Fil vert du 15 mars 2017

Faites le plein d’idées pour recycler, rénover, vous déplacer…

L’Organisation des Nations Unies déclarait en 1992 le 22 mars de chaque année, la « Journée mondiale de l’eau ». Plus de 20 après, l’alimentation en eau potable à travers le monde n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nombreuses zones agricoles souffrent encore d’une alimentation en eau médiocre, source de maladies et nuisible au développement.

Les initiatives

Brigitte et Vincent ont fait le tour du Monde ensemble !

Polyclinique Saint Côme, Compiègne (60)

Brigitte Duval est la directrice du Centre Hospitalier Intercommunal de Compiègne Noyon et déléguée régionale FHF Picardie, et Vincent Vesselle dirige la Polyclinique Saint Côme à Compiègne et préside la FHP Picardie. Depuis 10 ans, Brigitte et Vincent covoiturent pour se rendre aux nombreuses réunions régionales de l’ARS et des différentes instances et réseaux régionaux, etc. auxquelles de fait, représentant les deux grandes fédérations hospitalières, ils sont invités.

Les secteurs public et privé font donc la route ensemble ! « Quand l’organisateur de la réunion voit l’un, il sait qu’il peut démarrer car l’autre n’est pas loin. Tout le monde connaît nos habitudes de co-voiturage ! La route est longue jusqu’à Amiens et désormais jusqu’à Lille depuis la création de la nouvelle région Hauts-de-France, c’est donc une excellente façon de profiter de ce temps de voyage pour échanger sur des dossiers, débattre des sujets à l’ordre du jour de la réunion, bref de travailler en bonne intelligence tout en réalisant un geste éco-citoyen et des économies », s’enthousiasme Vincent Vesselle.

Écolos et malins avant l’heure, ensemble, ils ont parcouru plus de 50 000 km en 10 ans, soit plus que le tour de la Terre. « Mais notons que c’est toujours moi qui conduit ! », conclut-il avec un clin d’œil.

 

Les biodéchets, un bien précieux

Clinique de l’Estrée, Stains (93)

La Clinique de l’Estrée, fortement ancrée sur son territoire, a choisi pour la gestion de ses biodéchets de « transformer les contraintes en énergie positive» en s’alliant à l’entreprise Moulinot, entreprise locale agréée solidaire et d’utilité sociale. Elle collecte depuis 2013 les biodéchets de restaurants, collectivités et établissements de soins de la région parisienne, pour les transformer en biogaz et compost. « Nous produisons 45 tonnes de biodéchets par an, ce n’est pas négligeable, et nous avons aussi une obligation citoyenne à trouver des solutions. Ce qui nous a séduits en optant pour notre prestataire actuel, c’est de contribuer au développement d’une entreprise sociale et locale qui emploie onze personnes, dont certaines étaient éloignées de l’emploi, tout en remplissant nos obligations réglementaires. Par ailleurs, notre contribution favorise l’émergence d’innovations. Cette entreprise est en passe d’obtenir les autorisations pour produire du compost haut de gamme à l’aide du lombricompostage, ce qui est une première en France à cette échelle. À terme, la vente de ce compost pourrait bien faire baisser les coûts, ce serait faire d’une pierre deux coups », explique Patrick Orhan, responsable des achats et en charge du projet.

 

L’enregistrement EMAS revalidé pour 3 ans

Clinique Saint-Roch, Cambrai (59)

« EMAS (Eco-Management and Audit Scheme) est pour nous un moyen de bénéficier d’un regard extérieur sur notre organisation, celui d’un organisme indépendant, afin de mieux juger du caractère opérationnel de notre système de management environnemental », déclare Fabien Leloir, gestionnaire des risques et qualiticien, en charge des questions de développement durable. L’enregistrement renouvelé fin 2016, c‘est aussi et surtout la reconnaissance du travail accompli sans relâche depuis huit ans et de la ténacité des équipes. « Au fil de l’eau, année après année, bilan carbone aprés bilan carbone, nous avons mis en place des indicateurs qui nous ont permis de définir des objectifs et axes d’amélioration. Nous avons des objectifs à moyen et long termes. Nous souhaitons améliorer nos performances d’une année sur l’autre, en revanche, pour ce qui est de la réduction de notre empreinte carbone, qui est une priorité pour nous, c‘est forcément un travail à long terme. » Le Dr Joël Cliche, président fondateur de la clinique Saint Roch, souhaite emmener ses équipes encore plus loin dans la démarche RSO avec la mise en place de la démarche ISO 26 000, suite logique de l’enregistrement EMAS. Une première évaluation devrait avoir lieu courant 2018.

Actuellement en France, une dizaine d‘établissements de santé et d’accueil de personnes âgées sont enregistrés EMAS. Deux ont obtenu la norme sur la responsabilité sociétale des organisations ISO 26 000

Le dossier

Le 21 mars, c’est le printemps.
Veiller à la qualité de l’air extérieur

En France, la pollution atmosphérique concerne directement 60 % de la population. Elle est responsable de près de 42 000 décès prématurés chaque année, soit une perte moyenne d’espérance de vie de 8,2 mois pour un coût évalué à 20,3 milliards d’euros annuels.

L’essentiel de l’impact sanitaire est lié à la « pollution de fond » (lorsque les seuils ne sont pas dépassés). Toutefois, les pics de pollution ont un impact significatif sur les populations les plus fragiles.

Un focus réalisé par l’ARS Nouvelle-Aquitaine

« Les établissements sanitaires et médico sociaux, trop souvent considérés comme seulement acteurs de soins, sont également un pivot de la politique de santé publique qu’ils doivent déployer en leur sein auprès des usagers et de leur personnel. À cet égard ils doivent se montrer exemplaires dans la mise en œuvre des principes de développement durable en participant notamment à la diminution de l’impact de leurs activités sur l’ensemble des facteurs environnementaux », déclare Jean Jaouen, directeur de la santé publique à l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

En prolongement du PNSE3, cinq thèmes ont été identifiés :
1/ Suppression de l’usage de produits phytosanitaires
2/ Réduction de la présence de végétaux émetteurs de pollens allergisants
3/ Lutte contre les gîtes larvaires de moustiques sur site
4/ Création et expérimentation de jardins thérapeutiques
5/ Information sur la qualité de l’air extérieur

Pourquoi agir ?

En France, les pollens sont responsables de réactions allergiques chez 10 à 20 % de la population. Communément nommé « rhume des foins », il se manifeste par des rhinites, des conjonctivites ou de l’asthme allergiques. Les réactions allergiques sont exacerbées en cas d’exposition marquée à la pollution atmosphérique.

Le changement climatique allonge les périodes d’émission des espèces végétales responsables. Aucune obligation réglementaire n’existant à ce jour, il s’agit par conséquent de démarches volontaires de prévention.

Les espèces suivantes sont particulièrement à surveiller : cyprès, boulot, platane, graminées, ambroisie.

Comment agir dans son établissement ?

  • Effectuer un diagnostic permettant d’identifier les espèces présentes à surveiller et ainsi de connaître les périodes de pollinisation référencées.
  • Choisir une végétation ornementale adaptée : essences locales, variées, de préférence non allergisantes.
  • Remplacer les espèces végétales les plus allergisantes par des espèces non allergisantes de préférence indigènes.

Diffuser au moins en temps réel l’information relative aux pics d’émissions de pollens présents localement auprès des usagers et du personnel. L’objectif étant de permettre l’ajustement des comportements y compris médicaux.

Rappel réglementaire

L’arrêté du 20 août 2014 relatif aux recommandations sanitaires en vue de prévenir les effets de la pollution de l’air sur la santé définit les messages sanitaires à diffuser en fonction de la nature de la pollution et des contextes locaux pour certains polluants (particules de taille inférieure à dix micromètres (PM10), dioxyde d’azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2), ozone (O3).

L’ARS transmet aux établissements les informations à communiquer auprès des personnes sensibles et vulnérables présentes dans la structure.

L’arrêté du 27 juin 2011 interdit l’utilisation de produits considérés dangereux « dans des lieux fréquentés par le grand public ou des groupes de personnes vulnérables ».

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (2015) interdit l’utilisation de certains pesticides dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017. Quelques rares produits ne présentant pas de risque toxicologique (cf. arrêté du 10 mars 2016 déterminant les phrases de risque visées au premier alinéa de l’article L. 253-7-1 du code rural et de la pêche maritime), étant « à faible risque » (classement écotoxicologique uniquement) ou admis dans le cadre de l’agriculture biologique restent autorisés dans les lieux cités.

La DGS a publié le 16 avril 2015 une instruction relative à la mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue qui indique les mesures de prévention que doivent adopter les établissements de santé.

Dossier réalisé avec le C2DS et à partir du document co-produit par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et le C2DS.