Adoption de la loi de santé

La loi de santé est définitivement adoptée

C’est dans un hémicycle quasi vide que le marathon de 18 mois d’examen et de mobilisation des professionnels de santé s’est achevé. A main levée : les députés LR ont voté contre, les députés PS, pour. Une quarantaine de médecins ont tenu à être présents devant l’Assemblée pour rappeler qu’ils n’appliqueraient pas cette loi, et pour présenter les prochaines actions de mobilisation à partir de janvier.
L’ensemble des syndicats de praticiens et la FHP ont prévu de saisir le Conseil constitutionnel.

Le CNOM s’élève contre « l’ubérisation de la santé »

« L’Ordre lance une mission pour examiner la conformité de diverses prestations médicales au regard de la déontologie médicale (…) Il constate un risque de dérive vers du commerce électronique non régulé », précise-t-il. Un communiqué de presse qui succède à celui de la CSMF en phase avec le déluge de critiques sur la toile des médecins libéraux condamnant une nouvelle plateforme de soins qui propose un 2ème avis pour la modique somme de 295 euros. Des conseils délivrés par des professeurs en médecine, et un projet cautionné par des anciens présidents d’organisations ou associations de patients.

La « grande consultation » : 30 000 praticiens ont répondu au CNOM

Cette consultation met en évidence des praticiens fiers à 89 % d’exercer leur profession ! Mais 57 % d’entre eux (61 % chez les libéraux exclusifs) jugent leur charge de travail excessive.
Le cahier de doléances est long : 97 % estiment subir trop de contraintes réglementaires, économiques et administratives, 98 % d’entre eux veulent augmenter le temps consacré spécifiquement aux soins en réduisant les tâches purement administratives.
76 % assurent que l’exercice au quotidien est plus difficile qu’il y a dix ans. Seul un médecin sur deux recommanderait à un jeune de suivre sa voie !
74 % des praticiens sont insatisfaits de leurs rapports avec les pouvoirs publics, le pourcentage baisse à 55 % s’agissant de leurs liens avec l’assurance-maladie et les ARS.
Seuls 20 % des praticiens sont favorables à un système ouvert aux acteurs privés, et 61 % veulent qu’il reste aux mains des pouvoirs publics.
Une photographie de la profession qui sera largement évoquée le 11 février lors de la Conférence nationale de santé à l’initiative du Premier ministre.

Un bilan positif de la campagne sur l’ambulatoire à l’initiative de la FHP Haute-Normandie

Rencontres, conférence (plus de 100 médecins, soignants et administratifs), ateliers, pleines pages dans le quotidien, les 28 cliniques se sont mobilisées une semaine durant autour de la thématique de l’ambulatoire.
« Même si on est sans cesse pris par le quotidien et que ce n’est pas évident de s’investir naturellement dans un premier temps, cette semaine est vraiment à retenir car cela crée de la dynamique dans les établissements de santé et on a besoin de cela », déclarait Gilbert Beissy, directeur de la Clinique Bergouignan à Evreux.
« Le format d’une semaine avec des rendez-vous tous les jours apporte un côté pédagogique autour de l’ambulatoire », selon Jean-Luc Dubois, directeur de la Clinique Mathilde à Rouen.
« Cela a permis de mettre en vitrine l’activité ambulatoire des cliniques privées en local avec un vrai lien de proximité pour les patients. » Emmanuel Waechter, directeur de la Clinique d’Yvetot à Yvetot.
Enfin, la FHP Normandie travaille avec l’ARS, le CHU, la FHF et l’Ordre des médecins à la rédaction chaque mois d’une émission télévisée consacrée à la santé dans la région Haute-Normandie et intitulée « Mon émission santé ». Cette émission est diffusée sur la chaîne télévisée locale, la Chaîne Normande.
Pour visionner « Mon émission santé ».

Appui méthodologique pour les blocs opératoires

Le projet « Solutions organisationnelles » impulsé par l’ANAP vise à modéliser et diffuser des solutions adaptées aux besoins exprimés par les professionnels de terrain. Elle organise dans le cadre des « Solutions organisationnelles pour les plateaux médico-techniques » des formations sur la thématique des blocs opératoires, dont les premières sessions d’appui méthodologique auront lieu en janvier, février et mars 2016.

Dans le prolongement, cette démarche va s’étendre en 2016 à la thématique des urgences, pour laquelle l’ANAP lance un appel à candidatures pour constituer un « groupe utilisateur » sur ce thème.

Pour s’inscrire aux sessions sur les plateaux médico-techniques :
https://www.inscription-facile.com/form/fEJ5NBEW9rpLvbDIXwxH

Pour candidater pour le « groupe utilisateur urgences » :
http://www.anap.fr/actualites/appels-a-candidatures/appel-a-candidatures-groupe-utilisateurs-urgences/

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