Fil Bleu du 01 avril 2016

Edito

Au cours de cette campagne de dépistage Mars Bleu, nos professionnels médicaux, paramédicaux et administratifs se sont attachés à valoriser leurs actions conduites au quotidien au plus près des besoins des patients. La version 2016 montre à l’évidence que les initiatives ne manquent pas, puisque nous avons été conduits à planifier en sus ce 5ème Fil Bleu ! Rien d’étonnant, dans la mesure où le monde libéral prend en charge près de la moitié des cancers du côlon, et ce dans des délais courts.

Dans le même temps, les nouveaux tarifs des établissements de santé ont été publiés, assénant une baisse substantielle à la chirurgie ambulatoire. Souhaitons que les injonctions contradictoires de l’Etat en matière d’objectifs et de moyens ne soient pas trop criantes pour les années à venir, afin de ne pas casser une dynamique constructive des acteurs de terrain, dont la préoccupation première est toujours orientée autour du bénéfice … pour le patient.

Ce qui importe, c’est la nécessité d’une vision globale des dispositifs de financement. Elle doit garantir un équilibre entre un « juste » tarif du soin et une « bonne » évaluation des subventions fléchées sur des objectifs précis comme la mise à disposition de soins de supports, la garantie d’un 3C opérationnel, ou encore le doublement du nombre de patients intégrés dans les protocoles de recherche clinique.

Certains de ces financements complémentaires sont définis selon des critères connus nationalement. C’est le cas de la MIG sur les actions qualité transversales en cancérologie, dont le calcul a enfin été corrigé en 2015 prenant en compte les autorisations de centres de radiothérapie libéraux adossés aux cliniques. D’autres sont totalement opaques et différents selon chaque région. C’est le cas de la MIG 3C.

L’Etat doit avoir une vision systémique de l’ensemble des dispositifs de financement. S’attaquer isolément à l’un de ces éléments est une erreur qui peut conduire à des incohérences majeures et des contre-signaux désastreux auprès des professionnels.

Nous vous remercions toutes et tous pour votre participation active à la valorisation de notre secteur et au partage d’expériences. Nous pouvons et devons porter avec une grande fierté nos actions quotidiennes auprès des patients qui nous font confiance.

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour le prochain Fil Rose !

Ségolène BENHAMOU
Présidente FHP-MCO

Dr Denis FRANCK
Président AFC-UNHPC

Les initiatives

Front uni pour Mars Bleu

Polyclinique Saint-Côme, Compiègne (60)

La Polyclinique Saint-Côme fait front uni avec les autres acteurs de son territoire pour Mars Bleu. « Nous souhaitons avoir une certaine cohérence dans nos actions de prévention, aussi, nous organisons Octobre Rose et Mars Bleu en partenariat avec le CH de Compiègne-Noyon et des partenaires associatifs », explique Vincent Vesselle, directeur. Cette année, l’évènement a eu lieu en soirée et débutait avec la visite du côlon gonflable. « Il était installé cette année devant le CH. Saint-Côme a accueilli la poitrine géante en octobre, c’est au tour du CH d’accueillir le côlon. » S’ensuivait une conférence médicale pour les médecins généralistes au cours de laquelle des professionnels des deux établissements intervenaient. « En amont des spécialistes, les médecins généralistes sont des acteurs importants au niveau du dépistage, aussi il nous a semblé important, comme l’an dernier de les convier à une conférence sur le sujet. »

 

Trois polypes ça va, un cancer bonjour les dégâts

Polyclinique du Cotentin, Cherbourg (50)

« Et si, malgré vos recommandations, vos patients ne semblent pas convaincus, dites-leur de venir à la Polyclinique du Cotentin », c’est le message du courrier adressé par les gastro-entérologues et le chirurgien viscéral de la Polyclinique du Cotentin à tous les médecins de ville de son territoire.Pour sa première participation à Mars Bleu, la polyclinique a décidé de faire appel à la force de conviction des médecins généralistes, premiers contacts des patients ciblés par la campagne Mars Bleu.

Le 31 mars, les gastro-entérologues et le chirurgien viscéral de la polyclinique étaient sur le pont pour expliquer aux patients, personnels et visiteurs qu’avec le nouveau test, il n’y a aucune raison valable de ne pas se faire dépister précocement.Ils ont lancé pour l’occasion une invitation au ton humoristique : « Trois polypes ça va, un cancer bonjour les dégâts … À vous de retrouver la citation originale et son auteur … mais surtout n’oubliez pas le dépistage du cancer colorectal. »

 

Mars violet … et pourquoi pas !

Polyclinique du Parc ELSAN, Caen (14)

C’est un mars bicolore qu’organise la Polyclinique du Parc à Caen puisque deux associations se partagent le devant de la scène les 14 et 30 mars, la Ligue contre le cancer et l’association Mathilde qui chacune informera sur sa partie, le côlon pour l’un et le sein pour l’autre. « La Ligue est déjà présente tous les jeudis de l’année dans notre établissement pour informer patients et familles, aussi nous avons eu envie de faire encore plus pour Mars Bleu. S’il est vrai que nous mélangeons un peu les genres, notre exposition de sept affiches sur le nouveau test de dépistage, le sport, la nutrition et la prévention sur l’alcool est sans équivoque, c’est le bleu qui domine », explique Fabienne Paysant, coordinatrice de pôles et cadre RH de soins. C’est donc un premier Mars Bleu réussit et sans œillères pour la Polyclinique du Parc.

 

Les petits ruisseaux font de grandes rivières

Clinique de l’Alma, Paris (75)

« C’est la première fois que nous faisons une action pour Mars Bleu. Nous avons été pris par le temps mais nous souhaitions absolument marquer le coup », explique David Bernier, responsable des soins. La clinique a donc organisé sur les chapeaux de roues et en coopération avec RRC et 3C, une campagne d’affichage et une distribution de prospectus durant tout le mois de mars. Les soignants de l’établissement sont les vecteurs des bons messages auprès des patients et visiteurs et espèrent ainsi motiver le plus grand nombre à se faire dépister.

 

 

Crédits photos : Polyclinique Saint-Côme ; Polyclinique du Cotentin ; Polyclinique du Parc ELSAN ; Clinique de l’Alma