FIL ROSE DU 6 OCTOBRE 2015

Le mot des présidents

L’hospitalisation privée est trop souvent reléguée par certains à un statut d’acteur par défaillance des autres opérateurs, notamment publics. Mais il n’en est rien. Avec plus de 400 établissements autorisés en cancérologie, avec des médecins sortant des mêmes facultés, avec des infirmiers et aides-soignants formés au sein des mêmes écoles, nous assumons la prise en charge des patients, de tous les patients, dans les mêmes conditions de qualité et de sécurité des soins, y compris pour des activités relevant d’une cause nationale comme le cancer.

La campagne nationale de promotion du dépistage du cancer du sein est aussi l’occasion de démontrer le dynamisme des équipes qui prennent en charge les patientes dans nos établissements.

C’est pourquoi, cette année encore, pour la 11ième édition d’Octobre Rose, nous allons vous inviter pendant les quatre prochaines semaines à parcourir le « Fil Rose ». Nous avons fait appel à nombre d’entre vous afin de témoigner de la diversité de vos initiatives pour améliorer le parcours de prise en charge des patientes.

Bravo à tous pour votre implication.

Et bonne lecture !

Le mot de l’AFC-UNHPC

Octobre Rose débute sa 11ième année. Depuis 2014, le dépistage s’adresse non seulement aux femmes de plus de 50 ans, mais également à celles de moins de 50 ans qui présentent des facteurs de risque important.

10 années de mise en lumière ont permis aux femmes de recourir de plus en plus au dépistage, mais aussi de partager leurs expériences, pour faire reculer ce cancer. Grâce à la découverte de tumeurs de plus en plus petites, les traitements sont moins lourds, les séquelles moins importantes, mais surtout la baisse de moralité du sein se confirme depuis 2005.

Néanmoins, le taux de 70 % de femmes qui répondent au dépistage n’est pas encore atteint. En 10 ans, on arrive difficilement à obtenir un taux 55 %, avec de grosses disparités selon les territoires.

Attention pourtant aux publications anti-campagne de dépistage qui mettent en lumière le risque de surdiagnostic, et le peu de gains (soit-disant) en termes de décès évités.

Pour cette année 2015, le ministère fait deux annonces :

  • Une concertation citoyenne et scientifique pour améliorer le dépistage du cancer du sein. Chacun peut apporter sa contribution sur le sitewww.concertation-depistage.fr à compter du 29 septembre 2015.
  • La prise en charge à 100 % des examens de dépistage pour les femmes les plus exposées, à savoir une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans, et les mammographies réalisées chez des femmes de moins de 50 ans présentant des risques élevés de cancer du sein.

Espérons que cette mobilisation annuelle va permettre de faire encore progresser le nombre de dépistages.

Dr Anne Mallet, secrétaire national de l’AFC-UNHPC

Pour Octobre Rose, vous ne manquez pas d’idées !

 La Clinique Saint-Pierre de Perpignan ouvre ses portes pour Octobre Rose

« Partager, communiquer, vaincre », c’est le slogan choisi par la Clinique Saint-Pierre du groupe MédiPôle-Partenaires pour Octobre Rose, le temps d‘une semaine d‘activité intense au sein de l‘établissement. En effet, la Clinique ouvre depuis le 5 octobre toutes grandes ses portes aux associations de soins de support et autres organismes. « Nous avons souhaité cette année faire connaître à nos patientes toutes ces associations qui jouent un rôle très important dans leur prise en charge autour du cancer », expliquent Charlène Sarrazin et Elisabeth Bouisset, infirmières diplômées d’Etat coordinatrices à la Clinique.
En effet, une multitude d’ateliers : yoga, pilates, gym, soins-esthétiques, sophrologie sont au programme et des conférences-débats sont programmées en soirée sur des thèmes tels que le retour à l’emploi, l’activité physique après un cancer et le dépistage. Bon nombre d’organismes et d’associations tiendront un stand dans le hall de la Clinique : La Ligue, Dépistage 66, La Parenthèse, Comité Féminin 66, Les Petits Bonnets de l’Espoir, La Gym après le cancer, etc. pour informer de leurs actions.
« Nous souhaitons également que ce travail collectif renforce la collaboration et la communication inter-professionnelle au sein de la Clinique. » Et pour clôturer cette semaine rose dans la bonne humeur et sur le signe de l‘action, la direction de la Clinique a souhaité réunir le plus grand nombre dimanche 11 octobre pour une marche et un pique-nique offert par l’établissement au bord du lac de Raho.
Une exposition photos de patientes de la Clinique qui ont souhaité poser pour témoigner en images de leur combat contre la maladie est proposée par ailleurs pendant tout le mois d’octobre dans le hall de la Clinique.

Une marraine pour la Clinique Hartmann pour Octobre Rose

Pour la sixième année consécutive, la clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine (Groupe Ambroise Paré, Pierre-Cherest, Hartmann) organise, ce mercredi 7 octobre, un colloque ouvert à toutes et à tous sur le dépistage du cancer du sein. Les équipes médico-chirurgicales et paramédicales de la clinique Hartmann travaillent main dans la main à l’organisation de cette belle manifestation. Claire Chazal, marraine et modératrice de l’opération depuis six ans déjà, sera présente aux côtés des équipes médicales pour animer et guider les communications. Les thèmes abordés, bien qu’ayant un axe scientifique, sont au plus proche des préoccupations des patientes. Les intervenants, tous des médecins du groupe, traiteront de l’actualité et des progrès dans les traitements du cancer du sein, mais l’axe majeur de la journée sera l’art et la thérapie. En partenariat avec l’association Skin, une exposition de tableaux réalisés par des patientes atteintes du cancer est proposée. « Nous avons fait un virage à 180° cette année en changeant radicalement de thème, mais l’esprit reste le même », explique Eric Journeaux, directeur du CMC Hartmann. La présence de nombreuses associations permet au public d’échanger, de recueillir des informations, de prendre la parole sur son vécu et de vivre au grand jour son cancer et ses souffrances : ADK92, Europa Donna, Belle & Bien, L’Etincelle, Vivre Comme Avant, Les Ateliers de l’Embellie, le réseau SCOP et Skin. Les équipes soignantes de Hartmann ont courageusement porté le rose lors de la fameuse course Odyssea, 43 000 coureurs et marcheurs, qui a eu lieu le week-end dernier, pour encourager les femmes victimes de cancer du sein à reprendre une activité sportive.

La Nouvelle Clinique St-François informe pour Octobre Rose

Un stand d’information tenu par les bénévoles d’ADOCC 28, à destination des patients et des professionnels de l’établissement, sera installé le 16 octobre 2015 dans le hall de la Clinique St-François à Mainvillier (28). La direction propose à tous les professionnels de santé de la Clinique de participer à cet évènement en portant les couleurs d’Octobre Rose, T-shirts roses pour les postes d’accueil et les secrétaires médicales et tenues jetables roses pour les équipes soignantes des étages et du bloc opératoire. En partenariat avec le prestataire de restauration, un « repas rose » est par ailleurs organisé pour les professionnels déjeunant au self de l’établissement.

Une « Ligne Rose » pour la Polyclinique la Ligne Bleue

Afin d’assurer la prise en charge rapide et coordonnée des maladies du sein sur le territoire d’Epinal dans les Vosges, le Centre Vosgien des Maladies du Sein localisé à Polyclinique la Ligne Bleue, une coopération pluridisciplinaire public/privé réussie, a été inauguré en mars 2015. Nouveauté également, une ligne téléphonique dédiée au centre : la « Ligne Rose », mise à disposition du patient ou de son médecin traitant pour lui permettre d’obtenir un rendez-vous rapide. Après la détection d’une image suspecte lors d’une mammographie, le nouveau centre garantit un rendez-vous dans les 48 heures avec l’un des quatre chirurgiens du centre, de même la mise en route du programme thérapeutique et d’une opération en moins de huit jours. Le centre abrite également le seul service de médecine nucléaire du département ainsi que deux nouvelles salles capteurs entièrement numérisées et une IRM. Le mois d’octobre sera l’occasion de communiquer en interne mais aussi auprès des médecins de ville et de la population du territoire sur ce programme.

L’interview

Que prévoit le Plan Cancer 3 pour ce qui est des patients ressources ?

Le Plan cancer 3 – 2014-2019, à l’instar des autres Plans cancer qui ont été à l’origine de projets importants ayant modifié profondément le cadre de la prise en charge des patients (dispositif d’annonce pour le Plan Cancer 1, aujourd’hui critère d’autorisation), a confié à La Ligue un projet d’expérimentation autour du patient ressource, action 7.15. Deux domaines d’expérimentation ont été sélectionnés : le patient ressource accompagnateur du malade sur son parcours de soins et le patient ressource formateur des professionnels de santé en poste ou en cours de formation, comme les internes. L’idée est que les jeunes médecins passent le plus rapidement possible de la théorie à la pratique et appréhendent la maladie du cancer, telle qu’elle est vécue par les malades.

Quelles sont vos avancées ?

 La Ligue est pilote de ce projet qui a démarré il y a un an, mais c’est un travail collaboratif que nous menons, avec l’ensemble des fédérations hospitalières mais aussi les associations de patients dont certaines ont déjà beaucoup travaillé sur la question du patient ressource. Dans tous les cas il faut avoir l’aval des établissements pour que cela fonctionne. Trois régions : PACA, Pays de la Loire, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, serviront de terrain d’expérimentation mais nous n’excluons pas d’inclure des établissements volontaires d’autres régions. Nous avons défini le cadre et les missions des patients ressources, validé des fiches types qui doivent nous permettre de sélectionner les bons profils de patients. Une évaluation sera réalisée et portera sur le bénéfice pour les soignants et les malades de la présence du patient ressource mais également sur le patient ressource afin de voir les conséquences sur sa qualité de vie. Il nous reste encore bien des questions ouvertes, telles la durée des missions et les types de formations à proposer. En effet le volet formation est très important dans cette démarche qui implique la prise de parole en public mais aussi l’écoute, car si le patient ressource accompagnateur de malade a de facto le ressenti de la maladie, il doit en partie pouvoir faire abstraction de sa propre expérience pour aider le malade. Il peut être présent et l’accompagner dès le dispositif d’annonce jusqu’aux séances d’ éducation thérapeutique tout au long de son parcours, en binôme avec les équipes médicales, mais aussi et surtout, il doit être porteur d’espoir et de confiance. Le patient ressource formateur quant à lui a un autre profil et c’est son expérience personnelle de la maladie, les difficultés rencontrées, qui intéressent les personnels de soins en formation. Les formations des deux types de patients ressources doivent débuter début 2016 et un suivi régulier sera fait. Des psychologues seront bien entendu intégrés au projet. 

Qu’en est-il pour le cancer du sein en particulier ?

Dans l’accompagnement des patients atteints du cancer, il y a déjà énormément de patients qui sont des patients ressources sans le savoir. L’accompagnement autour du cancer s’est énormément organisé ces dernières années. D’un côté nous avons une meilleure compréhension de la maladie, de l’autre les patients ont de meilleures chances de guérison. Pour ce qui est du cancer du sein en particulier, les femmes s’investissent énormément et la multiplication des cas de nouveaux cancers du sein chaque année laisse malheureusement présager un besoin d’accompagnement plus grand mais aussi un terrain de recrutement plus large. Nous ne sommes pas encore assez avancés dans le projet pour faire des pronostics précis par rapport aux besoins et à acceptation de ce projet.