Une fusion régionale déjà réalisée

« La fusion des trois régions Champagne-Ardenne, Alsace et Lorraine prévue au 1er janvier ne va pas changer fondamentalement les choses pour nous à la FHP », déclare le Dr Jean-Louis Desphieux, président Champagne-Ardenne. Côté tutelles, l’ARS sera à Nancy. « Nous avons aujourd’hui une FHP de moyens qui couvre déjà les trois régions. Pas de changement pour la FHP, l’ARS restera en face de chez nous ! Toutefois deux annexes à Châlons-en-Champagne et Strasbourg sont prévues », précise Alexandra Paya, déléguée régionale. « Nous avons de très bonnes relations avec notre DGARS de Lorraine qui se trouve être le préfigurateur de la grande région. Il n’est pas dogmatique et a une vision plutôt pragmatique qui vise avant tout le service rendu aux patients », complète le Dr Jacques Delfosse, président de la FHP Lorraine et Nord-Est.

Côté FHP, une seule déléguée régionale mais combien de présidents ? « Nous entamerons la réflexion lors de notre assemblée générale qui se tient vendredi car revoir notre gouvernance implique un changement statutaire. Il s’agira de trouver une solution facile qui conviendra à tout le monde. L’objectif est que le secteur soit bien représenté et que la FHP Nord-Est soit forte, ensuite peu importe la personne », souligne le Dr Desphieux. « Nous avons créé une commission au sein des trois syndicats dans le cadre de ce projet de grande région. Notre organisation aujourd’hui est simple et sera demain reproductible », déclare le Dr Delfosse. « La FHP Nord-Est était déjà centrée à Nancy et le restera. Pour notre part en Alsace, la situation est particulière car 90 % des établissements de santé sont confessionnels, catholiques, protestants ou juifs. Il s’agit d’un héritage qui date de 1904 de la non séparation de l’église et de l’Etat. Avec nos 8 établissements de santé privés, nous démontrons qu’une offre de soins efficace privée est toutefois possible. Nous défendons notre place », déclare le Dr Gilles Rochoux, président de la FHP Alsace.

Les 35 établissements de santé privés MCO du nord-est scrutent avec beaucoup d’inquiétude l’avancement de la mise en oeuvre des GHT. « Pour le moins, nous voulons être associés en amont de la discussion et en aucun cas en dernière minute », précise Alexandra Paya. « Pour le moment, nous n’avons aucun signe de l’ARS mais ce calme préfigure-t-il une tempête à venir ? », s’interroge le Dr Desphieux. Prêt à en découdre, il croit fortement par ailleurs à la création de GHT privés dont il caresse l’idée depuis déjà quelques années. « Dans une même région, il faut impérativement trouver des collaborations possibles. Je suis persuadé que c’est une piste d’avenir pour notre secteur. » « L’hospitalisation privée est peu développée dans notre région par rapport à d’autres régions comme le sud-ouest ou le sud-est. Même si globalement nos relations avec les tutelles sont plutôt bonnes, nous sommes frustrés par la distribution des allocations. Néanmoins, je reste confiant », confie le Dr Delfosse.

Chiffres

35 établissements MCO
6879 salariés médicaux et paramédicaux
3830 places et lits MCO, soit plus de 17 % de la capacité d’accueil en MCO

32 % de l’ambulatoire
35 % des séjours en chirurgie
19 % des accouchements
28 % des traitements par chimiothérapie
31 % de la dialyse (IRC hors péritonéale)
41 % des séances de radiothérapie
4 structures d’urgence soit 5 % des passages en urgences

 

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