Interopérabilité au service des patients : pierre angulaire de la santé connectée

À l’heure de l’avènement de l’IoT et des nouvelles technologies, la santé constitue un secteur d’avenir pour le numérique. De surcroît, si les dispositifs connectés interagissent ensemble pour former un écosystème fluide, le potentiel et les applications seront décuplés. En effet, le nombre d’objets connectés devrait représenter 36 milliards d’unités d’ici 2030. S’ils arrivent à « communiquer » ensemble et interagir avec des systèmes et produits, l’eSanté aura sans nul doute un bel avenir devant lui. Mais avant cela tout reste à faire, à construire. Alors, comment parvenir à cette adéquation entre interopérabilité et modernisation des parcours de soins pour les patients ?

La dématérialisation de la santé comme premier objectif

Pilier essentiel dans l’interopérabilité en santé, la dématérialisation des données telles que les ordonnances, bilans d’examens et autres documents est majoritairement adoptée par les professionnels. Cet usage vise à combler certains freins à un système de santé obsolète et à bout de souffle : désertification médicale, lourdeurs administratives et difficultés à prendre rendez-vous avec des spécialistes.

Si la pratique se démocratise, la numérisation des données de santé n’en est qu’à ses balbutiements. En effet, le système sera optimal quand un vrai référentiel au langage commun pourra traiter et analyser intelligemment toutes ces informations médicales.

Simplifier le parcours de soin du patient

L’un des fondements majeurs majeurs de l’accroissement de l’interopérabilité repose sur la volonté de mieux prendre en charge le patient. En effet, jusqu’à 60 % des diagnostics effectués sont erronés à cause d’une méconnaissance de la vision globale de l’état de santé du sujet. La possibilité de compiler et de mettre en corrélation tout un tas d’informations aura alors un impact positif dans les futures prises en charge.

Enovacom, société marseillaise éditrice de logiciels de santé, est devenue incontournable dans la région PACA. En effet, son service permet de connecter ensemble plusieurs données « pour éviter de voir des patients traîner des valises entières de documents chez leur médecin » et de fluidifier la coordination dans les systèmes hospitaliers.

Doit-on avoir encore peur de la collecte des données ?

D’après une étude Odoxa intitulée Baromètre Santé 360, 76% sont convaincus que les outils de santé permettront de prendre des décisions médicales plus pertinentes. Ce même échantillon s’estime prêt à confier ses données pour améliorer la veille sanitaire. Pour autant 52 % sont conscients des risques de piratage et de réutilisation des informations dans d’autres buts. Les enjeux de l’impulsion étatique, la sécurisation et la pédagogie quant à l’utilisation des outils sont très clairs.

La notion d’interopérabilité apparaît alors comme fondamentale pour assembler toutes les pièces du puzzle complexe qu’est l’eSanté.

Sources : 

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