Interview du Dr Jacques Delfosse, Président de la nouvelle FHP Grand Est

Récemment élu président de la nouvelle FHP Grand Est, est-ce une nouvelle mission pour vous ?

Je milite au sein de la FHP depuis plus de 25 ans, donc oui je connais bien la mission qui m’attend. Après une période très active de syndicalisme national à Paris, j’ai opté depuis une dizaine d’années pour un militantisme régional. C’est à cette échelle que se trouve les réalités et les projets. Si Paris traite les sujets de fond, en région, nous traitons les sujets essentiels de terrain.

Cette recomposition administrative a-t-elle modifié votre rapport avec l’ARS ?

Non car globalement le poids de l’hospitalisation privée n’est historiquement pas déterminant dans l’Est comparé à d’autres régions où l’offre privée est très importante. Toutefois, nous sommes très bien représentés pour certaines spécialités dans certains départements. Pour être honnête, cela ne change rien pour les adhérents de Reims d’être rattachés à la Lorraine ou pour ceux de Nancy, à la Champagne-Ardenne. Mais ensemble, nous sommes en capacité d’entretenir un dialogue franc avec notre ARS comme nous l’avons eu avec Mr D’Harcourt et face auquel nous avons su faire entendre nos arguments. Nous construisons des alliances de personnalités de terrain et continuerons à dialoguer et faire valoir avec détermination notre existence.

Quels sont vos objectifs dans les 12 mois qui viennent ?

Faire travailler tout le monde ensemble ! Ensemble tout d’abord au niveau de cette nouvelle grande région. Disposer d’un président de grande région a un sens même si les enjeux sont au niveau des territoires de santé. Nous veillerons avec les deux présidents délégués, Jean-Louis Desphieux et Patrick Wisniewski, à ce que chaque adhérent d’un bout à l’autre du territoire, trouve sa place au sein de la FHP Grand Est.

Ensemble ensuite face aux GHT. La concurrence inter-privé n’est plus de mise et nous devons trouver une collaboration inter-privé au niveau des plateaux techniques, des équipes médicales, etc. Il est urgent de développer une culture « privé-privé » !

Ensemble, nous avons d’autres projets comme celui de créer une école d’infirmières qui viendrait compléter l’école d’aide-soignantes, le centre CFA, le centre de formation, etc. dont nous disposons déjà.

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