Qualité des soins

Afficher le taux de mortalité

La HAS travaille à la création d’indicateurs d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements hospitaliers, visant à mesurer le taux de mortalité par pathologie ou par acte à risque réalisé. Les premiers travaux en partenariat avec l’Assurance maladie porteront en 2018 sur l’infarctus du myocarde. Cette démarche existe déjà aux États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et en Allemagne. Les mesures sur la mortalité se feront 30 jours après l’admission ou la réalisation d’un acte. Les résultats seront communiqués dans un premier temps aux établissements puis au grand public. « L’élaboration d’indicateurs de mortalité doit permettre aux établissements de santé de s’auto-évaluer, se comparer et améliorer leurs pratiques », déclare la HAS. Cette démarche « doit également permettre à terme à chaque citoyen de disposer d’une information fiable, compréhensible et utile sur la qualité et la sécurité des soins dans les hôpitaux et cliniques en France ». La HAS souligne toutefois le risque pour certains « de modifier leurs pratiques afin d’obtenir, en apparence, de meilleurs résultats de mortalité ».

Certification des médecins

Agnès Buzyn lance une mission pour mettre en œuvre la «recertification des compétences des professionnels de santé ». À l’initiative du Conseil national de l’Ordre il y a deux ans, mais très critiqué par les syndicats de médecins, ce projet avait été abandonné. Aujourd’hui, les syndicats, bien qu’extrêmement prudents, sont ouverts à la discussion.

L’obligation du TPG est levée

Le gouvernement a déposé la semaine dernière un amendement au PLFSS pour abroger l’obligation du tiers payant à l’ensemble de la population, prévue au 30 novembre 2017, mais en maintenant cet objectif à plus long terme. Une décision motivée par le rapport de l’IGAS qui qualifie d’« irréaliste » la mise en oeuvre du TPG pour des raisons techniques.

Améliorer les urgences : des pistes de travail

Agnès Buzyn avance des premières pistes de travail pour améliorer les services d’urgence, notamment : améliorer la permanence des soins en médecine de ville et travailler sur la gradation des prises en charge au sein des GHT. Les sénateurs avaient rendu un rapport mi-septembre soulignant que « les services d’urgences doivent être regardés non comme un point d’entrée défaillant dans le système de soins, mais comme un miroir grossissant des dysfonctionnements de l’ensemble de notre système de santé », et proposaient 20 solutions concrètes.

Le PLFSS, en bref

En 2018, l’augmentation de l’ONDAM est votée à 2,3 %. 3 millions d’euros d’économies sont attendus (optimisation des achats, organisation des soins, et pertinence des actes). Les députés prévoient un fonds de 30 millions pour financer l’expérimentation du nouveau modèle tarifaire (financement au parcours). Enfin, 75 millions d’euros d’économies sont espérés sur les transports.

Stratégie nationale de santé : donnez votre avis

A partir de lundi 6 novembre, et pour 20 jours seulement (jusqu’au 25 novembre), s’ouvre la consultation publique sur la Stratégie nationale de santé 2017-2022. La ministre s’est engagée à présenter ce nouveau grand cadre national fin décembre.
Intervenez et donnez votre avis sur le site dédié : www.strategie.sante.gouv.fr

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