Fil rose du 04 octobre 2016

Grand Angle

Le cancer du sein toujours d’actualité

La campagne nationale de promotion du dépistage du cancer du sein, Octobre rose, est l’occasion de rappeler la place de l’hospitalisation privée dans le traitement du cancer du sein et de démontrer le dynamisme de nos équipes.

50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués tous les ans, ainsi 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.Rappelons que le taux de survie varie en fonction de chacun des stades du cancer du sein. Plus le cancer du sein est diagnostiqué et traité à un stade précoce, meilleur est le pronostic.Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.

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Source : cancer.ca/fr

Chaque année, répétons toute l’importance de la prévention et du dépistage.Lors de la première édition du « Fil rose », il y a trois ans, une petite dizaine d’établissements nous faisait part de ses initiatives durant Octobre rose. Vous êtes cinq fois plus nombreux cette année à partager vos bonnes idées avec vos pairs. Nous voulons croire que nos « Fil rose » ont été des « accélérateurs d’engagement » et vous ont donné envie d’agir !Merci à tous et excellente lecture des Fils roses 2016.

Ségolène Benhamou, Présidente du syndicat FHP-MCO
Dr Denis Franck, Président de l’AFC-UNHPC

Pour octobre rose, vous ne manquez pas d’idées


 

Des femmes qui en veulent

Clinique Hartmann, Neuilly-sur-Seine (92)

La prise en charge du cancer est une priorité historique de la clinique Hartmann, reconnue Centre d’investigation et de traitement des tumeurs cancéreuses. Pour la septième année, les équipes s’engagent dans la campagne Octobre rose. Le 5 octobre, Claire Chazal animera à nouveau un colloque gratuit ouvert à tous. L’occasion aussi pour les patientes de rencontrer les associations engagées sur le territoire, dont 7 seront présentes au Forum associatif. Enfin, comme le suggère l’image de l’affiche de l’événement, les patientes sont invitées à participer à la course Odysséa. Des battantes !

 

 

 

Plus qu’un engagement, une mission

Clinique Bouchard, Marseille (13)

Le 13 octobre à la Clinique Bouchard sera la grande journée d’information et de prévention du cancer du sein. Les équipes se sont engagées cette année, au-delà de leur mission d’information sur la prise en charge et les soins de support proposés par la clinique, à récolter des dons pour l’association d’accompagnement des patientes dans leur quotidien, Oncopartage, qui permet d’amener un peu de légèreté dans le parcours des patientes. Une vente de gâteaux faits maison et de bracelets confectionnés par les équipes sera organisée, de même des ateliers manucure, essayage de perruques, ateliers cupcakes « octobre rose », etc.

 

 

Courir contre le cancer

Hôpital privé de Thiais (94)

C’est l’engagement dans l’activité physique qu’a choisi l’équipe de soignants de l’Hôpital privé de Thiais pour témoigner de son implication dans la lutte contre le cancer. Plus de 60 soignants mouillent leur chemise pour convaincre de l’importance d’une bonne hygiène de vie et de la pratique d’un sport en courant symboliquement 5 ou 10 km.

 

 

 

Les soins de support à l’honneur

CHP Saint-Grégoire (35)

Ce sont plusieurs centaines de patients et visiteurs par jour qui traversent le hall de l’établissement. Un lieu donc stratégique pour installer un stand d’information et créer du lien avec le grand public. Pour celles et ceux qui « malheureusement » veulent en savoir plus, comme l’indique Sylvie Aubrée, assistante de direction et chargée de communication, car concernés, trois espaces thématiques sont déployés dans l’établissement pour présenter les soins de support. Symboliquement un smoothie rose à base de betterave sera mis à disposition de tous, à tous les étages.

 

 

Octobre rose au pas de course

Clinique de l’Alma, Paris (75)

Mobilisation générale pour le 1er Octobre rose de la Clinique de l’Alma. Près de 85 membres du personnel sont venus fouler le pavé en participant à la course Odysséa Paris Vincennes le 2 octobre. Une campagne d’affichage dans l’établissement avait annoncé l’événement et suscité l’intérêt d’un grand nombre de coureurs du dimanche ! La clinique a souhaité remercier les participants et renforcer l’esprit de groupe autour d’un pique-nique gourmand à l’issue de l’épreuve.

Interview

Dr Jérôme Viguier, directeur du pôle santé publique & soins, Institut National du Cancer (INCa)

Où en est-on actuellement avec le programme national de dépistage du cancer du sein ?

La participation actuelle au programme de dépistage peine à dépasser 50 % de femmes dépistées. Ce taux de participation est en stagnation depuis plusieurs années. Environ 20 % de femmes se font dépister en dehors du programme, si bien que la couverture nationale est de 70 % ce qui représente plus de 6 millions de mammographies par an, mais nous souhaiterions aller plus loin, vers les femmes qui ne font aucun dépistage. L’avantage pour les femmes de participer au programme national est qu’elles peuvent bénéficier d’un deuxième avis d’expert sur les mammographies et que la mammographie est prise en charge à 100 %. Le programme national est par ailleurs évolutif et réajusté en continu en prenant en compte les avancées technologiques et scientifiques, les évolutions épidémiologiques, etc. Si la mammographie numérique par exemple a ainsi été intégrée au dépistage, les bornes d’âges sont actuellement en re-discussion. De même, des réflexions sur l’intégration de la tomosynthèse dans le programme de dépistage sont en cours.

Qu’est-ce qui va changer cette année ?

Des modifications devraient intervenir prochainement dans le dépistage. En effet, une concertation citoyenne et scientifique qui a questionné les parties prenantes, la population, les professionnels de santé sur leurs attentes d’évolution vis à vis du programme national de dépistage a été menée. De nombreuses propositions ont été faites et sont actuellement à l’arbitrage du ministère de la Santé. Un programme de dépistage plus équilibré, plus clair et plus complet dans l’information qu’il délivre, notamment sur l’ensemble des avantages et inconvénients du dépistage est clairement souhaité. Une lutte plus efficace contre les inégalités, avec une levée de certains freins financiers, une extension à l’ensemble des mammographies des critères de qualité du dépistage seront discutées. Les modalités d’intervention du médecin généraliste dans le dispositif vont être re-questionnées car s’il est facilitateur, le généraliste reste encore actuellement insuffisamment associé au programme. Son rôle va de toute façon se renforcer avec l’intégration des personnes à risque aggravé, qui nécessitent encore plus un travail d’explication de la pathologie et de sensibilisation à la stratégie de dépistage la mieux adaptée.

Quelle est la place des établissements de santé dans ce programme ?

Il est indispensable que les établissements de santé se mobilisent sur l’ensemble de la thématique du cancer du sein. Octobre rose est l’occasion de refaire le point avec les femmes sur cette pathologie, son pronostic, sa fréquence ainsi que sur les nouvelles modalités de traitement. Les professionnels de soin ont une approche transversale de la pathologie, dans ses différentes dimensions, de la prévention à la recherche, et sont parfaitement légitimes pour aborder, en allant au-devant des femmes, les très nombreuses questions qu’elles se posent sur ce cancer. Les professionnels de santé sont un atout majeur pour la réussite de ce mois du cancer du sein. L’effort de mobilisation doit être continu. Il faut re-sensibiliser par tous les moyens les 8 à 9 millions de femmes qui sont concernées par le dépistage. Les structures hospitalières sont des alliées importantes pour le faire.