Actu Santé du 13h N°649

Dialogue Santé : L’expérience patient

Le n°43 de Dialogue Santé édité par la FHP-MCO, à destination de vos médecins libéraux, arrivera dans vos boîtes aux lettres cette semaine. Il traite de l’expérience patient, un levier de transformation du système de santé.

+ 5% d’inscrits dans les formations

Les résultats de l’enquête annuelle menée par la DREES auprès des écoles des professions sanitaires montrent une augmentation de 5 % des élèves inscrits particulièrement les ambulanciers et les aides-soignants.

En 2021, 169 533 élèves et étudiants, dont 85 % de femmes, étaient inscrits dans l’une des 1 318 formations aux professions sanitaires en France métropolitaine et dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM). Parmi eux, 94 895 sont en formation d’infirmier (toutes années de scolarité confondues), et 30 673 en formation d’aide-soignant. Ces deux formations représentent 74 % du nombre d’inscrits en 2021 dans les 16 disciplines sanitaires du champ de l’enquête.

La hausse du nombre d’inscrits s’observe dans toutes les formations, sauf chez les psychomotriciens qui enregistrent une faible diminution (-0,2 %). Cette hausse est particulièrement prononcée chez les ambulanciers (+17 %) et les aides-soignants (+12 %).

Les inscrits en formation d’infirmiers progressent plus modérément (+ 4 %), toutefois le nombre d’inscrits en première année de formation d’infirmiers augmente plus fortement (+ 9 %).


Les innovations portées par l’article 51

En complément au Rapport au Parlement sur les expérimentations innovantes en santé, « L’atlas du 51 : les expérimentations par région – actualisation au 30 juin 2022 » référence pour chaque région les expérimentations autorisées au 30 juin 2022.


Mettre la santé au cœur de la COP 27

« Le changement climatique rend des millions de personnes malades ou plus vulnérables aux maladies partout dans le monde » déclare l’OMS qui appelle les décideurs à la COP 27 à mettre la santé au cœur des négociations.

Extraits du communiqué de presse de l’OMS : « Notre santé dépend de la santé des écosystèmes qui nous entourent, et ces écosystèmes sont maintenant menacés par la déforestation, l’agriculture et d’autres changements dans l’utilisation des terres et le développement urbain rapide. L’empiétement de plus en plus profond sur les habitats des animaux augmente les possibilités pour les virus nocifs pour l’homme de faire la transition depuis leur hôte animal. Entre 2030 et 2050, le changement climatique devrait entraîner environ 250 000 décès supplémentaires par an dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique. Les coûts directs des dommages pour la santé (c’est-à-dire, à l’exclusion des coûts dans les secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture, l’eau et l’assainissement), sont estimés entre 2 et 4 milliards de dollars par an d’ici 2030. »

L’OMS appelle les gouvernements à mener une élimination juste, équitable et rapide des combustibles fossiles et une transition vers un avenir énergétique propre.

La politique climatique doit désormais placer la santé au centre et promouvoir des politiques d’atténuation du changement climatique qui apportent simultanément des avantages pour la santé. Une politique climatique axée sur la santé contribuerait à créer une planète avec un air plus pur, une eau douce et des aliments plus abondants et plus sûrs, des systèmes de santé et de protection sociale plus efficaces et plus équitables et, par conséquent, des personnes en meilleure santé.


Prématurité et phtalates : demande d’une mission flash

Le Réseau santé environnement (RES) demande une mission flash sur le lien entre la prématurité et l’exposition maternelle aux phtalates, motivée par une étude du Jama Pediatrics. Réduire de 50 % épargnerait 7 200 naissances prématurées selon le RES.

 

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