Repérage des violences faites aux femmes

223 000 femmes sont victimes de violences chaque année en France. Ce chiffre est difficile à ignorer. Un quart des victimes font appel en premier recours à un médecin. Nombre d’entre elles arrivent en situation de détresse dans nos services d’urgences.

Le repérage, la prise en charge et l’orientation des femmes victimes de violences font partie des missions de santé publique. Conformément à la circulaire du 25 novembre 2015, un référent « violences faites aux femmes » doit être identifié dans chaque établissement de santé autorisé pour l’activité de médecine d’urgence. Son rôle est de sensibiliser l’ensemble du personnel des services d’urgences à cette problématique, afin d’assurer une prise en charge coordonnée des femmes victimes par tous les acteurs concernés.

Aujourd’hui, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) interpelle les fédérations hospitalières. Elle constate que certains établissements de santé manquent à l’appel : plus de 600 référents ont été désignés dans 486 structures de médecine d’urgence, et 365 d’entre eux ont suivi la formation organisée par la MIPROF en 2016 et 2017.

La FHP-MCO rappelle donc aux directions d’établissements de santé MCO disposant d’un service d’urgences leur obligation de désigner un référent et vous informe qu’une nouvelle journée de formation est organisée le 25 juin prochain (inscription via l’adresse ci-dessous). Au-delà, nous vous encourageons à déployer plus largement dans vos établissements le dispositif de détection des violences faites aux femmes, en particulier dans les services de gynécologie-obstétrique.

Comme cela est fait dans plusieurs cliniques MCO, l’intégration systématique dans les questionnaires médicaux à destination de toutes les patientes, d’une question claire « Etes-vous victime de violence ? », permet d’améliorer la sensibilisation des professionnels et le repérage des victimes. Elle pourrait d’ailleurs être étendue à tous les patients.

Outre nos missions sanitaires propres, il s’agit de contribuer à transmettre un message simple : en France, la loi interdit et punit les violences.

Adresse d’inscription à la journée de formation du 25 juin : referentsurgences-formation@miprof.gouv.fr

Consulter la circulaire n° DGOS/R2/MIPROF/2015/345 du 25 novembre 2015

Ségolène Benhamou

Elue Présidente de la FHP MCO en décembre 2014, Ségolène Benhamou est PDG de l’hôpital Privé Nord Parisien à Sarcelles qu’elle dirige depuis 2005. Elle est membre du Comex de la FHP. Passionnée par les questions santé, elle est impliquée dans la vie de plusieurs organisations, notamment Santé Cité. Elle défend l’équité de traitement et la transparence des décisions des tutelles.

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(1) commentaire

  1. Plasticienne engagée, j’ai réalisé des oeuvres sur le sujet des violences faites aux femmes que j’ai pu présenter à 400 lycéens français pour la Journée des Femmes 2018. L’action est aussi la pédagogie et le débat.

    Une oeuvre intitulée « Phallocratie », à découvrir : https://1011-art.blogspot.fr/p/phallocratie.html, sur le sujet de la domination sociale, culturelle et symbolique exercée par les hommes sur les femmes.

    Quand l’art permet de parler toutefois avec humour de cette prégnance virile !

    Mais aussi une série sur les mutilations sexuelles intitulée « Infibulation ». Quand l’art permet de parler directement des MGF et d’ouvrir le débat.
    A découvrir : https://1011-art.blogspot.fr/p/blog-page.html

    Mais aussi une oeuvre plus pudique intitulée « Noli me tangere » sur l’inviolabilité du corps de la femme : https://1011-art.blogspot.fr/p/noli-me-tangere.html
    Dans les trois cas le dialogue fut incroyable avec les élèves .

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