Pascal Delubac, Président de la Fédération de l’hospitalisation privée du Languedoc-Roussillon

Quels étaient les objectifs de cette soirée débat le 31 août sur le projet d’ordonnances de la réforme du droit du travail à la Maison de l’hospitalisation privée ?

Les enjeux de cette réforme sont fondamentaux pour un secteur comme le nôtre où les salariés représentent au moins 50 % des charges de nos établissements. Nous sommes des employeurs importants de main d’œuvre non délocalisable. Nous avions la publication de ces ordonnances dans le viseur depuis le départ. Nous avons organisé cette soirée en région, et avons reçu le professeur Paul-Henri Antonmattei, avocat associé et membre du conseil scientifique de Barthélémy Avocats. Plus de 80 directeurs, DRH mais aussi cadres de santé étaient présents : la preuve que ce sujet est vraiment très important pour notre secteur.

Quel est le grand enseignement de cette soirée ?

Je retiens que nous parlons de projet stratégique social. Ce projet de loi nous donne l’opportunité de sortir de la technique juridique pour élever le débat à un niveau stratégique et social. Au niveau national, régional et à celui de l’entreprise, nous ne pouvons faire l’économie de cette réflexion. Je retiens également que nous parlons de pragmatisme. Appliquer les 35h sans discernement au secteur était par exemple un échec. En revanche, la création d’un comité social et économique qui va réduire le nombre d’interlocuteurs et permettre des réunions mensuelles transversales et bien structurées est une excellente chose. Ensuite, il nous revient de trouver un équilibre entre ce qui relève de l’accord de branche et ce que nous allons discuter au niveau de la clinique. Mais je retiens que cela va déverrouiller le terrain qui souffre d’une vision archaïque. Enfin, dans un contexte d’exigences exponentielles, humaines techniques et organisationnelles, valoriser le dialogue social est très enthousiasmant.

Quelle suite allez-vous donner en région ?

Il est utile de laisser mûrir les ordonnances présentées. En région, nous avons deux missions : celle d’informer et de former les directeurs, DRH, cadres, et en tant que président de région, celle de s’engager et être actif au niveau national, notamment au niveau des instances nationales qui accomplissent un travail remarquable. Nous entrons dans une nouvelle dimension.

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