Fil rose du 17 octobre 2019

 

 

 

Clinique de la Côte d’Émeraude, Saint-Malo (35)
Rose émeraude !

La clinique de la Côte d’Émeraude, à Saint-Malo a vu la vie en rose ! Toute la décoration a été passée au rayon rose, des éclairages aux lampions, sans parler du personnel soignant, en pyjamas de bloc à usage unique, roses eux aussi, le 8 octobre dernier. 80 personnes se sont retrouvées pour parler du cancer, dans une ambiance festive pour toucher un sujet délicat. « Nous avons monté les stands à 9h et démonté à 18h », explique Mme Carron, assistante de direction. Les associations, comme la Ligue contre le cancer, Sinoo – qui réunit des associations de soutien, sportives ou fournissant une aide psychologique, et des professionnels de santé ont tenu des stands d’information sur le dépistage du cancer du sein.

Et de 18 h à 19 h 30, une conférence pour tous a permis d’aborder plusieurs sujets : statistiques et dépistage, les moyens d’imagerie et diagnostic du cancer du sein, les prises en charge en chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie. « Lorsque l’on n’est pas professionnel, en savoir plus sur l’évolution des traitements est parfois compliqué. Ce contact direct permet d’avoir des informations récentes et pertinentes », ajoute Mme Carron. Par ailleurs, le 27 octobre prochain, plus de 40 salariés de la clinique prendront part à La Malouine et la Sinueuse, deux courses au profit d’Octobre Rose. Bon courage aux marcheurs et aux coureurs !

Institut de cancérologie Lille Métropole,
Villeneuve d’Asq (59)
Jo, Maureen, Alice… et les autres

Comme tous les ans, l’Institut de cancérologie Lille Métropole s’est mobilisé afin de promouvoir la prévention et le dépistage du cancer du sein.

« Qui peut mieux promouvoir ces actions que les femmes qui ont été confrontées directement à la maladie ? » Voici la question posée par Aurélie Clerquin, chef projet de l’institut, à l’origine du film documentaire « Entre parenthèses », réalisé par le service communication du Pôle Lille Métropole, dans lequel trois femmes, anciennes patientes, témoignent de leurs parcours de soins et de vie tout au long de leur combat contre la maladie et après l’arrêt des traitements. Ce film invite à découvrir le parcours et l’accompagnement de Jo, qui a réalisé son rêve de courir le marathon de New-York simultanément à la fin de ses traitements, de Maureen, qui a lancé une association pour recycler les bonnets de chimiothérapie afin d’en faire profiter d’autres patientes, et d’Alice qui a appris son cancer à 4 mois et demi de grossesse. Aujourd’hui, sa fille et elle se portent bien. Avec beaucoup de sensibilité, ces femmes ont ouvert les portes de leur intimité pour témoigner de l’importance de se faire dépister et de prendre soin de soi à n’importe quel âge, mais également du rôle primordial de l’accompagnement des équipes médicales, soignantes et des proches.

La projection a eu lieu au Fresnoy, devant près de 200 personnes, leurs familles, des équipes médicales et soignantes, mais aussi du grand public. L’échange suite à la projection a été très riche en témoignages, questions et messages d’espoir. Le film sera diffusé les samedi et dimanche 19 et 20 octobre sur Grand Lille TV, la chaîne d’information locale à 15h et 21h.

Clinique de l’Yvette, Longjumeau (91)
Pluie de cadeaux

À la clinique de l’Yvette, la lumière rose de l’accueil se pose sur les blouses roses des personnels. Dans le hall d’entrée, des photos de la Parisienne, la course féminine à laquelle le personnel de la clinique a participé au début du mois de septembre. Dans le service de restauration, la couleur rose s’est aussi installée dans les serviettes.

« Les actions autour d’Octobre Rose ont été très suivies dans notre établissement » explique Fabienne Jarry, assistante DSI. « Le personnel s’est beaucoup investi dans la décoration aussi. » Les IDE d’annonce sont passées dans les chambres pour discuter avec toutes les patientes hospitalisées. À 50 d’entre elles, les infirmières ont offert une pluie de goodies – jetons de caddie, foulards, bracelets roses, stylos et calepins, pour engager la conversation sur l’importance du dépistage. Elles en ont profité pour expliquer aussi le principe de l’autopalpation. « Les retours ont été très bons ! » confirme Fabienne Jarry.

Hôpital Privé Sévigné, Cesson-Sévigné (35)
Vent debout pour Octobre Rose

Octobre Rose, un événement incontournable à l’Hôpital Privé Sévigné, qui implique en particulier les équipes du Sénopôle : chirurgien sénologue, radiologue, personnels paramédicaux et un patient expert. « Nos actions doivent êtres porteuses d’espoir. Nous prenons en charge l’après traitement, aussi nos patientes doivent pouvoir passer le cap de la maladie, nous les y aidons », explique Adrien Ponchon, attaché de direction.

Et les offres ne manquent pas. Le 10 octobre, l’hôpital privé tenait un stand au centre commercial attenant avec l’association Cap Ouest, Les Roz’Eskell dragon ladies, association locale de remise à l’effort. Le soir, c’est le Dr Cécile Bendavid-Athias, chirurgien sénologue, qui animait un débat à l’Espace citoyen de Cesson-Sévigné, et introduisait la projection du film « Les Belles Combattantes », sur ces femmes atteintes de cancer du sein qui sont allées sur les traces des origines du Dragon boat, en Chine, puis dans d’autres pays. « Un film très touchant. »

Et le 14 octobre, deux caravanes ont fait halte devant l’hôpital privé, la Caravane Échappée Rose qui a assuré 16 rendez-vous de 45 min pour prodiguer individuellement conseils et soins socio-esthétiques, et la Caravane Chemins Croisés avec tout un assortiment de perruques et d’accessoires. Une séance d’initiation à l’escrime, particulièrement indiqué pour restaurer la mobilité de l’épaule et du bras après un cancer du sein, a rencontré un franc succès à l’heure du déjeuner. Bravo pour ces belles actions !

Clinique Saint-Pierre, Perpignan (66)
Prendre soin de soi !

À la Clinique Saint-Pierre, à Perpignan, Octobre Rose apprend aux patientes à se chouchouter ! De nombreuses activités, de la marche nordique à la marche Qi gong en extérieur, en passant par le yoga (Marie-Pierre Desmond) et le pilates ont été proposées aux patientes de l’établissement. « Certaines patientes ne pratiquaient jusqu’ici pas du tout d’activité physique, et ces initiatives (cette année et les années précédentes) ont été très appréciées ! » expliquent les infirmières de coordination, qui accompagnent les patientes atteintes d’un cancer du sein sur toute la durée de leur parcours de soin.

Une séance de « rose pilates » a été proposée jeudi 10 octobre par l’association « Les parenthèses », avec 7 femmes et des exercices adaptés à toutes les étapes de leur prise en charge. Et le vendredi 18 octobre, la clinique accueillera les associations de soutien, qui viendront présenter leur travail sur des stands (CRDC-Oc, Canet Cancer, Les Oliviers, Comité Cami PO 66, L’instant Socio, Les ateliers de Marie, Equilibre 66, Forme et santé Athlé, La Ligue contre le cancer), mais aussi une socio-esthéticienne qui délivrera des massages de mains, des associations sportives qui présenteront les bénéfices d’une activité adaptée comme l’escrime, un atelier de création de bijoux…

Enfin, comme chaque année, un buste d’auto-palpation sera à la disposition des patientes et du personnel (majoritairement féminin) pour se familiariser avec l’auto-examen mammaire, encadré par des professionnels formés « Il permet d’avoir une bonne notion de quand, comment, et qui est concerné par le dépistage. » Et le 28 octobre, une sophrologue de Canet Cancer organisera des séances de sophrologie individuelles d’une demi-heure. Le bien-être est à l’ordre du jour à la Clinique Saint-Pierre, la gourmandise aussi puisque les desserts servis par Elior seront « tout en rose » cette semaine !

Clinique Rive Gauche, Toulouse (31)
Une semaine Rose

Un maître mot pour cette édition 2019, la pluridisciplinarité des intervenants et la diversité des interventions, lors d’une semaine tout en rose à la Clinique Rive Gauche, avec la collaboration active de l’Institut du Sein du grand Toulouse (ISGT).

5 jours d’information et de découverte tous azimuts. Une série de conférences médicales, proposées par le Dr Vierasu, radiologue, le Dr Capdet, chirurgien gynécologue et mammaire et le Dr Foucras, chirurgien esthétique et reconstruction, s’échelonnent en début de semaine, suivie, aujourd’hui 17 octobre, par une conférence sur les soins de support et une sur l’oncosexualité par le Dr Périneau, chirurgien gynécologue et mammaire. « Nous présentons l’ensemble de l’offre à la clinique mais aussi celle de l’ISGT. Le Dr Perineau abordera un sujet important pour les patientes sous traitement : la prise en charge de la sécheresse vaginale », explique Emmanuelle Barreau, infirmière coordinatrice. « Aujourd’hui a lieu notre journée phare et nous attendons un public nombreux ! »

L’ensemble des partenaires, pas moins de 11 !, animent des stands pour sensibiliser au dépistage et proposent animations et ateliers sur les soins et activités qui aident à mieux vivre et accepter la maladie. La Clinique Rive Gauche peut ainsi compter sur un tissu associatif riche, qui permet aux malades du cancer de s’ouvrir à des activités, pour beaucoup inconnues, comme l’aviron, ou encore la méditation.

Depuis le 1er octobre, l’arbre à messages collecte les bonnes intentions, les messages de réconfort et les remerciements dans le hall, et toute la clinique, y compris les équipes de bloc, se met au rose, tout naturellement, nous sommes à Toulouse ne l’oublions pas !

 

Clinique François 1er, Saint-Dizier (52)
Projecteurs sur Octobre Rose

La Clinique François 1er a eu une idée magnifique pour partager ses meilleurs moments Octobre Rose avec les internautes en publiant une vidéo bien orchestrée sur sa chaîne Youtube ? On s’y croirait presque. Ne manquez pas la minute 0:53 avec l’arrivée des corps de chasse, « symbole sonore de la lutte contre la maladie ». À visionner et partager sans modération !

Hôpital Privé de Bois-Bernard, Bois-Bernard (62)
De beaux clichés !

Retour en photos sur la journée de sensibilisation du 10 octobre avec un post facebook maintes fois partagé, une bonne ambiance qui transparaît sur ces clichés mais surtout l’implication de tous les acteurs de l’Hôpital privé de Bois-Bernard et de la Société d’imagerie de Bois-Bernard. Des équipes unies et motivées pour le dépistage du cancer du sein.

 

 

« Le dépistage est une modalité de la prévention »

Le Dr Jean-Baptiste Méric
Oncologue médical, directeur du pôle Santé publique et Soins de l’Institut national du cancer (INCa) fait le point sur le dépistage du cancer du sein.

Comment a évolué le dépistage du cancer du sein ces dernières années ?
Après une évolution favorable, on constate une stagnation de la participation. En 2018, en France, 50,3 % des femmes concernées par le dépistage organisé (les femmes de 50 à 74 ans) ont réalisé l’examen. Si nous y ajoutons celles qui pratiquent le dépistage en individuel, on arrive à 60 %. C’est bien, mais c’est en dessous des recommandations européennes, fixées à 70 %. Ce taux est calculé pour fournir le plus grand avantage médico-économique : il valide un bénéfice important pour un territoire. Ce bénéfice est à la fois individuel et collectif : individuel, parce qu’il permet des prises en charge précoces, et collectif, car le dépistage coûte moins cher que des traitements oncologiques lourds.

Nous devons donc trouver les moyens de donner un nouvel élan à ce programme de dépistage organisé.

Quels sont les freins que vous rencontrez ?
Ils sont de plusieurs ordres. Le premier est le manque d’information, et le manque d’attention portée à sa santé. Le dépistage s’adresse à des femmes qui sont en bonne santé et n’ont aucun symptôme. Du coup, elles n’en voient pas la nécessité.

Les autres obstacles sont d’ordre psychologique. Dans ce cas-là, au contraire, les femmes sont bien informées. Mais l’appréhension est grande d’entrer dans le cabinet de radiologie en bonne santé, et d’en ressortir potentiellement malade, avec un examen qui révèle une anomalie. La peur est l’un des freins. Mais il est important de rappeler que le dépistage permet justement de repérer des tumeurs de petite taille, sans envahissement ganglionnaire, et que avec un cancer détecté à un stade précoce, 99 % des femmes sont encore en vie 5 ans après le diagnostic ; elles ne sont plus que 26 % lorsque le cancer est détecté à un stade avancé. Les traitements sont également moins lourds : 35 % des femmes dont le cancer a été détecté lors du dépistage organisé ont une chimiothérapie, contre 55 % chez les femmes qui ne participent pas à ce dépistage. Ce sont des chiffres significatifs.

Que souhaitez-vous mettre en place pour lever ces obstacles ?
La première chose à faire est de sortir de l’injonction. Ces dernières années, on se contentait de répéter « Il faut vous faire dépister, il faut vous faire dépister. » Mais la population n’est pas là pour écouter des incantations. Le dépistage doit être un acte de décision de la personne. Il faut l’inclure dans la prévention. Contre le cancer du sein, une série d’actions très simples est extrêmement efficace : moins boire d’alcool, ne pas fumer, avoir une alimentation diversifiée, pratiquer une activité physique. Le dépistage est une modalité de la prévention. Les médecins traitants sont de vrais relais d’information et il est essentiel qu’ils répondent aux questions des femmes sur ce dépistage. Il faut sortir de la défiance : nous n’obligeons personne, et la décision appartient aux femmes. Par contre, nous pouvons leur fournir les études sur le bénéfice/risque du dépistage. Le problème commence lorsque des groupes d’intérêts s’emparent du discours sur le dépistage à des fins politiques ou sociétales. Il faut donc rendre l’information disponible, transparente, s’appuyer sur les médecins traitants comme des relais, et faire appel à l’intelligence et la capacité de décision des patientes. Par ailleurs, nous nous sommes rendu compte, lors d’expérimentations, que l’appréhension de la douleur pouvait être grandement améliorée, si les patientes gèrent elles-mêmes, lors de la mammographie, le degré de compression du sein. Et si une première mammographie s’est bien passée, le frein est levé pour les suivantes.

Des campagnes comme Octobre Rose banalisent et valorisent le dépistage. C’est un évènement horizontal : les femmes se rendent compte qu’elles sont toutes concernées. Ce qui marche bien dans cette campagne, c’est qu’il s’agit d’un engagement collectif : si beaucoup de femmes le font, pourquoi pas moi ?

 

Crédits photo : Clinique de la Côte d’Émeraude, Institut de cancérologie Lille Métropole, Clinique de l’Yvette, Hôpital Privé Sévigné, Clinique Saint-Pierre, Clinique Rive Gauche, Clinique François 1er, Hôpital Privé de Bois-Bernard