Fil rose du 26 octobre 2017

Grand Angle

 

Zoom

Deux vendredis tout en rose

Clinique du Cap d’Or, Ollioules (83)

Assocap, l’association de soins de support de la Clinique du Cap d’Or, avait imaginé son propre Fil rose le 13 octobre dernier, un vendredi tout en rose à la clinique sous le signe de la mobilisation contre le cancer du sein. Le temps d’une journée les associations partenaires sont intervenues, ainsi que les nombreux bénévoles d’Assocap, pour présenter les soins de support proposés aux patientes de la clinique pendant et après leurs traitements. À l’heure du déjeuner, les équipes se sont réunies sur le parking pour symboliquement former un nœud rose humain. « Nous avons par ailleurs souhaité remercier les bénévoles, les équipes soignantes, les patients qui nous font confiance toute l’année en organisant le 20 octobre dernier une soirée dansante « La Vie en Rose », avec nos collègues des trois cliniques du groupe Les Fleurs. L’occasion de communiquer largement et susciter des vocations. Une kinésiologue devrait bientôt rejoindre les 20 bénévoles de l’association », explique Anne-Sophie Dhouailly, responsable du service Oncologie et présidente d’Assocap.

Pour se faire du bien

Polyclinique de l’Ormeau, Tarbes (65)

Des soins de qualité bien sur, mais aussi du temps et de l’attention, c’est ce que les équipes de la Polyclinique de l’Ormeau ont souhaité offrir aux patientes au fil des 4 pauses évènements organisées les 17, 20, 23 et 25 octobre. Se sentir belle tout d’abord. Une dizaine d’élèves de l’école de socio-esthétique accompagnaient la socio-esthéticienne de la clinique pour effectuer des massages de dos, des mains et surtout redonner envie de se maquiller aux patientes. Se détendre ensuite. Une sophrologue et une éducatrice du sport de l’association Siel Bleu animaient des séances collectives de sophrologie et de découverte de gymnastique douce adaptée. Mais surtout rire ! Un sacré challenge de prévenir le lymphœdème par le rire, qu’a relevé l’équipe de Pyrène Hasya Yoga en animant cette séance inspirée du yoga du rire et qui invitait les patientes à associer une gestuelle, la respiration et le rire.

« Invictus »

Clinique Esquirol Saint-Hilaire, Agen (47)

« Pendant Octobre Rose, un arbre rose, gardien de nos mots et maux, a poussé dans le hall de notre clinique, et les personnels, patients, visiteurs peuvent laisser une trace avec leurs témoignages, encouragements et pensées », explique Isabelle Vernis, chargée de communication. La clinique a également accueilli l’exposition photo « Invictus », l’invaincu(e), du photographe Pascal Latil, des portraits de femmes parées d’armes et d’armures médiévales pour illustrer la femme dans son combat contre la maladie, la femme guerrière, forte et victorieuse. Et le 19 octobre dernier, une soirée Octobre Rose a réuni plus de 100 personnes, venues visiter les stands mais aussi assister à une conférence sur le dépistage, la grossesse après le cancer du sein, les solutions après une mastectomie, etc. « Le témoignage d’une patiente particulière, une de nos collègues, nous a particulièrement émus. »

Se relaxer sous les oliviers

Cliniques Arnault Tzanck, Mougins (06)

Pour lancer joliment Octobre Rose, les signatures de mails des salariés se sont mises en rose. Tous les partenaires internes et externes aux trois cliniques ont joué le jeu et tenu des stands d’un véritable mini salon professionnel dédié à l’accompagnement des patientes qui s’est tenu le 12 octobre. Enfin, à Mougins, quoi de mieux que de se relaxer à l’ombre des oliviers ? Sans surprise, les ateliers yoga et sophrologie en plein air ont rencontré un très vif succès. Le prestataire de restauration Elior était de la partie et a régalé patients et salariés d’un menu rose et de cocktails vitaminés très colorés composés avec les diététiciennes du site.

 

Instantanés

 

 

 

 

 

 

 

Focus

Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR)

La Fédération nationale des médecins radiologues s’est mobilisée d’une manière inédite pour Octobre Rose, en lançant une campagne de communication dans les cabinets et à la télévision, afin d’améliorer le taux de participation des femmes au dépistage organisé du cancer du sein.

Le Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR, et le Dr Alexandra Coupteau, vice-présidente, ont enregistré un spot d’information qui a été diffusé du 9 au 15 octobre sur BFM TV.

Pourquoi cette campagne ?

Les médecins radiologues libéraux, qui assurent 80 % du dépistage organisé du cancer du sein grâce au maillage territorial de leurs cabinets, constatent que le taux de dépistage stagne et est même en recul dans certains territoires. Nous nous sommes dit qu’il fallait essayer de relancer la campagne, que c’est aussi le moment de contrecarrer des campagnes de désinformation et de dénigrement du dépistage. En choisissant BFM TV, nous avons pu sensibiliser, en une semaine, plus de 7 millions de femmes de plus de 50 ans sur l’ensemble du territoire national.

Quelle place occupe le cancer dans votre activité ?
Pour le cancer du sein, 80 à 90 % des mammographies sont réalisées dans le secteur libéral. Ce dépistage a été initié par la FNMR, il y a plus de 20 ans maintenant, en prenant pour exemple les expériences réalisées en Europe du Nord, et en Allemagne. C’est une équipe de la FNMR qui l’a transposé en France, l’a expérimenté sur quelques départements, puis cela a été généralisé. La place du cancer dans notre activité dépend évidemment des centres d‘imagerie. Ceux présents dans les cliniques MCO sont beaucoup plus concernés : dans mon établissement par exemple, le cancer représente 20 à 30 % de l’activité.

Quelle est l’évolution de la radiologie libérale ?
En termes d’activité, elle est toujours et largement la première en France. Sur les quelque 80 millions d’actes d’imagerie chaque année, 20 millions à peine sont effectués à l’hôpital. C’est une spécialité très dynamique et proactive. Elle progresse constamment, avec notamment l’arrivée de l’intelligence artificielle qui prendra une part de plus en plus importante en tant qu’outil d’aide au diagnostic sans remplacer l’humain pour autant. Les radiologues accompagnent cette évolution et se forment en permanence. Preuve de ce dynamisme, les Journées francophones de la radiologie, du 13 au 16 octobre 2017 à Paris, ont réuni entre 15 000 et 20 000 personnes, le plus gros congrès médical en France.
La relation avec les patients évolue aussi. Nous travaillons beaucoup avec les associations de patients. Dans notre revue mensuelle, nous proposons régulièrement un dossier thématique : pour Octobre Rose, nous avons donné la parole à une vingtaine d’associations. Notre charte, créée il y a une quinzaine d’années, évolue et inclura, en concertation avec les associations, les droits et les devoirs des patients. Par exemple, il est nécessaire de rappeler que pour un IRM, avec 34 jours de délai, le patient qui ne vient pas prend une place.

Visualiser les deux spots diffusés sur BFM TV :

https://vimeo.com/h492053/review/236279987/09c4e83db1
https://vimeo.com/h492053/review/236279993/ca65479633