3 questions à Marcel Hermann, Président du nouveau groupe Médipôle Sud Santé et Médi-Partenaires

Médipôle Sud Santé et Médi-Partenaires se rapprochent pour former le n°2 de l’hospitalisation privée en France.

Marcel Hermann, Président du nouveau groupe

Quelles motivations vous ont poussé à oeuvrer au regroupement de Médipôle et Médi-Partenaires ? Le mot est exact, il s’agit bien d’un regroupement. Il n’y a pas de changement de stratégie générale des deux groupes Médipôle et Médi-Partenaires. Il y a juste une continuité de deux projets d’entreprises qui, depuis leur création, ne cherchent qu’à déployer les meilleurs moyens au profit de leurs praticiens libéraux afin de les accompagner dans la réalisation de leurs projets médicaux ou chirurgicaux. Et cela dans chaque territoire de santé, chaque région, pour tisser les meilleurs réseaux de soins au profit unique des patients traités. C’est cette qualité de partenariat dans un accompagnement réciproque qui fait la reconnaissance de toutes nos équipes médicales et donc en retour, de nos établissements. Cette opération de regroupement, si elle a été objectivement rapidement convenue, a trouvé son fondement sur une reconnaissance réciproque d’une culture d’entreprise très similaire. Porter ces principes et ces projets dans chaque département de 3 régions ou de 11 aujourd’hui, ne change pas fondamentalement les objectifs des 60 structures de santé et de tous leurs acteurs dans leur accompagnement aux patients de proximité. L’amplification de nos capacités par ce regroupement, c’est aussi s’apporter mutuellement les meilleures méthodes pour accroître ou au moins préserver nos capacités d’investissement pour tous ces établissements. Bref, consolider nos meilleures expertises et en faire de vraies synergies.

L’hospitalisation privée, doit-elle encore se consolider ? et si oui, jusqu’où ? Le secteur continuera très probablement à se consolider. L’économie de la santé au plan national et la différenciation des tarifs très défavorable malheureusement au secteur privé, a conduit les nécessaires regroupements d’abord localement, puis ensuite plus largement pour certains. Les consolidations du secteur sont là pour permettre de pouvoir poursuivre les investissements lourds surtout en MCO, malgré les dégradations des marges liées aux impacts tarifaires, et en même temps pouvoir conserver un peu de lisibilité au projet social d’entreprise que nous portons tous à travers un fort niveau d’emploi. En même temps dans cet univers d’adversité subie, la qualité de l’hospitalisation privée en France a clairement progressé. Alors, ce sera surtout l’intelligence et la qualité de toutes les formes de regroupement qui feront les réussites de demain.

Marisol Touraine a déclaré vouloir baisser l’ONDAM à 2,1%, puis 2%, puis 1,9% en 2017, comment voyez-vous l’avenir de votre groupe ? Il faudra bien, un jour, que l’équité dans les traitements des conditions concurrentielles publiques et privées arrive. L’Etat devant être plus responsable de la dépense globale de santé au regard de la gestion de sa dette, c’est juste ce que nous faisons dans nos entreprises au quotidien. Que les budgets se dégraissent un peu, cela paraît logique, mais leur transcription tarifaire ne peut pas éternellement se faire au détriment du secteur privé pour la même activité. Alors oui, je vois un avenir radieux pour mon groupe. Nous aurons plus de poids pour se faire entendre et surtout ensuite pour se faire comprendre. Démontrer qu’une telle opération à l’échelle nationale du secteur de l’hospitalisation privée, c’est vouloir aussi démontrer que nous devons toujours dans une entreprise, quelle que soit sa taille, avoir confiance en l’avenir, car cet avenir, c’est nous qui le construisons. Notre métier est un beau métier, toutes les entreprises de ce secteur ont en plus la noblesse que confère un projet de santé.

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