Fil rose 26 octobre 2020

Un « geste barrière » contre le cancer du sein

Les Docteurs Bertrand May, chirurgien gynécologique et président de la CME de la Polyclinique Majorelle de Nancy, Christine Grentzinger, radiologue ainsi que Mahdia, manipulatrice, expliquent en images l’importance de réaliser ce dépistage systématique, véritable « geste barrière » contre le cancer du sein.

Chouchouter nos patientes
Clinique Axium, Aix-en-Provence (13)

L’annulation de la journée d’information dans le hall de la clinique, avec des animations ludiques et un atelier d’autopalpation, n’a en rien diminué la volonté des équipes médicales et soignantes de faire passer les bon messages, car Covid ou pas, le dépistage du cancer du sein est une priorité. « Notre établissement détient l’ensemble des autorisations pour le dépistage et le traitement du cancer du sein, aussi, pour nous, ne pas participer à Octobre rose est juste impossible », explique Violaine Pala, Cadre de santé en oncologie. Les équipes ont donc fait le tour des chambres et distribué de très jolis sacs en toile Octobre rose, contenant des goodies bien pratiques, des petits pense-bêtes pour ne pas oublier de s’appliquer à soi-même les bons réflexes de dépistage. « Nos patientes opérées ce mois-ci d’un cancer du sein se sont vu remettre de jolies trousses de toilette avec des produits adaptés. Ce sont elles que nous devons chouchouter en priorité, surtout en octobre. »

Bande de malades
Clinique de la Région Mantaise, Mantes-la-Jolie (78)

Une note d’humour pour faire passer les messages Octobre rose. La Clinique de la Région Mantaise présentait l’exposition roman-photo de Malik Chaïb intitulée « Bande de malades », créée en coopération avec l’association « La note rose » sur le thème : Comment soutenir sans être maladroit ? Parce que parfois les mots blessent et qu’il est important d’apporter des réponses concrètes. Au total, 2 jours de mobilisation à la clinique avec le 13 octobre un stand d’information tenu par des stagiaires de l’école d’infirmière, très motivées pour faire passer les bons messages de dépistage, et un repas rose accompagné d’un set de table spécial Octobre rose à l’attention des patients et personnels de la clinique. La campagne s’est poursuivie en douceur avec une distribution de roses le 15 octobre, une occasion supplémentaire de faire le tour des services et d’essaimer les bons messages. Plus de 150 roses distribuées en une journée, et qui ont fait autant d’heureux.

Octobre rose gourmand
Clinique du Parc Saint Lazare, Beauvais (60)

Stimuler les papilles, se faire plaisir, tous ensemble, autour d’un bon repas rose, un événement fort apprécié par les patients et personnels de la Clinique du Parc Saint Lazare le 21 octobre dernier, et qui sera renouvelé le 29 octobre. Au menu, concocté par Anthony, le chef cuisinier et son équipe, des nuances de rose dans chaque mets, bien entendu fabriqués sur place : mousse de betterave, variation de chou rouge et radis, champignons roses, … mousse de framboises et macarons.

Ces deux jours également, l’association « Perspectives contre le cancer » intervient au sein de l’établissement pour informer, soutenir et accompagner les femmes en cours de traitement sur le territoire de Beauvais, mais aussi pour inviter le plus grand nombre à se faire dépister. Plus de 150 roses et 50 rubans ont été offerts par l’association aux professionnels, patients et visiteurs, accompagnés des précieux messages de prévention. Autre coup de projecteur de la campagne Octobre rose, l’établissement s’illumine de tons roses chaque soir de ce mois.

Une campagne ambitieuse
Clinique de l’Yvette, Longjumeau (91)

La campagne de dépistage du cancer du sein à la Clinique de l’Yvette s’est mise en place spontanément. Impliquées, mais surtout désireuses de créer un vrai événement en cette période troublée, les équipes ont redoublé d’efforts pour Octobre rose, chacune apportant sa contribution précieuse.

Affiches, flyers, roll-up, écrans, lumières roses, ballons, décorations, tenues et dress code roses, les messages de campagne sont bien visibles en ce mois d’octobre à la clinique qui dispose d’un centre d’accueil des pathologies sénologiques et cancérologiques. « Nous sommes allés faire du porte à porte cette année », plaisante Zaynab Nabi, responsable qualité et gestion des risques. En effet, 3 IDE d’annonce se sont rendues dans les chambres des patient.e.s pour les sensibiliser au dépistage du cancer du sein et distribuer des flyers d’information, accompagnés d’un tote bag rempli de goodies Octobre rose. 47 patient.e.s et 86 membres du personnel ont été sensibilisés sur une journée, un beau palmarès.

Le 15 octobre, les Drs Bruel, Le Thaï et Henry, chirurgiens gynécologues obstétriciens, sont entrés dans le vif du sujet lors d’une conférence en soirée à l’attention des personnels, avec le développement de trois thèmes : la chirurgie du ganglion sentinelle, le parcours patient en cancérologie du sein, l’oncoplastie et les tumeurs non palpables. « Des professionnels de soin bien informés peuvent en retour mieux soutenir les patient.e.s, c’est important de commencer par eux. »

Également au programme : le Rose pilates, en vogue mais encore assez mal connu. Une coach sportive était présente deux jours dans le hall pour expliquer les bienfaits de cette activité physique notamment sur la lutte contre la douleur et la fatigue. Une campagne Octobre rose ambitieuse qui s’est terminée de manière conviviale autour d’un bon repas rose.

Informer avant tout
Clinique Saint Joseph, Angoulême (16)

Octobre rose s’est invité pendant toute une semaine à la Clinique Saint Joseph d’Angoulême qui a affiché la campagne sur ses murs pour interpeller sur l’importance du dépistage du cancer du sein. « Roll-up, affiches, rubans, ballons, … nous avons misé sur la décoration pour attirer les regards et nos professionnels de soins et administratifs ont bien volontiers adopté le rose pendant deux jours », explique Élise Bergerard, responsable qualité et gestion des risques. Les 22 et 23 octobre, les représentants de la Ligue contre le cancer et ceux des usagers de l’établissement étaient présents dans le hall d’accueil pour répondre à toutes les questions des salariés et visiteurs, dans le plus grand respect des gestes barrière, cela va de soi. « C’est un Octobre rose un peu différent des autres années que nous venons de vivre, mais au final, ce qui compte, c’est de ne pas relâcher les efforts. D’ailleurs nous avons tenu à proposer notre traditionnel repas rose à nos patients, élaboré en coopération avec notre prestataire de restauration, une touche de fantaisie au travers d’une variation de mets dans les tons roses. » Une action « rosement » menée !

Repenser Octobre rose
Hôpital Privé du Confluent, Nantes (44)

La pièce de théâtre habituelle, fruit du travail réalisé sur l’année au cours d’ateliers à destination des patients en oncologie : écriture, théâtre, chant, photo, n’aura pas lieu cette année. Si Octobre rose est en 2020, pandémie oblige, moins évènementiel, il est tout autant visuel et dynamique.
« Nous partons d’un concept simple et grand public : « Vous avez un nouveau message… ». Le concept est décliné de plusieurs manières : sur deux façades extérieures de nos bâtiments avec des bâches grand format, sur les sols de nos halls d’accueil avec des bulles de dialogue roses reprenant des messages génériques de sensibilisation au dépistage, par une vidéo sur les réseaux sociaux où les médecins et équipes soignantes de l’Institut du Sein Nantes Loire s’adressent au public avec un message en rimes autour de l’importance du dépistage, et enfin via des photos de nos soignants dans les services. Les mêmes bulles roses au sol ont été imprimées en plexi et nos soignants présentent leurs messages sur les réseaux sociaux» Message reçu 5 sur 5 !

LES SOINS DU SUPPORT

Terme traduit de l’anglais supportive care, les soins de support font depuis des années maintenant partie intégrante de la prise en charge en cancérologie. Ils regroupent l’ensemble des soins et soutiens connexes aux traitements médicaux, qui permettent aux personnes malades de mieux vivre leur maladie, supporter les traitements et retrouver la meilleure qualité de vie possible, sur le plan physique, psychologique et social. « Ils font partie intégrante de la prise en charge et ne sont ni secondaires, ni optionnels », souligne l’INCa.

Crédits photo : Clinique de l’Yvette, Clinique Saint Joseph, Clinique Axium, Clinique du Parc Saint Lazare, Clinique de la Région Mantaise, Hôpital Privé du Confluent.