Yann Coléou, PDG de Almaviva Santé

Désormais au cœur du secteur MCO après un parcours notamment dans le secteur médico-social, quelles sont vos surprises… ou vos déceptions ?

La première chose, qui est un point d’intérêt pour moi, est la technicité, manifestement très importante. Ce n’est pas un frein mais un élément de contexte objectif. Je suis convaincu que cette technicité offre des marges de manœuvre significatives. L’objectif est d’avoir perpétuellement des projets à développer au sein de l’établissement, avec les praticiens, les soignants, avec l’hôpital d‘à-côté, l’ARS, etc. Rappelons-le, notre activité de soin est liée à deux grandes dynamiques que sont la démographie vieillissante avec l’accroissement des maladies chroniques et une augmentation de l’exigence de l’accès aux soins et donc de la consommation de soins.

Par ailleurs, dans le secteur médico-social, les médecins sont salariés alors qu’ils sont libéraux dans le secteur MCO. Nous sommes ici dans une relation client-partenaire que je qualifierai de transactionnelle.

L’activité de soins MCO est très encadrée et réglementée, néanmoins qu’aurait-elle à gagner à s’inspirer du secteur du service dont vous êtes également issu ?

Dans le secteur des services, la démarche marketing est plus sophistiquée. L’objectif est toutefois similaire : être au service du client, c’est à dire de la population dans notre cas. Même si le cadre législatif est contraignant, nous avons de bonnes idées marketing à aller chercher pour délivrer une meilleure qualité de soins, de service et une meilleure information.

La spécificité du secteur MCO est d’avoir un double client : le médecin et le patient, qu’il faut satisfaire pareillement. Avec le corps médical, il y a la nécessité de bien le fidéliser.

L’intérêt de ce secteur d’activité est que la régulation est un atout et un inconvénient. Un inconvénient car parfois c’est très contraignant, mais quels sont les secteurs d’activité où votre paiement est garanti, où vous disposez d’autorisations sur plusieurs années ? Cette régulation apporte aussi la visibilité et la sécurité dont nous avons besoin. Les établissements MCO sont de vrais acteurs structurants du paysage sanitaire français. Avoir plus de visibilité nous donnera la possibilité de mieux investir pour servir nos patients et nos médecins.

Avec les équipes Almaviva Santé, vous travaillez à l’élaboration d’une nouvelle stratégie groupe. Qu’est-ce qui vous réjouit le plus ?

Ce qui me réjouit le plus, c’est réussir à fédérer les équipes Almaviva Santé, des médecins libéraux mais aussi les tutelles autour de projets. Petits ou grands, il faut qu’ils soient cohérents et visibles, et plus ils viennent du terrain, meilleurs ils sont. Mon rôle est ensuite de les canaliser, les mettre en valeur et les booster. Développer des projets communs qui fédèrent toutes les parties prenantes est ce qui est le plus enthousiasmant.

Almaviva Santé, créé en 2007 s’est développé au travers d’opérations de croissance externe. Quatrième opérateur privé en santé en France, Almaviva Santé gère 36 cliniques en région Sud et en Île-de-France.

1 500 médecins libéraux et 4 400 salariés travaillent dans les 36 cliniques où 400 000 patients sont pris en charge chaque année.

Site web : www.almaviva-sante.fr

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