Dialyse : de la transparence !

Registre REIN : la FHP-Dialyse demande une transparence des données à l’échelle de chaque établissement

Les établissements de santé qui accueillent des patients en insuffisance rénale chronique renseignent les données relatives au profil des patients et à leur parcours de soins, dans un réseau épidémiologique et d’information (registre REIN). Piloté par l’Agence de la biomédecine, ce réseau offre à la profession, à la communauté scientifique, aux pouvoirs publics et aux patients l’accès à des données agrégées, jusqu’à présent aux niveaux national et régional.
Les structures privées de dialyse demandent une transparence des données à l’échelle de chaque établissement. A défaut, elles ne peuvent pas décrire, sur des bases comparables et objectivables, les réelles prises en charge des patients.
« Loin de la craindre, nous revendiquons au contraire cette transparence. Il est grand temps de faire la lumière sur les bonnes initiatives et de corriger les autres ! Cette transparence permettrait de mettre fin à des idées préjugées et des postures dogmatiques trop souvent colportées sans éléments factuels », déclare le Dr Gilles Schutz, président de la FHP-Dialyse.
Cette transparence au niveau de chaque établissement est également revendiquée par la puissante association d’usagers Renaloo, mais jugée contre-productive et difficilement réalisable par la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux (FNAIR). « En France, la collecte des informations du registre REIN n’est pas obligatoire et tous les établissements y participent de manière bénévole. S’il s’agit à terme de comparer ces établissements entre eux et d’attribuer de bons et mauvais points, il y a fort à parier que certains rechigneront à communiquer leurs données. On peut s’en plaindre et le regretter, mais il nous faut également prendre la mesure du risque que fait courir cette transparence imposée à l’existence même du registre », explique la fédération dans son communiqué de presse.

Mamans, bébés et maternités auscultés

La fermeture de trois maternités privées en quelques semaines a été le dernier électrochoc nécessaire pour lancer « un plan Marshall ». Le Groupe Expert Naissance de la FHP-MCO réalise une enquête sur ses maternités adhérentes et dont les résultats seront diffusés vendredi 13 mai lors de la 2e journée de la Convention annuelle du secteur MCO dédiée à l’obstétrique.
Parallèlement, le ministère charge la DREES, en partenariat avec l’Inserm, de lancer une vaste enquête nationale du 14 au 20 mars pour mieux connaître l’état de santé des femmes et de leurs nouveau-nés, évaluer la qualité de la prise en charge et mesurer les facteurs de risque périnatal.

Les laboratoires d’analyses s’insurgent contre le harcèlement de la Cofrac

« Aujourd’hui, les laboratoires répondent comme ils peuvent aux harcèlements scandaleux de la Cofrac, organisme de contrôle de notre accréditation obligatoire, qui parfois, avant même d’interroger sur la mise aux normes, interroge sur la mise en vente ! », s’insurge Patrick Lepreux, président de Bioprat, syndicat des biologistes praticiens.
En 2007, le rapport IGAS sur le secteur des laboratoires d’analyses de biologie médicale confirmait la bonne qualité des analyses mais pointait un secteur atomisé et des revenus trop élevés : c’était le point de départ d’une réforme, puis d’une loi en 2013 qui autorise l’ouverture du capital à des non-professionnels, et impose de nouvelles normes coûteuses et accélère la restructuration du secteur. Bioprat soutient une restructuration modérée du secteur, privilégiant le laboratoire et regroupement de petite taille et partiel.

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