalité là où elle peut se perdre. J’ai aussi apprécié la possibilité de décaler le repas du soir ce qui permet de conserver son rythme personnel.

Mon hospitalisation a eu lieu pendant la Covid et en définitive, j’ai trouvé que limiter les visites permettait au patient de récupérer plus rapidement. Je n’avais demandé aucune dérogation. À l’inverse, j’ai bien vu que cela permet aux équipes de travailler dans la sérénité sans le ballet incessant des visites.

En tant que « patient traceur » quel niveau de certification donneriez-vous à la clinique ?

Avec mention ! J’ai observé avec neutralité et bienveillance. J’ai vu sous un autre angle la mission de tous, le travail d’équipe, aide-soignant, infirmière, le professionnalisme de chacun, la façon dont l’ASH ordonnance son chariot, dont le brancardier suit sa checklist. J’ai constaté qu’en dehors de l’aspect humain, tout est protocolisé, quel que soit le métier. En tant que patient, j’ai trouvé très rassurant de voir le protocole appliqué intelligemment, et surtout expliqué !