Les chiffres clés de l’e-santé

Télémédecine, applications mobile, serious games, objets connectés… Le numérique gagne du terrain dans le domaine médical. Une tendance synonyme d’innovations, de meilleurs soins et d’économies. La preuve en chiffres.

Un marché en plein essor

Selon une étude du cabinet Precepta (1), le secteur français de l’e-santé est estimé à 2,7 milliards d’euros en 2014, contre 2,4 milliards en 2012. Il devrait progresser de 4% à 7% par an d’ici 2017.

La santé 2.0 pourrait ainsi répondre à trois grands défis :
– Améliorer la qualité des soins (optimisation du temps médical, meilleure organisation de l’offre autour du patient, lutte contre les déserts médicaux, etc.) ;
– Aider à la prévention en matière de santé publique (big data santé, quantified self, etc.) ;
– Assurer une meilleure gestion des comptes de l’assurance maladie (optimisation des pratiques et des actes, réduction des transports de patients et des périodes d’hospitalisation, etc.).

A l’échelle européenne, la santé mobile pourrait faire économiser, à elle seule, 99 milliards d’euros sur les dépenses de santé (2).

Des médecins de plus en plus réceptifs


Bonne nouvelle : 81% des médecins estiment que l’e-santé est une opportunité pour la qualité des soins (3). Dans les faits, 60% des généralistes sont équipés d’une tablette tactile et 32% l’utilisent à titre professionnel. L’application la plus plébiscitée ? Celle du Vidal (4).

Côté mobile, 94% des médecins utilisent déjà leur smartphone pour leur travail. En revanche, ils ne sont encore que 8% à recommander des applications santé à leurs patients (5).

Des patients très demandeurs


Le premier bénéfice de l’e-santé pour les Français ? L’amélioration de la coordination des professionnels de santé (81%), devant un meilleur suivi des indicateurs biologiques comme le pouls, la tension ou encore le poids et la lutte contre les déserts médicaux (6).

Les Français se montrent en grande majorité favorables à son développement, notamment à la transmission électronique de leurs résultats d’examen médicaux entre professionnels de santé (87%), au renouvellement d’ordonnances à distance (84%) et à la réception de leurs données médicales ou de leurs résultats d’examen sous format électronique (81%). 20% des moins de 24 ans seraient même prêts à payer pour bénéficier d’une application mobile en matière de prévention (6).

Plus de 3 Français sur 4 seraient aussi d’accord pour communiquer par courriels, SMS et visioconférence avec leurs médecins : 83% pour une maladie chronique, 82% pour un suivi post-opératoire et 76% pour des questions de santé bénignes et/ou ne nécessitant pas d’osculation. 85% se déclarent enfin favorables à l’existence électronique de leur « Dossier Médical Personnel ». Presque tous sont prêts à l’alimenter, 62% en y mettant tous les examens et consultations qui les concerneraient (7).

Le plus gros frein au développement de l’e-santé selon les patients ? 41% craignent que le secret médical et la confidentialité de leurs données ne soient pas assez sécurisés. Une proportion qui grimpe à 50% chez les jeunes (6).
(1) Groupe Xerfi, 2014.
(2) Socio-économic impact of mHealth, An assessment report for the EU, PWC, juin 2013
(3) Baromètre santé 350. La santé connectée. Odoka pour Orange et MNHL.
(4) Baromètre annuel du Centre d’études sur les supports de l’Information médicale, septembre 2014.
(5) Etude Vidal, 2012 et 2013.
(6) Baromètre santé Ifop-Deloitte, 2015.
(7) Baromètre BVA-Syntec numérique, octobre 2013

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