Un dynamisme au féminin

Les femmes sont omniprésentes dans nos établissements mais absentes des présidences de Conseil d’administration (11%), CME (9%) ou directions (26%). La parité est certes en route. Déjà à la FHP-MCO, avec une vice-présidente et 14 administratrices. Une très récente proposition de loi vise à atteindre 40% de directrices dans les hôpitaux d’ici 2018. Soyons les premiers à atteindre cet objectif ! Sans présager de ce que diront nos invitées chirurgiennes ou réanimatrices aujourd’hui à la 3ème édition du colloque « manager une clinique au féminin », les patients ne s’interrogent sans doute plus sur le genre masculin ou féminin du chirurgien auquel ils confient leur vie, pas plus qu’au statut public ou privé de l’établissement : ils veulent simplement la ou le meilleur. Pourtant le plafond de verre existe toujours en France comme ailleurs et ce colloque atypique dans notre secteur a toute sa place. Les femmes managers doivent adopter un mental de gagneuse. Comment ? Ce sont les conseils que nous attendons de nos deux invitées sportives de très haut niveau. L’une d’entre elles est championne du monde de boxe anglaise et termine ses études de médecine aux urgences. Des directeurs intéressés par ce recrutement ?

Ségolène BENHAMOU
Vice-présidente du syndicat national FHP-MCO

Retour sur le 5ème « chat » politique FHP-MCO

Le député Philippe JUVIN, Lamine GHARBI  

Philippe JUVIN, député européen UMP, maire de La Garenne-Colombes nous a fait l’honneur hier de répondre en direct à vos questions réponses. (Consulter le chat)

Un début certes mais timide
Sur les 282 demandes d’agrément examinées, 81 terrains de stages ont été agréés et 61 internes ont été accueillis en novembre dans les cliniques. Ces postes recouvrent essentiellement les spécialités d’anesthésie, de soins de suite et de réadaptation, de psychiatrie ou de médecine générale… mais très peu sont ouverts en chirurgie ce qui était pourtant le premier objectif ! Prochain « round » en mai.

Des « CRUQPC » pour les cabinets de ville
À l’occasion des 10 ans de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, le ministère de la santé a fait savoir qu’il voulait améliorer la « connaissance des instances de conciliation existantes » et procéder à « l’extension de la représentation des usagers en cabinet de ville« . Elles pourraient également être étendues au secteur libéral et de premières expérimentations sont à l’étude.

Transporter mieux
Les dépenses liées aux transports de patients ont pesé pour plus de 3,7 milliards d’euros en 2010, dernier chiffre CNAM. Cela représente moins de 3 % des dépenses totales, mais jusqu’à récemment ces coûts étaient en continuelle progression. Les ARS sont désormais chargées de plafonner le volume de prescriptions de transports. Des délégués de la CNAM visitent aussi les généralistes et spécialistes pour les informer que ceux-ci ne délivrent de prescriptions de transports en véhicule sanitaire léger (VSL), d’un coût moyen de 30 €, ou en ambulance, trois fois plus cher, que s’ils sont vraiment « justifiés« .

Les médecins votent à droite
Les médecins votent Sarkozy mais avec moins de conviction qu’en 2007, lorgnant davantage vers le centre puis vers la gauche. C’est ce que nous apprend un sondage IFOP/Quotidien du médecin. Le trio gagnant serait : Nicolas Sarkozy (36 %), François Hollande (26 %), François Bayrou (19 %). Puis, Marine Le Pen est loin derrière – avec 6 % d’intentions de vote, suivie par Eva Joly – 4%, Jean-Luc Mélenchon – 3,5 %. Nicolas Dupont-Aignan. Les « petits » candidats ne séduisent pas les médecins. Et si le second tour se jouait aujourd’hui, Nicolas Sarkozy l’emporterait avec 58 % des suffrages, et devancerait François Hollande de 16 points. Il y a cinq ans, pour le second tour, 75 % des médecins sondés choisissaient le candidat UMP – qui a perdu 17 points en cinq ans – et 25 % votaient PS – 17 points de mieux aujourd’hui.

La naissance douloureuse du secteur optionnel
Le conseil de la CNAM a émis la semaine dernière un avis défavorable sur les deux projets de textes, l’un visant à porter à 50 % le taux maximum de dépassement autorisé dans cette option (proposée sur la base du volontariat aux chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes de secteur II) et l’autre incluant le remboursement de l’intégralité de ces dépassements dans les contrats complémentaires dits responsables (ceux qui sont aidés fiscalement, soit 90 % des contrats). La CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la Mutualité française, l’UNAF le CISS (usagers) et la FNATH (accidentés de la vie) se sont prononcés contre ces textes. Seule l’UPA a voté pour, tandis que le MEDEF et la CGC ont pris acte. « Un des arguments mis en avant pour justifier ce vote négatif a été l’absence dans le dispositif proposé de toute mesure d’encadrement des dépassements dans le secteur à honoraires libres », explique le président CFDT de la CNAM, Michel Régereau.

Dépassements d’honoraires : quelle suite ?
Parmi les 249 praticiens en secteur 2 épinglés par l’Assurance maladie, plus de la moitié sont des spécialistes, dont une majorité de gynécologues-obstétriciens, et 79 médecins dits à exercice particulier (acupuncteurs, homéopathes…). La CNAM épingle aussi 28 médecins hospitaliers qui exercent une activité libérale à l’hôpital public. À tous, elle a adressé un courrier leur demandant des explications sur leur comportement. Selon leur réponse, elle décidera ou non de signaler leurs pratiques abusives à leur conseil départemental de l’ordre des médecins, seul habilité à les sanctionner. Devant la mansuétude habituelle de l’ordre, l’Assurance maladie souhaite pouvoir à l’avenir sanctionner directement de tels abus.

Prothèses : après les seins, les hanches
L’AFSSAPS a publié vendredi dernier sur son site Internet une mise à jour de ses recommandations relatives au « suivi des patients porteurs de prothèse de hanche de couple de frottement métal-métal« . Les chirurgiens recontactés par l’Agence sont invités à joindre les patients concernés. Le BMJ publiait sur son site Internet une enquête menée conjointement avec la BBC et qui évoque de possibles risques d’exposition à des substances toxiques pour les patients porteurs de prothèses de hanche dites « métal sur métal » (MoM), constituées d’un alliage à base de chrome et de cobalt. « À ce stade, il n’est pas possible d’établir un lien formel entre une anomalie clinique ou radiologique et un taux particulier d’ions métalliques », souligne l’AFSSAPS. Des recommandations sur la standardisation des méthodes de dosages des ions métalliques seront prochainement formulées par l’Agence. Concernant les dispositifs médicaux, les autorités souhaiteraient sélectionner, par une liste positive, les achats par les établissements de santé des produits les plus sensibles.

Opération « un voisin malade »
Apporter les médicaments au monsieur du dessous, aider la voisine de palier pour son retour de l’hôpital… Lancée lundi par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et Voisins solidaires, l’opération « Un voisin malade » incite toutes les bonnes volontés à se montrer attentives à son voisin et surtout s’il est malade. Une bonne idée à reproduire.

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