Marie-France Gaucher Présidente de la FHP Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC)

Quels sont les challenges qui vous attendent à la présidence de cette grande région ?

J’ai été élue le 29 juin dernier à Bordeaux à la présidence de la FHP régionale ALPC, une présidence élargie avec la fusion de trois régions, qui avait été validée en assemblée générale. Le challenge est de représenter de manière équitable et visible plus de 100 établissements – 25 cliniques viennent s’ajouter à celles de la région Aquitaine que je présidais. Nous allons donc nous employer à structurer cette fédération recomposée avec l’ensemble de ses adhérents. Je me suis engagée en conseil d’administration à faire le tour de cette grande région, afin d’aller à la rencontre des adhérents des territoires. Nous avons toutefois souhaité garder une représentativité territoriale au sein de notre conseil d’administration de manière à ce que tout le monde soit représenté. Nous avons donc deux vice-présidents, Christophe Régniez, ancien président de la FHP Poitou-Charentes et le Dr Bruno Alfandari, chirurgien, qui représente le corps médical au sein de notre CA. Isabelle Bielli-Nadeau, ancienne présidente de la FHP Limousin siège désormais au MEDEF Grande Aquitaine.

Votre bureau est situé à quelques mètres de l’ARS, les GHT demain vont se faire sans vos adhérents, qu’allez-vous plaider auprès de votre ARS ?

Nous allons rencontrer notre ARS à la rentrée notamment pour savoir comment vont-être organisés les GHT selon les territoires. Nous allons nous mettre en contact avec les directeurs des établissements publics qui piloteront les GHT pour voir quelles sont les actions possibles. De nombreux établissements privés sont incontournables sur leur territoire mais il faut rester très vigilants à ce sujet. Personne ne peut dire quelle sera l’attitude des établissements publics envers le secteur privé à l’issue de la phase de mise en place des GHT.

Quelles sont les dossiers d’actualité de la rentrée ?

La campagne tarifaire, qui est un sujet national mais dont les répercussions sont locales, donc c’est important de faire part de nos inquiétudes au directeur d’ARS. Nous avons une clinique dans Les Landes qui vient de déposer le bilan et de fermer, donc le sujet est bien réel. La planification du nouveau schéma régional d’organisation sanitaire, en préparation dès cet automne va donner lieu à des groupes de travail où nous souhaitons être très présents et proactifs. Le dossier sur la permanence des soins (PDS) a été très discuté en Aquitaine suite à des octrois et retraits de lignes de permanence à certains médecins. Dans ce cadre, nous avons mené des actions conjointes avec les URPS, avec qui nous entretenons de très bonnes relations, ainsi qu’avec les autres représentants des médecins. Nos relations sont avant tout celles de femmes et d’hommes qui veulent travailler ensemble. Nous avons l’habitude de préparer nos dossiers ensemble, chacun avec sa vision. Nous travaillons de concert à des relations harmonieuses et durables.

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